ÉOLIEN OFFSHORE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Bref historique

L’idée d’installer des éoliennes en mer comporte de nombreux avantages : vitesses des vents plus élevées et plus régulières (la turbulence étant plus faible car les vents rencontrent moins d’obstacles que sur terre), utilisation d’éoliennes de très grande puissance (problèmes d’accès et de levage simplifiés) et surface potentiellement infinie permettant d’installer plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mégawatts.

Au début des années 1930, l’ingénieur allemand Hermann Honnef (1878-1961) étudie des éoliennes constituées de plusieurs rotors, de 160 mètres de diamètre et délivrant 4 MW (1 MW = 1 000 kW) chacun, pour atteindre une puissance totale de 20 MW. Il est le premier à proposer l'installation « offshore » d'éoliennes sur un ponton flottant ancré au fond de la mer.

Un des premiers projets d’éoliennes marines

Photographie : Un des premiers projets d’éoliennes marines

Photographie

Les deux éoliennes sont disposées sur un flotteur orienté face au vent. Au-delà d'une certaine vitesse de vent (54 km/h), l'ensemble de l'installation s'incline vers l'arrière, où les flotteurs sont recourbés, pour limiter la puissance. Ce dispositif d'une hauteur de 200 mètres, proposé... 

Crédits : H. Honnef, Windkraftwerke, 1932/ DR

Afficher

Au début des années 1970, William Edward Heronemus (1920-2002), professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), est un pionnier de l’éolien offshore aux États-Unis. Il présente un concept proche de celui d’Honnef : une éolienne multirotor de 6 MW composée de trois rotors de 2 MW sur une structure flottante, elle aussi ancrée au fond de la mer. Il propose en 1972 un projet de 13 600 éoliennes flottantes.

Si tous ces projets restent à l’état d’étude, l’éolien offshore est relancé en 1979 par le réseau électrique anglais CEGB (Central Electricity Generating Board), qui affirme la nécessité de développer des centrales éoliennes offshore face aux limites de l’éolien terrestre (impacts visuels et sonores). Le ministère de l’Énergie britannique finance ainsi en 1983 l’étude d’un projet de 800 MW utilisant des éoliennes de 100 mètres de diamètre. La même année, l’Agence internationale de l’énergie crée un groupe de travail sur l’étude des éoliennes offshore (le Task 7 Study of Offshore WECS). Le coordonnateur est le CEGB (Royaume-Uni) avec la participation de trois autres pays européens : le Danemark, les Pays-Bas [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages

Médias de l’article

Un des premiers projets d’éoliennes marines

Un des premiers projets d’éoliennes marines
Crédits : H. Honnef, Windkraftwerke, 1932/ DR

photographie

Centrale éolienne offshore chinoise de Jiangsu

Centrale éolienne offshore chinoise de Jiangsu
Crédits : Zhou Guk/ Barcroft Media/ Getty Images

photographie

Répartition des coûts pour les centrales éoliennes (offshore et terrestre)

Répartition des coûts pour les centrales éoliennes (offshore et terrestre)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

photographie

Dimensions et puissances des éoliennes

Dimensions et puissances des éoliennes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

photographie

Afficher les 7 médias de l'article


Écrit par :

Voir aussi

Pour citer l’article

Philippe BRUYERRE, « ÉOLIEN OFFSHORE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/eolien-offshore/