EGAS ENRIQUE (1455 env.-env. 1534)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Rattaché à une famille d'artistes d'origine bruxelloise venue chercher fortune en Espagne au milieu du xve siècle, Egas acquit un grand renom et devint l'architecte attitré des Rois Catholiques.

Il donna, en 1499, les dessins de l'Hôpital royal de Saint-Jacques-de-Compostelle en s'inspirant du plan cruciforme de l'Ospedale Maggiore de Filarète à Milan et de l'hôpital Santo Spirito de Sangallo à Rome. Le même parti fut repris dans les deux autres hôpitaux dont Egas dirigea les travaux : celui de Santa Cruz de Tolède (1504-1514) et celui de Grenade — restauré au cours des années 1970 — commencé en 1511. Dans cette dernière ville, Egas éleva encore la Chapelle royale (1506-1521), destinée à recevoir les corps des Rois Catholiques, et commença même la construction de la cathédrale.

Egas se trouve à la jonction du gothique tardif et de l'art de la Renaissance, mais son style apparaît fréquemment archaïque par rapport à la pléiade de talents qui déterminait alors le destin artistique de l'Espagne.

—  Marcel DURLIAT

Écrit par :

  • : professeur émérite d'histoire de l'art à l'université de Toulouse-Le-Mirail

Classification


Autres références

«  EGAS ENRIQUE (1455 env.-env. 1534)  » est également traité dans :

ANDALOUSIE

  • Écrit par 
  • Michel DRAIN, 
  • Marcel DURLIAT, 
  • Philippe WOLFF
  •  • 10 387 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « L'architecture et la sculpture à Grenade »  : […] Le départ fut donné à Grenade, aussitôt après la Reconquête. Les Rois Catholiques marquèrent pour cette cité ardemment désirée une prédilection qui ne se démentit jamais. C'est là que la reine Isabelle reçut Colomb et lui accorda son appui. C'est également dans cette ville chère à leur cœur qu'elle et son mari voulurent reposer. Rapidement, les meilleurs artistes du royaume furent appelés. Enriqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andalousie/#i_1678

CASTILLE

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT, 
  • Philippe WOLFF
  • , Universalis
  •  • 10 283 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Le style plateresque »  : […] C'est dans le domaine de l'architecture que l'originalité de la Castille fut la plus grande. Jusqu'à l'ouverture du chantier de l'Escorial, le génie local y fit preuve d'une étonnante vigueur. Alors que, dans la construction religieuse, le style gothique allait se maintenir, durant une bonne partie du xvi e  siècle, sur des chantiers aussi importa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/castille/#i_1678

GALICE

  • Écrit par 
  • Roland COURTOT, 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 3 522 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le XVIe siècle »  : […] Enrique Egas construit à la demande des Rois Catholiques l' hôpital des pèlerins de saint Jacques (1501-1511), en prenant pour modèle le parti architectural proposé par l' Ospedale Maggiore de Filarete à Milan. Les bâtiments, dessinant une croix grecque inscrite dans un carré, sont répartis autour de quatre cours fermées, et un autel est placé à la croisée. La chapelle est e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/galice/#i_1678

PLATERESQUE ART

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 405 mots

On doit voir dans le style plateresque une manière d'art national espagnol, dont l'originalité apparaît avec une particulière netteté par rapport à l'Escorial, qui lui sert en quelque sorte de repoussoir. La dénomination, qui semble impliquer une référence à l'orfèvrerie ( platería ), ne doit pas faire illusion, car le style plateresque n'a rien emprunté à l'art du métal : il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-plateresque/#i_1678

Pour citer l’article

Marcel DURLIAT, « EGAS ENRIQUE (1455 env.-env. 1534) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/enrique-egas/