BERLINGUER ENRICO (1922-1984)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Une ascension rapide

Né à Sassari le 25 mai 1922 dans une famille d'intellectuels imprégnée de culture « risorgimentale » et socialiste, il entre en contact très jeune avec le mouvement antifasciste. Inscrit en 1944 au Parti communiste italien (P.C.I.), il y fait une carrière rapide. Secrétaire général de la Fédération de la jeunesse communiste de 1949 à 1956 et président de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique de 1950 à 1953, il est appelé par Togliatti, secrétaire général du P.C.I., au sein du groupe dirigeant en 1956. D'abord directeur de l'école des cadres – poste important au moment ou le parti subit le grand choc de la déstalinisation –, puis vice-secrétaire régional en Sardaigne, il est nommé en 1958 à la tête de la section d'organisation. Centre de pouvoir important, cette charge lui permet aussi de poursuivre l'œuvre de Togliatti et de faire du P.C.I. un grand parti de masse, à l'abri des tentations sectaires et ouvriéristes, bien intégré à la société et donc capable de s'adapter aux mutations socio-économiques. Choisi comme vice-secrétaire lorsqu'une grave maladie frappe le chef du parti, Luigi Longo, en 1969, il lui succède naturellement à sa mort en 1972. Il doit son accession au pouvoir, non seulement à ses qualités intellectuelles et à son appartenance à la troisième génération communiste, celle qui n'a pas connu les drames de l'époque stalinienne, mais aussi à sa position médiane dans le parti. Entre la gauche et la droite, il paraît mieux à même de promouvoir d'indispensables changements sans provoquer de lacérations trop brutales. Joue également en sa faveur sa grande expérience de deux domaines essentiels : celui des rouages internes du parti au niveau national comme au niveau régional et celui des relations extérieures – qu'il suit de près à la Commission des Affaires étrangères de la Chambre où il s'est inscrit depuis son élection comme député en 1968.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  BERLINGUER ENRICO (1922-1984)  » est également traité dans :

ITALIE - La vie politique depuis 1945

  • Écrit par 
  • Geneviève BIBES, 
  • Marc LAZAR
  • , Universalis
  •  • 31 399 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Le déclin communiste »  : […] Lorsque Bettino Craxi arrive à la direction du P.S.I., 24,8 points séparent un Parti socialiste divisé et sans stratégie d'un Parti communiste en pleine expansion sous la conduite d'un leader charismatique, Enrico Berlinguer. Malgré les signes de fléchissement en 1979 et en 1980, le P.C.I. conserve encore en 1984 une avance de 22,1 points. Mais les consultations suivantes montrent que le triomph […] Lire la suite

PARTI COMMUNISTE ITALIEN (P.C.I.)

  • Écrit par 
  • Paul-Jean FRANCESCHINI
  •  • 1 305 mots
  •  • 1 média

Celui qui devint « le plus puissant parti communiste du monde non communiste » avait été fondé au congrès de Livourne en 1921. Le Parti communiste italien (P.C.I.) ne regroupe d'abord que la minorité ultragauche du Parti socialiste dirigé par Amadeo Bordiga et le groupe qui, autour d'Antonio Gramsci , avait publié à Turin la revue Ordine nuovo . Aux élections de mai 1921, il obtient seize sièges d […] Lire la suite

Pour citer l’article

Geneviève BIBES, « BERLINGUER ENRICO - (1922-1984) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/enrico-berlinguer/