ÉNONCIATION, linguistique

CATÉGORIES LINGUISTIQUES

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 286 mots

Malgré les fréquents glissements que l'on constate dans l'usage et qui tendent à confondre l'emploi de ce mot avec celui de classe, on peut, au sens étroit, assigner au terme de catégories un rôle essentiellement métalinguistique : en effet, alors que la classe est l'ensemble des éléments de la langue présentant telle ou telle propriété, ce qui les rend mutuellement substituables, catégorie renvoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories-linguistiques/#i_39357

DISCOURS

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 383 mots

Le terme de discours (du latin discurrere , « courir çà et là ») n'est pas à l'origine directement lié au langage. Quand, dès la fin de la latinité (cf. Codex Theodosianus , IX, xxiv , 1), discursus prend le sens de discours, c'est d'abord comme chemin hasardeux de la conversation et de l'entretien, avant de renvoyer à toute mise en forme, parlée ou écrite de la pensée ; les rhétoriques grecques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours/#i_39357

CODE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 562 mots

La langue n'est qu'une variété de code, soit un ensemble préarrangé de signaux. Les linguistes ont souvent exploité la ressemblance qu'il y avait entre tout processus de communication (y compris lorsque émetteur et/ou récepteur sont des machines) et le langage. Ainsi, on suppose l'existence d'une mémoire dans laquelle sont stockées toutes les formes auxquelles il est possible d'accéder lors de l'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/code-linguistique/#i_39357

CONNOTATION

  • Écrit par 
  • Philippe DUBOIS
  •  • 1 034 mots

Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue depuis longtemps. Dans la Logique de Port-Royal, par exemple, il en était déjà question sous la forme d'« idées accessoires » : « Il arrive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connotation/#i_39357

CULIOLI ANTOINE (1924-2018)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 815 mots

Linguiste français, Antoine Culioli est né le 4 septembre 1924 à Marseille. Après avoir intégré l’École normale supérieure en 1944, il obtient l’agrégation d’anglais en 1948. Titulaire d’un doctorat d’État consacré à l’étude du subjonctif et de la coordination en moyen anglais, il est nommé en 1960 professeur à la Faculté des lettres de Paris (Sorbonne), puis participe en 1970 à la fondation de l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-culioli/#i_39357

ÉNONCIATION

  • Écrit par 
  • Oswald DUCROT
  •  • 7 982 mots

La prise en considération systématique de l' énonciation n'est devenue habituelle que depuis les années 1960, à l'intérieur de la linguistique dite moderne ou scientifique. Bien qu'on puisse déjà observer cette attitude dans divers ouvrages de Charles Bally ou d'Henri Frei, sa popularité date des Problèmes de linguistique générale d'Émile Benveniste (1966), dont la section V porte le titre signif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enonciation/#i_39357

INJONCTION, linguistique

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 435 mots

On appelle injonction toute attitude énonciative destinée à obtenir de l'interlocuteur qu'il se comporte selon le désir du locuteur, qu'il s'agisse d'un ordre ou d'une défense. Dans la langue, le mode de l'injonction est, par excellence, l'impératif, qui ne connaît, de façon toute naturelle, que la deuxième personne, celle du destinataire du discours. C'est par un abus de langage qu'on parle de pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/injonction-linguistique/#i_39357

LANGAGE (FONCTIONS DU)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 510 mots

Dans le chapitre « Théorie de l'énonciation et théorie des actes de langage »  : […] Dans la seconde moitié du xx e  siècle, deux courants majeurs défendent à leur tour une approche essentiellement communicative du langage : les théories de l'énonciation d'une part, la théorie pragmatique des actes de langage d'autre part. Toutes deux insistent sur l'importance de la dimension intersubjective dans la construction de la signification. Les théories de l'énonciation (en particulier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-fonctions-du/#i_39357

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

Dans le chapitre « Les fonctions du langage »  : […] À ces deux dimensions (signe et sens) du langage, la linguistique du xx e  siècle va ajouter une nouvelle complexité en mettant en évidence la pluralité des fonctions du langage , ou plus précisément de la communication. On doit à Roman Jakobson (1896-1982) la théorie la plus satisfaisante sur ce plan. Dans ses différents ouvrages, il part des fonctions qui sont les plus manifestes : le langage s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_39357

LINGUISTIQUE - Théories

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 6 894 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les théories de l'énonciation »  : […] La signification d'un énoncé ou d'un texte serait incomplète si l'on s'en tenait uniquement au sens des mots qui le composent. Il faut aussi pouvoir comprendre à quels objets particuliers du monde et à quelles situations spécifiques renvoient les expressions linguistiques employées (ce que l'on appelle la « référence ») ; il faut également être en mesure de décrypter les significations implicites […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-theories/#i_39357

LOCUTEUR

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 606 mots

Dans le schéma de communication, on donne le nom de locuteur à la personne qui parle ; on l'appelle aussi parfois émetteur ou destinateur. Le locuteur s'oppose alors à l'auditeur ou, dans ces autres terminologies, au récepteur ou destinataire. La notion de locuteur a l'avantage de cerner une fonction mobile dans la situation de parole, ce qui a des implications à la fois psycho-linguistiques et sé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/locuteur/#i_39357

MODALITÉ, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 706 mots

Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du discours, les noms sont soumis à la nécessité de passer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalite-linguistique/#i_39357

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les modèles internes »  : […] Les modèles de ce type cherchent donc à rendre compte d'observations sur les productions langagières en tant que telles, sans se donner l'objectif de définir ni d'expliquer les conditions (matérielles, biologiques, sociales, etc.) de leur apparition. Il ne s'agit pas d'étudier comment et pourquoi tel ou tel énoncé peut être produit, mais d'expliquer en quoi et pourquoi il constitue bien un énoncé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_39357

NÉGATION, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 740 mots

La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs il ne s'applique pas à l'union de deux jugements atomiques mais à un seul qu'il fait passer de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/negation-linguistique/#i_39357

PERSONNE GRAMMATICALE

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 399 mots

Modalité portée, explicitement ou implicitement, par le verbe dans l'énoncé et renvoyant aux différents cas du schéma de communication. Si l'on envisage la phrase nominale, et sans tenir compte de certains éléments isolés qui peuvent à eux seuls fournir un énoncé complet (« déjà ? », « interdiction de prendre des photos »), plusieurs configurations sont possibles. On trouve d'abord le cas où l'éno […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personne-grammaticale/#i_39357

PROBLÈMES DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE II, Émile Benveniste - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 662 mots

Dans le chapitre « « L'homme dans la langue » »  : […] Tel est le cas de sa théorie de l'énonciation. Benveniste distingue deux types d'usage de la langue : cognitif (comme en logique, la langue est utilisée pour émettre des jugements indépendants du locuteur) et énonciatif. Alors que la proposition « Socrate est un homme » a une valeur universelle, la valeur de vérité de la proposition « Je suis une femme », à cause du « je » qu'elle contient, dépen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/problemes-de-linguistique-generale-ii/#i_39357

SÉMANTIQUE

  • Écrit par 
  • Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
  •  • 10 322 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sémantique et pragmatique »  : […] Étant donné « la disparité et la diversité des entreprises qui se logent à l'enseigne de la pragmatique » (François Latraverse), il n'est pas commode de trouver une définition unitaire à ce qui apparaît un peu comme une auberge espagnole. Proposons tout de même celle-ci : « La pragmatique, c'est l'étude du langage en acte », et ajoutons qu'on peut entendre par « langage en acte » des choses bien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semantique/#i_39357

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Genève, Paris et l'héritage saussurien »  : […] L'existence même d'une école genevoise, dont Saussure aurait été le fondateur, est loin d'être assurée, et sa position vis-à-vis de la linguistique structurale qui se réclame de Saussure est nuancée. Les disciples directs, rédacteurs du Cours de Saussure, Charles Bally, 1865-1947 ( Linguistique générale et linguistique française , 1932), et Albert Sechehaye, 1870-1946 ( Programme et méthodes de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_39357

TEMPS, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 175 mots

Ensemble des marques morphologiques d'une conjugaison destinées à traduire la situation chronologique d'un procès, dans l'absolu, par rapport au locuteur ou à un autre procès. La division grammaticale du temps en trois moments, passé, présent, futur, correspond mal aux réalités linguistiques, et la situation temporelle à l'intérieur d'un énoncé est relativement indépendante des temps grammaticaux. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps-grammaire/#i_39357

UNIVERSAUX, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 4 975 mots

Dans le chapitre « La recherche des invariants »  : […] Ce sont en effet les travaux des typologues qui ont conduit le plus loin la recherche d'universaux inscrits dans le fonctionnement même des langues, sans pour autant réduire la part de l'irréductible diversité des systèmes. Contrairement à la grammaire générative chomskienne, qui entend construire de façon déductive un modèle explicatif d'universaux grammaticaux, l'approche des typologues cherche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-linguistique/#i_39357