ÉMAUX

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Les procédés

L'émail est un produit cristallin, mélange proportionné d'oxyde de plomb et de sable quartzeux se combinant en silicates avec une base, soude ou potasse, à l'aide de liants tels que la magnésie, le nitre et le salpêtre. Ce fondant transparent est coloré dans sa masse par des oxydes métalliques : cobalt pour le bleu ; cuivre à différents degrés d'oxydation pour le vert, le rouge, le noir et le turquoise ; argent pour le jaune ; antimoine et fer pour le brun ; étain pour le blanc ; manganèse pour les violets ; l'or enfin pour le rubis. Le plus ancien traité technique mentionnant l'émail, texte écrit en Basse-Saxe pendant la première moitié du xiie siècle par le moine Théophile, et les travaux de Blaise de Vigenère au xvie siècle confirment la permanence de cette palette toujours employée. Ces oxydes métalliques n'ont été analysés chimiquement et fabriqués par synthèse qu'au xixe siècle. Auparavant, on les obtenait par des opérations successives d'affinage de minerais ou par des oxydations pragmatiques ; ils comportaient donc des impuretés. Objets d'un commerce intercontinental avant l'ère chrétienne, ils aboutissaient aux verreries et de là aux émailleurs. La température de fusion des émaux se situe entre 700 et 800 0C.

L'émaillage consiste à broyer en poudre les émaux et à les appliquer à la surface d'un support soit céramique, soit vitreux, soit métallique ; on ne considérera ici que l'émaillage sur métal : l'or, l'argent, le cuivre et ses alliages, voire le fer se trouvent ainsi revêtus d'un épiderme qui les protège, les colore, les embellit. On décèle l'existence d'émail à Chypre vers le xive siècle avant J.-C. et dans la Grèce mycénienne. Sa présence sporadique persiste dans les régions orientales du monde grec, en Scythie, puis dans l [...]


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Pour citer l’article

Marie-Madeleine GAUTHIER, « ÉMAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/emaux/