FEUERMANN EMANUEL (1902-1942)

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Élégance et sensibilité

Doté de moyens réellement exceptionnels, Emanuel Feuermann impressionne avant tout par la sobriété de son phrasé, l'élégance de sa sonorité et le naturel de sa respiration musicale. En dehors des œuvres déjà citées, on retiendra encore, dans son legs discographique, la Première Sonate pour violoncelle et piano de Brahms (avec Theo van der Pas, 1934), le poème symphonique Don Quichotte de Richard Strauss avec Arturo Toscanini à la tête de l'Orchestre symphonique de la N.B.C. (1938), Schelomo de Ernest Bloch avec l'Orchestre de Philadelphie sous la baguette de Leopold Stokowski (1939), la Sérénade pour trio à cordes de Ernst von Dohnányi et le Divertimento « Puchberg », K 563, pour violon, alto et violoncelle, de Mozart (avec Heifetz et l'altiste William Primrose, 1941), ainsi que plusieurs enregistrements du Deuxième Concerto pour violoncelle, en majeur, de Joseph Haydn. On y retrouvera la franchise des attaques, la virtuosité des traits et la solidité de construction qui donnent à son jeu un caractère étonnement moderne, mais aussi un tempérament de feu et une très fine sensibilité qui lui valent d'occuper une place de premier plan dans l'histoire de son instrument.


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Pierre BRETON, « FEUERMANN EMANUEL - (1902-1942) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/emanuel-feuermann/