MUNCH EDVARD (1863-1944)

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France et Allemagne

Dès 1885, Munch avait commencé trois tableaux qui annoncent La Frise : La Jeune Fille malade (en souvenir de sa sœur), Le Jour d'après et Puberté. Dans ces trois tableaux, qui furent en partie détruits puis reconstitués, la scène d'intérieur est débarrassée de la mièvrerie du réalisme bourgeois. En 1885, au cours de son premier séjour à Paris, qui avait duré trois semaines, Munch s'était intéressé aux vieux maîtres du Louvre ; ce n'est qu'au cours de son deuxième séjour en France, de 1889 à 1892, qu'il fut touché par l'impressionnisme tardif de Pissarro et par le pointillisme : Nuit à Saint-Cloud (1890, Galerie nationale, Oslo) ; Rue Lafayette (1891, Galerie nationale, Oslo) ; Promenade des Anglais à Nice (1891, collection privée). Après son installation à Berlin, les thèmes de La Frise de la vie l'absorbent tout entier. En Allemagne, dans les années 1880, Klinger avait produit des cycles de gravures portant des titres littéraires : Une vie, Un amour et Sur la mort. Cependant, Munch se distingue de Klinger, ou encore de Ferdinand Hodler, peintre suisse contemporain de Klinger et dont les thèmes sont apparentés à ceux de ce dernier, par la permanence de ses attaches avec la vie et la nature.

Les compositions monumentales des années quatre-vingt-dix (et leurs répliques ultérieures) font partie de La Frise de la vie, qui représente une ouverture sur l'œuvre de Munch. Quand ce ne sont pas des scènes d'intérieur comme Le Vampire (1893, collections monumentales, Oslo) ou bien La Mort dans la chambre du malade (1893, Galerie nationale, Oslo), les thèmes humanistes sont transposés dans un paysage. Au cours de ces années, Munch ne passait pas l'été à Berlin, mais en Norvège. Il résidait la plupart du temps à Åsgårstrand, où furent composés Le Cri, Cendre et Mère et fille (1893, 1894, 1897, Galerie nationale, Oslo).


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Écrit par :

  • : maître de conférences en histoire de l'art contemporain, université de Bretagne-Occidentale, Brest-Quimper, président-fondateur du Comité des historiens de l'art nordique
  • : docteur en philosophie, Historisches Museum der Stadt, Vienne

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EDVARD MUNCH, L'ŒIL MODERNE (exposition)

  • Écrit par 
  • Lionel RICHARD
  •  • 973 mots

Le début de carrière du peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) date des années 1880. Séjournant à Paris et à Berlin, il a acquis une réputation européenne avant 1914. Une nouvelle exposition au Centre Georges-Pompidou à Paris (21 septembre 2011 - 23 janvier 2012), avec pour commissaires Angela Lampe et Clément Chéroux, tend à montrer que son image d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edvard-munch-l-oel-moderne-exposition/#i_15322

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Pour citer l’article

Frank CLAUSTRAT, Hans BISANZ, « MUNCH EDVARD - (1863-1944) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edvard-munch/