ÉDITION DU GÉNOME HUMAIN

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Complexe CRISPR-Cas9

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Crédits : Janet Iwasa for the Innovative Genomics Institute. Copyright 2018 The Regents of the University of California

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Mode d’action de CRISPR-Cas9

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les réactions institutionnelles

Les réactions institutionnelles après le sommet de Washington ne tardent pas : en octobre 2015, un mois après que le Hinxton Group – un réseau international de généticiens et de bioéthiciens, principalement britanniques et nord-américains – a mis en garde les pouvoirs publics contre des réglementations trop restrictives et souligné la nécessité de poursuivre les recherches sur l’édition du génome germinal humain, l’UNESCO communique sa position. Son Comité international de bioéthique (CIB) rend un rapport très critique sur « le génome humain et les droits de l’homme » dans lequel il encourage les États à se mettre d’accord sur « un moratoire portant sur l’ingénierie du génome de la lignée germinale chez l’homme aussi longtemps que la sécurité et l’efficacité des procédures ne soient pas établies comme moyen de traitement ». Déjà, en 1997, dans la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme, l’organisme international soulignait que le génome « sous-tend l’unité fondamentale de tous les membres de la famille humaine » et qu’il est « le patrimoine de l’humanité ». À l’époque, les craintes concernaient surtout le clonage reproductif que la Déclaration jugeait dans son article 11 « contraire à la dignité humaine ». L’UNESCO actualise ainsi sa réflexion sur la génétique : estimant que le génome n’est pas « une matière première malléable à loisir », le CIB appelle à un moratoire des recherches portant sur le génome germinal dans l’attente de l’établissement d’une norme globale et partagée qui découlerait de l’esprit de la Déclaration de 1997.

Le CIB fait aussi référence à la Convention d’Oviedo (1997), signée par la plupart des pays membres du Conseil de l’Europe. Son article 13 énonce : « Une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elle n’a pas pour but d’introduire une modification dans le [...]

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Écrit par :

  • : docteur en sociologie, professeur des Universités à l'université Lumière-Lyon-II, chercheur au Centre Max Weber (CNRS Lyon)

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Pour citer l’article

Jean-Hugues DÉCHAUX, « ÉDITION DU GÉNOME HUMAIN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edition-du-genome-humain/