ÉCONOMIE MONDIALE2006 : symphonie de croissances

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Fin du marasme pour l'économie nippone ?

La reprise qui s'était enclenchée au Japon deux ans auparavant s'est affermie. La croissance s'est avérée plus autonome, la demande intérieure prenant le relais des exportations. L'investissement des entreprises semble être sorti d'une longue période d'atonie, au prix d'importants efforts d'assainissement de leurs bilans. La consommation des ménages a été soutenue par un redémarrage des salaires et de l'emploi : fait notable, le marché du travail a traversé une nette embellie, pour la première fois depuis la fin des années 1990.

Les signes de sortie de la déflation se sont faits plus tangibles. Avec la reprise de l'activité, les prix de production ont été en hausse. De plus, la situation financière des entreprises et des banques semble s'être nettement éclaircie : depuis le début de la phase de déflation, dont l'origine remonte à l'éclatement de la bulle boursière et immobilière à la fin des années 1980, les entreprises ont considérablement réduit leur endettement (bien qu'il reste élevé, à plus de 150 p. 100 du P.I.B.) et les créances douteuses des banques sont désormais à des niveaux soutenables. Enfin, la croissance est devenue moins dépendante des exportations, signe que la demande japonaise n'est plus « engluée » dans une trappe déflationniste.

Dans un tel contexte, les autorités japonaises ont souhaité se départir de leur politique monétaire très accommodante. Au printemps, la banque centrale a mis formellement fin à la politique d'assouplissement quantitatif, qui prévalait depuis 2001, et qui consistait à injecter massivement des liquidités dans l'économie afin de faciliter la reprise du crédit et in fine la hausse des prix. Par cette action, la banque centrale a souhaité transmettre un message fort à l'ensemble des agents économiques, celui de la fin de la longue période de déflation.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  ÉCONOMIE MONDIALE, depuis 1990  » est également traité dans :

ÉCONOMIE MONDIALE - 2020 : l'effondrement économique, sombre corollaire de la crise sanitaire

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre FAUGÈRE
  •  • 5 366 mots
  •  • 3 médias

L’année 2020 est marquée par un terrible choc : la pandémie de Covid-19, qui répand la maladie et la mort et qui, au niveau économique, engendre crises profondes et incertitude. Elle est rythmée par les fluctuations de l’épidémie et les à-coups des décisions politiques. La plupart des pays ont ainsi connu un stop-and- […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2019 : entraves à la croissance, recul de la mondialisation

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre FAUGÈRE
  •  • 4 921 mots
  •  • 5 médias

L'année 2019 se caractérise par un essoufflement de la croissance mondiale, accentué par une montée du protectionnisme et atténué par des conditions de financement exceptionnellement favorables. En passant de 3,6 à 3 p. 100, la croissance de l’économie mondiale enregistre son niveau le plus faible depuis la crise de 2008-2009. Le fléchissement est qu […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2018 : croissance, restrictions commerciales et argent plus cher

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre FAUGÈRE
  •  • 4 040 mots
  •  • 7 médias

En termes de croissance, l’année 2018 semble une simple réplique de l’année précédente : la croissance mondiale du produit intérieur brut (PIB) reste à 3,7 p. 100, celle des pays avancés se maintient à 2,4 p. 100 et celle des pays en voie de développement et émergents (ou « pays du Sud »), à 4,7 p. 100. Pourtant, un certain nombre de changements affectent l’économie mondiale, qui pourraient faire […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2017 : expansion, inégalités, fragilités

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre FAUGÈRE
  •  • 3 863 mots
  •  • 6 médias

La croissance mondiale s’est nettement accélérée en 2017, passant de 3,2 à 3,6 p. 100 par rapport à 2016, poussée par des taux d’intérêt faibles, un progrès des profits et des investissements, ainsi que par une hausse des prix des matières premières. Une grande partie des pays est concernée. Les pays avancés connaissent, certes, une croissance inférieure à la c […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2016 : dynamisme asiatique et replis nationaux

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre FAUGÈRE
  •  • 3 422 mots
  •  • 7 médias

L’année 2016 est marquée, sur le plan économique, par une tendance de plusieurs pays au repli sur eux-mêmes. La comparaison entre la croissance de la production mondiale et la croissance du commerce mondial est lourde de signification. En 2014, le commerce mondial progressait de 3,9 p. 100, donc plus rapidement que la production (3,4 p. 100), mais en 2015 e […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2015 : entre reprise et crise des matières premières

  • Écrit par 
  • Axel MARMOTTANT
  •  • 3 292 mots
  •  • 7 médias

En 2015, le prix du pétrole est resté très bas. Deux facteurs ont concouru à la pérennité de cet état de fait important pour l’économie de la planète : la surabondance de l’offre – alimentée par la guerre des prix que se livrent les pays de l’O.P.E.P. et les États-Unis, producteurs de pétrole et de gaz de schiste –, ainsi que l’essoufflement de la demande, provoqué par le ralentissement de l’écono […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2014 : nouvelle répartition de l'activité

  • Écrit par 
  • Axel MARMOTTANT
  •  • 3 449 mots
  •  • 4 médias

En 2014, la croissance de l'activité économique mondiale se situe à peu près au même niveau qu’en 2013, à 3,3 p. 100. Géographiquement, elle se répartit cependant de manière différente. Elle est plus forte dans les pays avancés, en raison de la reprise modérée de la croissance dans la zone euro et de la croissance toujours dynamique des États-Unis, et ce malgré […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2013 : une croissance mondiale apathique

  • Écrit par 
  • Axel MARMOTTANT
  •  • 3 275 mots
  •  • 5 médias

En 2013, l’activité mondiale subit encore les conséquences de la crise financière. Bridée par le désendettement en cours, elle semble condamnée à avancer à un rythme lent. Embarrassés par la crise de la dette souveraine, notamment aux États-Unis et dans la zone euro, les gouvernements ont réduit leurs dépenses, et le secteur privé a dans l’ensemble diminué ses […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2012 : le monde dans la crise

  • Écrit par 
  • Nicolas SAGNES
  •  • 3 278 mots
  •  • 4 médias

L'économie mondiale a dû affronter des vents contraires de plus en plus violents en 2012. L'année a été marquée par la poursuite de la crise des dettes souveraines, particulièrement dans la zone euro, et par une forte progression du chômage dans de nombreux pays développés. Victime de ce contexte, la croissance mondiale s'e […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2011 : une année de tourmente

  • Écrit par 
  • Nicolas SAGNES
  •  • 3 085 mots
  •  • 4 médias

Après une embellie relative en 2010, l'économie mondiale a pénétré en 2011 dans une zone de fortes turbulences financières. L'année a été marquée par le déferlement de la crise de la dette dans la zone euro, caractérisée par la fin de la confiance des investisseurs dans les titres obligataires des États. Dans ce contexte, la croissance mondiale s'est établie à […] Lire la suite

ÉCONOMIE MONDIALE - 2010 : entre rigueur et relance économiques

  • Écrit par 
  • Nicolas SAGNES
  •  • 3 102 mots
  •  • 5 médias

L'année 2010 a pris quelque distance avec la tornade financière des années 2008 et 2009. L'économie mondiale est sortie de récession pour entamer une reprise, dans un contexte de croissance des échanges mondiaux après une contraction historique l'année précédente. La Chine s'est trouvée au cœur de cette reprise, en venant alimenter les importations de la p […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Nicolas SAGNES, « ÉCONOMIE MONDIALE - 2006 : symphonie de croissances », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-mondiale-2006-symphonie-de-croissances/