SIENNOISE ÉCOLE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Madone Rucellai, Duccio di Buoninsegna

Madone Rucellai, Duccio di Buoninsegna
Crédits : Bridgeman Images

photographie

La Crucifixion, Duccio di Buoninsegna

La Crucifixion, Duccio di Buoninsegna
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Guidoriccio da Fogliano, S. Martini

Guidoriccio da Fogliano, S. Martini
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

L'Annonciation, A. Lorenzetti

L'Annonciation, A. Lorenzetti
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie


Du XIVe au XIXe siècle

Les frères Lorenzetti moururent probablement tous les deux durant la peste de 1348 et leur disparition mit fin à la période la plus éclatante de l'école siennoise de peinture. Nombreux furent toutefois les artistes qui, pendant tout le xive siècle, reprirent et répandirent sous des formes originales les expériences et les réussites de ces deux maîtres, alors que d'autres se rattachèrent plutôt à Duccio et à Martini. Parmi les derniers, Barna, auteur vers le milieu du siècle des Histoires du Nouveau Testament dans la collégiale de San Geminiano, combina en cette œuvre, avec une vigueur dramatique et une franchise presque vulgaire, les modèles iconographiques de Duccio et la typologie de Martini : dans le courant marqué plus particulièrement par l'influence de ce dernier, il convient de citer, outre Lippo Memmi, qu'on a déjà rencontré, Niccolò di Ser Sozzo Teggliaci, qui fut même le meilleur enlumineur siennois du xive siècle, Naddo Ceccarelli et Andrea Vanni, lequel peignit jusque dans la deuxième décennie du xve siècle. Le plus grand disciple de Pietro Lorenzetti fut Lippo Vanni, auteur notamment d'une belle série de fresques dans l'église de l'Ermitage de San Leonardo al Lago (vers 1360) ; à Ambrogio, en revanche, se rattache Bartolo di Fredi (1330 env.-1410), illustrateur fécond et plein d'entrain. Luca di Tommè, Paolo di Giovanni Fei, Niccolò di Buonaccorso, Francesco di Vannuccio, Andrea di Bartolo et Martino di Bartolommeo furent les meilleurs continuateurs de la tradition héritée des Lorenzetti, que Taddeo di Bartolo (1362 env.-1422), la reprenant aux origines mais non sans un certain académisme, répandit dans un rayon très étendu, de Pise à la Ligurie, à l'Ombrie et jusqu'en Sicile. Un souffle nouveau fit irruption dans la peinture siennoise avec Stefano di Giovanni, dit Sassetta (1390 env.-1450), qui ne fut pas seulement le fabuleux évocateur de la légende franciscaine dans son polyptyque pour Borgo San Sepolcro (1 [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages


Écrit par :

  • : professeur à l'université de Sienne, ancien surintendant aux Beaux-Arts de Sienne et Grosseto

Classification


Autres références

«  SIENNOISE ÉCOLE  » est également traité dans :

BECCAFUMI DOMENICO (1486 env.-1551)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 282 mots

Peintre et sculpteur italien né vers 1486 à Montaperti, mort en mai 1551 à Sienne. De son vrai nom Domenico di Pace, Beccafumi est le fils de Giacomo di Pace, paysan installé près de Sienne. Il prend le nom de son protecteur Lorenzo Beccafumi, propriétaire des terres où vit sa famille. Vers 1510, il se rend à Rome pour étudier l'œuvre de Raphaël et de Michel-Ange. De retour à Sienne en 1512, Becca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/domenico-beccafumi/#i_14078

DUCCIO DI BUONINSEGNA (1255 env.-env. 1318)

  • Écrit par 
  • Gabriella RÈPACI-COURTOIS
  •  • 1 376 mots
  •  • 4 médias

Le Siennois Duccio di Buoninsegna fut, avec Giotto son contemporain, l'un de ces esprits novateurs à qui la peinture italienne doit son affranchissement de la tradition byzantine alors décadente. Héritier conscient d'une civilisation figurative que l'usure des siècles lui transmettait sous la forme d'un répertoire iconographique et expressif figé, il effectua sa révolution dans les limites mêmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duccio-di-buoninsegna/#i_14078

FRANCESCO DI GIORGIO MARTINI (1439-1502)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 420 mots
  •  • 1 média

Près de son maître Vecchietta, Francesco di Giorgio apprit la peinture et la sculpture, qu'il pratiqua surtout au début de sa carrière, avant de se consacrer à l'architecture civile et militaire. Jusqu'en 1475, il dirigea un atelier de peinture, à Sienne, avec Neroccio di Bartolomeo. Il fut alors chargé de l'agrandissement de la basilique Saint-François. En 1477, il est à Urbino, au service de Fré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-di-giorgio-martini/#i_14078

GIOVANNI DI PAOLO (1399 env.-1482)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 451 mots

Peintre italien né vers 1399 à Sienne, mort en 1482 à Sienne, Giovanni di Paolo exprime dans ses peintures religieuses l'intensité mystique et le style conservateur caractéristiques de la peinture décorative gothique, en dépit de la tendance au naturalisme scientifique et à l'humanisme classique qui s'impose progressivement dans l'art toscan du xv e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-di-paolo/#i_14078

GOTHIQUE ART

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 14 842 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « L'Italie gothique »  : […] L'Italie des xiii e et xiv e  siècles soulève le délicat problème de ses choix stylistiques. Au xiii e  siècle, comme on l'a récemment mis en lumière, des références nordiques se font jour ; au xiv e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-gothique/#i_14078

MAESTÀ

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 239 mots
  •  • 1 média

Terme italien désignant, en Toscane et plus particulièrement à Sienne, les représentations de la Vierge en Majesté. Les plus anciens exemples conservés sont conçus sur le type des madones byzantines dites Hodigitria (Vierges en trône, soutenant l'Enfant sur le bras gauche, la main droite ramenée devant le buste) : celle de Guido da Siena, par exemple (pinacothèque de Sienne) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maesta/#i_14078

SASSETTA STEFANO DI GIOVANNI dit (1390 env.-1450)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 324 mots
  •  • 1 média

Formé à Sienne, Sassetta, dès sa première œuvre connue — le retable peint entre 1423 et 1426 pour L'Arte della lana (aujourd'hui dispersé) —, montre un style déjà affirmé dont les sources ne sont pas seulement siennoises : les leçons de son maître présumé, Giovanni Fei, l'exemple des peintres qui faisaient survivre, sans la renouveler, la grande tradition du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sassetta/#i_14078

SODOMA GIOVANNI ANTONIO BAZZI dit (1477-1549)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 374 mots

Formé en Lombardie, dans le milieu marqué par Léonard de Vinci, le peintre Sodoma se fixe ensuite à Sienne, s'entourant de beaux jeunes gens et d'une véritable ménagerie : singes, écureuils, ânes nains, geais, chiens et chats ; il en fait d'ailleurs figurer quelques-uns près de lui sur la fresque où il s'est représenté à Monteolivetto Maggiore : il y complète, en effet, de 1505 à 1508, les neuf sc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sodoma/#i_14078

TOSCANE

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ, 
  • Michel ROUX
  •  • 7 553 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Artistes voyageurs »  : […] Les grands chantiers dont se couvre la Toscane, en même temps qu'ils visent à créer des œuvres glorifiant la forte personnalité des centres municipaux – à Sienne, la cathédrale ne fut jamais achevée –, ont pour conséquence première les voyages constants des artistes attirés par les commandes : le dialogue, ainsi, dépasse souvent les collines toscanes. Giotto avait séjourné à Rome, à Assise, à Pado […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/toscane/#i_14078

TRAINI FRANCESCO (mort apr. 1347)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 236 mots

Les seules peintures qu'on puisse attribuer à Francesco Traini avec certitude sont le Retable de saint Dominique (1344-1345, musée et séminaire de Pise) et l'Apothéose de saint Thomas d'Aquin (1363, église Sainte-Catherine, Pise). On en a rapproché, entre autres, des panneaux comme le Saint Paul du musée de Nancy (son pendant, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-traini/#i_14078

Voir aussi

Pour citer l’article

Enzo CARLI, « SIENNOISE ÉCOLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-siennoise/