ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS, Paris

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Administration et politique

La Convention nationale supprime les Académies en 1793, tout en conservant leurs écoles. Sous la Restauration, en 1819, une ordonnance royale fixe les règlements qui placent l’École sous le contrôle de l'État et le grand prix de Rome sous l’autorité de l'Institut (qui regroupe cinq académies, dont l’Académie des beaux-arts).

Les élèves de l'Ancien Régime (uniquement des hommes) sont inscrits sur simple recommandation – l'École s'ouvre aux femmes en 1897, précédant les autres institutions de l'enseignement supérieur. Dès 1664, la pratique du concours est introduite pour le grand prix ; ce concours est récompensé par un séjour d’étude à Rome et garanti par l'anonymat des épreuves. De 1817 à 1863, les peintres et sculpteurs sont admis à la suite d’un concours de dessin ou de figure modelée. L'élève architecte suit une progression plus rigoureuse, en deux classes, selon ses compétences en mathématiques et construction.

Après la réforme de 1864, qui vise à mettre fin à la toute-puissance de l'Académie, le concours d'admission inclut des épreuves théoriques, qui seront simplifiées au xxe siècle. En 1948, un enseignement préparatoire de deux ans est créé, obligatoire avant le concours d'admission et le diplôme supérieur d'arts plastiques. Après 1945, par ses commandes aux artistes, l'État se montre plus ouvert aux courants modernes que l’École elle-même, qui applique un contrôle sévère, même si les professeurs sont souvent des esprits tolérants. Les événements de mai 1968 entraînent, sous le ministère d’André Malraux, la fin de l’École académique et le départ de la section d'architecture (70 p. 100 des élèves), laquelle est redistribuée sur le territoire français en unités pédagogiques d’architecture, devenues ensuite les Écoles nationales supérieures d’architecture. Depuis les années 1990, l'École recrute ses élèves en recourant à une double sélection : sur dossier puis sur concours. Des unités de valeur sanctionnent les études suivies ; le diplôme est attribué sur présentation d'une œuvre, qui ne relève pas nécessairement des beaux-arts.

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  • : conservateur du patrimoine à École nationale supérieure des beaux-arts, Paris

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Pour citer l’article

Emmanuel SCHWARTZ, « ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS, Paris », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-nationale-superieure-des-beaux-arts-paris/