LÉGISTES ÉCOLE DES

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Signification du légisme chinois

Loi et rites dans la Chine ancienne

Dans la Chine ancienne, le cadre des institutions n'était pas légal mais rituel, et la loi, dont le nom fut appliqué à l'École des légistes, s'entendait primitivement de deux manières. D'une part, sous le nom de fa (norme) était proprement désignée la loi céleste, ordonnant non seulement les actions humaines mais aussi tous les autres phénomènes de l'univers. En tant que Fils du Ciel et titulaire de la souveraineté par mandat divin, le roi veillait à son application sur la terre ; il lui donnait une forme explicite dans les dispositions, notamment les dispositions rituelles, qu'il édictait, et qui visaient aussi bien l'ordre de la nature que l'ordre de la société. Ces dispositions, pour autant qu'elles reflétaient la loi céleste, pouvaient recevoir elles-mêmes le nom de fa, mais en un sens dérivé ; la norme au sens propre, prototype de toutes les lois naturelles et sociales, transcendait toute mesure politique ou technique, s'imposait universellement sans qu'aucune transgression fût possible, et se trouvait sanctionnée par la justice immanente comme les causes le sont dans leurs effets. D'autre part, sous le nom de xing (loi pénale) était désignée une catégorie de rites parmi les autres, celle des châtiments administrés par le pouvoir politique en vue de la répression de certains méfaits, pour la sanction desquels l'autorité humaine agissait délibérément au nom de la justice céleste. Cette loi-là était positive, promulguée par le souverain, mais ne visait que des fautes caractérisées, et ne s'appliquait qu'au peuple, traité en objet passif des dispositions rituelles, tandis que les aristocrates, considérés comme des sujets autonomes conscients de leurs devoirs, dignes d'éducation morale plutôt que de correction physique, restaient directement soumis aux sanctions de la justice immanente, dût celle-ci passer par les voies de réactions humaines spontanées. Tel était du moins le principe exprimé par le précepte que « les châtiments ne montent pas jusqu'à l'aristocratie, les rites ne descendent pas jus [...]

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GUANZI, en bref

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Ministre talentueux de l'État de Qi, mort en — 645, Guan Zhong (Kouan Tchong), est considéré comme l'un des plus célèbres sages chinois. Un ouvrage éponyme, le Guanzi , composé de 86 livres (dont 76 nous sont parvenus), est censé présenter les réflexions de cet administrateur modèle qui annonce déjà le dépassement de la féodalité. Ces textes ont en fait été compilés beaucoup […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guanzi-en-bref/#i_18534

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Pour citer l’article

Léon VANDERMEERSCH, « LÉGISTES ÉCOLE DES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-des-legistes/