ELLINGTON DUKE

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Duke Ellington

Duke Ellington
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Duke Ellington et Dizzy Gillespie

Duke Ellington et Dizzy Gillespie
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Un maître de l'écriture jazzique

Auteur de thèmes, le Duke fait preuve d'une fertilité et d'une invention étonnantes. Non seulement il enrichit le jazz de quelques-unes de ses plus belles mélodies, mais il obtient avec certains de ses airs un succès populaire considérable. Cependant, plus encore qu'un inventeur de « tubes », il est – et la chose n'est pas courante dans le jazz – un authentique compositeur. En fait, il confère ses lettres de noblesse à l'écriture jazzique, qu'il fait échapper à l'anecdote, et se hisse au niveau des musiciens les plus marquants du xxe siècle, sans préjuger des catégories. Les alliages de timbres qu'il prémédite, avec une désarmante économie de moyens, restent sans équivalent dans l'histoire de la musique. Il est, à la fin des années vingt, à l'origine du style jungle, fondé sur l'opposition entre l'hyperexpressionnisme des cuivres (sonorités brûlantes, rageuses, rauques, obtenues à l'aide de la sourdine « wa-wa ») et la flexible rondeur des saxophones. Vers 1940, ses exceptionnels talents d'orchestrateur connaissent leur plein épanouissement et engendrent des chefs-d'œuvre incontestés, tels que Ko-Ko et Concerto for Cootie. Enfin, il faut noter qu'Ellington est le premier jazzman à pratiquer – avec du reste un inégal bonheur – l'art délicat de la « forme longue ». Ainsi, de nombreuses suites figurent-elles à son répertoire, dont la plus célèbre est sans doute Black, Brown and Beige. Il a en outre proposé des versions jazzifiées, discutables mais pleines d'humour et d'élan, du Casse-Noisette de Tchaïkovski et du Peer Gynt de Grieg.


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Écrit par :

  • : docteur en psychologie, membre du Collège de pataphysique et de l'Académie du jazz, romancier

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ELLINGTON DUKE - (repères chronologiques)

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29 avril 1899 Edward Kennedy Ellington naît à Washington (D.C.).1924-1927 Duke Ellington se produit, principalement à New York, avec l'ensemble dont il a pris la direction, The Washingtonians, qui enregistre notamment East St. Louis Toodle-oo (1926), Black and Tan Fanta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ellington-reperes-chronologiques/

TAKE THE "A" TRAIN (D. Ellington)

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BASIE WILLIAM dit COUNT (1904-1984)

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Dans le chapitre « Sous le signe du swing »  : […] Count Basie laisse en héritage une abondante moisson de thèmes –  One o'Clock Jump , Jumpin' at the Woodside , Topsy , Jive at Five , Shoe Shine Boy , Harvard Blues , Rusty Dusty Blues , The King , The Mad Boogie , Mutton Leg , High Tide , Nails , Kid From Red Bank , Lil'Darlin' , Rat Race , Lester Leaps In ... – qui, pour beaucoup, symbolisent la perfection absolue du swing. Comme celui de Duke E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/basie-william-dit-count/#i_18435

BELLSON LOUIE (1924-2009)

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Méconnu en Europe, l'Américain Louie Bellson fait néanmoins partie de la fine fleur des batteurs de sa génération. Partenaire habituel des plus grands solistes, il reste avant tout, au-delà d'un incontestable talent de compositeur et d'arrangeur, l'un des maîtres de la percussion dédiée aux grands orchestres. Dans son autobiographie Music is My Mistress , Duke Ellington ne cache pas son admirati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louie-bellson/#i_18435

BIGARD BARNEY (1906-1980)

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Reine chez les créoles, la clarinette connaît son heure de gloire dans la prime jeunesse du jazz. À cette époque, on joue du black stick et accessoirement du saxophone (bientôt les termes s'inverseront). On trouve donc de nombreuses vedettes de l'instrument chez ces jazzmen que l'on qualifie parfois d'archaïques : Alphonse Picou, George Baquet, Lorenzo Tio Jr. De splendides musiciens comme Jimmie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barney-bigard/#i_18435

BLANTON JIMMY (1918 ou 1921-1942)

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Dans son autobiographie Music is my Mistress , publiée en 1973, Duke Ellington écrit : « Jimmy Blanton a révolutionné le jeu de la contrebasse, qui n'a plus été le même depuis lors. » Dans les années 1930, en effet, malgré les remarquables avancées réalisées par Walter Page ou John Kirby, l'instrument n'assurait guère que les fondations rythmiques et harmoniques de la musique de jazz : un rôle ind […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jimmy-blanton/#i_18435

CARNEY HARRY (1910-1974)

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Né à Boston le 1 er  avril 1910, Harry Howell Carney, saxophoniste et clarinettiste américain de jazz, meurt à New York le 8 octobre 1974. La critique internationale a toujours été unanime à saluer en lui le meilleur saxophoniste baryton de style classique, même s'il n'a pas toujours connu la ferveur du public. Il se préoccupait d'ailleurs fort peu de son image de marque. Cet homme modeste, d'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harry-carney/#i_18435

HALL ADELAIDE (1904-1993)

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Le jazz ne fut qu'une flamboyante parenthèse dans sa vie. C'est pour avoir un jour de 1927 rencontré un magicien nommé Duke Ellington et enregistré avec lui deux titres qui comptent parmi les premiers coups d'éclat discographiques de l'orchestre qu'elle entre dans l'histoire. Née de la comédie musicale, elle y retournera très vite sans pour autant y laisser la trace d'une personnalité hors du comm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adelaide-hall/#i_18435

HODGES CORNELIUS dit JOHNNY (1906-1970)

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Si l'on excepte une période de quatre années (1951-1955) où il dirigea ses propres formations, Johnny Hodges fut l'un des principaux solistes de l'orchestre de Duke Ellington chez lequel il entra en 1928 et avec lequel il se produisit jusqu'à sa mort. Avec Benny Carter et Willie Smith, mais les surclassant très nettement, Hodges, surnommé Rabbit (Lapin), est un des maîtres du saxophone alto avant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hodges-cornelius-dit-johnny/#i_18435

HOLIDAY BILLIE (1915-1959)

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Dans le chapitre « Billie's Blues »  : […] Eleanora (Elinore, Elenoir ou encore Eleanor, selon les documents) Holiday naît le 7 avril 1915 à Philadelphie (Maryland). On sait peu de choses sur sa petite enfance, passée à Baltimore : a-t-elle, comme elle l'affirme dans son autobiographie, Lady Sings the Blues , été violée par un familier à l'âge de dix ans ? Il ne subsiste en tout cas aucune trace de cet événement dans les archives locales. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/billie-holiday/#i_18435

JAZZ

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  • Philippe CARLES, 
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  • Michel-Claude JALARD, 
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Dans le chapitre « Le « middle jazz » (1930-1944) »  : […] Le jazz s'évade de l'intimité du cabaret pour s'intégrer à l'univers du spectacle et animer les grands dancings populaires, à New York notamment (Savoy, Cotton Club). Il entreprend de se discipliner et de s'établir en formations plus spectaculaires, donc plus étoffées : les années 1930 sont celles du grand orchestre ou big band. Le jazz, aux États-Unis, connaît une vogue croissante qui culminera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jazz/#i_18435

MAINSTREAM ou MIDDLE JAZZ

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Le jazzman américain Rex Stewart joua de son instrument de prédilection, le cornet, dans de petites formations ainsi que dans de grands orchestres, et il s'affirma, par sa maestria et son expressivité, comme l'un des plus grands improvisateurs aux cuivres. Rex William Stewart, Jr., né le 22 février 1907 à Philadelphie, s'initie, durant son enfance, passée à Philadelphie et à Washington, au piano, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rex-stewart/#i_18435

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Appelé aussi middle jazz ou mainstream, le swing se développe dans les années 1930. Il représente l'âge d'or des grands orchestres, dont les plus fameux sont ceux de Duke Ellington et de Count Basie. Dans les années 1930, alors que le style New Orleans commence à décliner, de grandes formations apparaissent dans l'univers du jazz : profitant de l'euphorie du New Deal, Count Basie, Duke Ellington, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/swing/#i_18435

TERRY CLARK (1920-2015)

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  • Universalis
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Le musicien de jazz américain Clark Terry jouait de la trompette et du bugle avec une intelligence rare, révélant un sens de la mélodie et de l’harmonie qui jetait un pont entre les ères du swing et du be-bop. S’il fut l’un des trompettistes les plus expressifs du jazz moderne, il se distingua également par ses chansons pleines d’humour. Clark Terry naît le 14 décembre 1920 à Saint Louis, dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clark-terry/#i_18435

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  • Alain GERBER
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Né à Kansas City (Missouri) le 27 mars 1909, le saxophoniste ténor Benjamin Francis « Ben » Webster commença de se faire connaître dans les formations d'Andy Kirk, de Blanche Calloway, de Bennie Moten, de Benny Carter et il fit partie de l'orchestre de Fletcher Henderson ainsi que du combo (ou formation) de Stuff Smith avant d'être engagé par Duke Ellington. Auprès de ce dernier, il fit trois séjo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ben-webster/#i_18435

WILLIAMS CHARLES MELVIN dit COOTIE (1908-1985)

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
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À quatorze ans, Charles Melvin, dit Cootie, Williams, qui est né à Mobile, en Alabama, le 24 juillet 1908, commence à pratiquer la batterie. Ce n'est que par la suite qu'il s'intéressera à la trompette et s'inscrira dans la lignée de King Oliver. Il appartient successivement à l'Eagle Eye Shields Band (1925-1926), à l'Alonzo Ross Deluxe Syncopators (1926-1928), à l'orchestre de Chick Webb (trois s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/williams-charles-melvin-dit-cootie/#i_18435

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Pour citer l’article

Alain GERBER, « ELLINGTON DUKE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/duke-ellington/