DU BEAU, ENNÉADES I, 6 et V, 8, PlotinFiche de lecture

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Une expérience extatique de la Beauté

L'incapacité fondamentale à rendre compte du Beau résulte d'une conscience formaliste, qui prétend concevoir la beauté à partir de la dualité de la forme et de la matière, en croyant associer ainsi deux existences, celle de la forme et celle de la matière, là où elle marie l'existence au non-être. Car la matière est un négatif qui n'offre, en lui-même, aucune issue. L'expérience authentique du Beau suppose donc la recherche, non pas de la sensation des surfaces, mais de la contemplation de l'intériorité des choses (V, 8, 2). La difficulté tient, dès lors, à ce qu'il faut, tout à la fois, penser les moyens de se purifier hors de la réalité et ne jamais quitter entièrement celle-ci (I, 6, 8). L'intelligible n'est pas étranger à l'homme, malgré sa condition corporelle, mais lui reste propre, parce qu'il a été « irradié » par le principe divin en recevant son être. C'est donc en lui que chaque être humain porte les voies d'accès à l'idée du Beau et qu'il doit savoir les retrouver au terme d'une expérience extatique, plutôt qu'esthétique.

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de l'Université, ancien membre de l'École française de Rome, professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université de Bourgogne

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Pour citer l’article

Daniel RUSSO, « DU BEAU, ENNÉADES I, 6 et V, 8, Plotin - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-beau-enneades-i-6-et-v-8/