DORMANCES VÉGÉTALES

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Dormance des semences

Les embryons isolés peuvent s'allonger alors que la semence entière ne germe pas. La cause de la dormance réside alors dans les enveloppes séminales (albumen, téguments, péricarpe). Dans d'autres cas, les embryons ne croissent pas ; il s'agit alors d'une dormance embryonnaire. Cette distinction n'est pas toujours aisée à réaliser. Ainsi, suivant les espèces, les inhibiteurs de germination peuvent être localisés soit dans les téguments, soit dans l'embryon, soit encore dans l'ensemble de la graine. Il est donc préférable de classer les dormances suivant les causes qui leur ont donné naissance.

Présence d'inhibiteurs

Les graines et fruits secs de nombreuses plantes vivaces (bouleau, érable, frêne, noisetier, fusain) possèdent ce type de dormance. L'un des traitements les plus efficaces consiste en une exposition de graines humides au froid (de 3 à 5 0C) ; c'est le principe de la « stratification ».

De nombreux faits expérimentaux laissent supposer que l'inhibiteur de la germination chez Rosa arvensis, Acer pseudoplatanus et Fraxinus Americana serait la dormine ou abscissine II.

Dormine

Dessin : Dormine

Dessin

Dormine 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Chez les semences qui ont cessé d'être dormantes, la concentration en inhibiteur a fortement diminué : il ne semble pas cependant que l'action du froid dans la levée de dormance réside dans ce mécanisme. En effet, cette action peut être remplacée par un traitement à l'acide gibbérellique ; de plus, au cours de la stratification, la teneur en gibbérellines augmente progressivement.

Ainsi, chez le noisetier (Corylus avellana), l'incapacité de germer dès la maturation par suite d'une teneur élevée en inhibiteur induit un état de dormance secondaire qui consisterait en un arrêt de la synthèse des gibbérellines. Le froid serait un facteur de leur synthèse. Il semble donc que l'entrée en dormance et la « levée de dormance » soient ici le résultat d'une modification du ra [...]


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Entrée en dormance des bourgeons

Entrée en dormance des bourgeons
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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des sciences de Rouen

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Pour citer l’article

Paul ROLLIN, « DORMANCES VÉGÉTALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/dormances-vegetales/