DIOSCORÉALES

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Dioscorea (feuilles)

Dioscorea (feuilles)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Dioscorea Pyrenaica

Dioscorea Pyrenaica
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Étude d'un type : le tamier

Le tamier (Tamus communis) est une liane dont la tige volubile s'élève à 3 - 4 mètres dans les haies, les bois et leurs lisières. Plante grimpante sans vrille, elle s'accroche grâce à un mouvement révolutif (circumnutation) qui s'effectue toujours dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les feuilles sont alternes, cordiformes, acuminées avec une nervation en réseau issue de trois à neuf nervures principales.

Le tamier est dioïque, ce qui signifie que les individus sont unisexués. Les pieds mâles portent à l'aisselle des feuilles au moment de la floraison des groupes d'épis à petites fleurs jaune vert. Ces fleurs sont composées de six pièces périanthaires (3 sépales + 3 pétales) et six étamines introrses. Les plantes femelles produisent des inflorescences plus courtes dont les fleurs également modestes se composent de six pièces semblables (tépales) autour d'un ovaire infère, triloculaire à placentation axile, avec deux ovules par loge.

Les feuilles jaunissent et tombent au moment de la maturation des fruits. Ce sont des baies rouge vif de 10 à 12 mm de diamètre contenant jusqu'à six graines. Ces baies sont vénéneuses. Elles contiennent des raphides (fines aiguilles d'oxalate de calcium) et des saponosides. Ingérées par des enfants, elles entraînent la paralysie et des irritations gastro-intestinales graves. La pulpe contient aussi une substance dialysable (poids moléculaire 2250) inhibitrice de la germination. Il existe également des produits assurant la dormance dans la graine elle-même.

Les tiges naissent d'un tubercule vivace, d'origine caulinaire, qui peut dépasser 25 à 30 cm de long. Ce rhizome d'aspect noirâtre contient beaucoup d'amidon, un mucilage abondant, de nombreuses raphides, des saponosides (diosgénine) en faible quantité et aussi une substance agissant comme l'histamine. Son emploi en usage externe lui a valu son nom d'« herbe à la femme battue » car il traite les contusions et les rhumatismes en cataplasmes [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Genève, directeur du département de biologie végétale

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Autres références

«  DIOSCORÉALES  » est également traité dans :

TAMIER ou HERBE AUX FEMMES BATTUES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 299 mots

Parent des ignames tropicales et comme elles pourvu d'un énorme tubercule toxique à l'état cru, le tamier ( Tamus communis  L. dioscoréacées) doit son nom populaire d'« herbe aux femmes battues » à l'usage très ancien de cette souche sur les meurtrissures. Seule partie usitée, la racine, riche en amidon et en mucilage, est littéralement farcie de cristaux d'oxalate de calcium […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tamier-herbe-aux-femmes-battues/#i_38646

Pour citer l’article

Jacques MIÈGE, « DIOSCORÉALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dioscoreales/