DIOPHANTE D'ALEXANDRIE

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Une œuvre dispersée

De l'œuvre mathématique attribuée à Diophante, la tradition manuscrite grecque nous a transmis six livres d'un ouvrage sur les Problèmes arithmétiques, et, d'autre part, un chapitre d'un livre sur les Nombres polygones. Les Arithmétiques, qui ont assuré à Diophante son grand destin historique, devaient comprendre treize livres, selon les termes mêmes de l'auteur au préambule du premier livre. Mais, comme seuls six livres avaient été conservés en grec, les historiens, depuis le xixe siècle – G. H. F. Nesselmann, Henry Thomas Colebrooke, Hermann Hankel, Paul Tannery, Charles Henry, Thomas Heath et d'autres – ont avancé plusieurs hypothèses pour tenter d'expliquer la perte des sept autres livres, voire parfois pour essayer de définir leur contenu.

Or, on savait, par les bio-bibliographes arabes du xe siècle, qu'il existait une traduction arabe des Arithmétiques, par Qusṭā ibn Lūqā de Baalbek, et datant de la seconde moitié du ixe siècle. Au xixe siècle, l'historien des sciences Franz Woepcke a remarqué que al-Karajī, mathématicien arabe de la fin du xe siècle, a résumé les trois premiers livres de cette traduction qui, globalement, correspondent aux trois premiers livres du texte grec tel qu'il nous est parvenu. En 1971, Roshdi Rashed a pu retrouver à Meshed, en Iran, quatre livres de la traduction arabe, tous perdus en grec, et il a établi qu'ils suivent, dans l'ordre, les trois premiers livres du texte grec. Cette découverte a ruiné toutes les interprétations évoquées plus haut.

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Pour citer l’article

Roshdi RASHED, « DIOPHANTE D'ALEXANDRIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/diophante-d-alexandrie/