DÉVELOPPEMENT DU TEMPS, psychologie

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Se repérer dans les temps de la journée

À trois ans, l'enfant est incapable de s'orienter dans le temps. Après une petite sieste, il ne se sait plus si c'est le matin ou l'après-midi. C'est normal, à cet âge, il vit le temps, mais ne le pense pas. Les premiers repères temporels qu'il va se construire sont donc, là encore, étroitement liés aux activités cycliques de la vie quotidienne, aux rythmes sociaux. À quatre ans, il réussit à localiser dans la journée des moments importants : « se lever, c'est le matin », « aller se coucher, c'est le soir ». À cinq ans, il parvient à mieux se situer dans la journée, à savoir si on est le matin ou l'après-midi. Il parvient également à identifier les activités importantes de la journée et à les situer les unes par rapport aux autres, à savoir, par exemple, que le goûter se situe après le déjeuner. Toutefois, comme cela suppose de comprendre les relations temporelles entre plusieurs événements, des erreurs sont donc encore possibles jusqu'à l'âge de six ans. Néanmoins, on considère qu'un enfant connaît l'organisation de la journée à l'âge de quatre-cinq ans. De plus, en mémorisant les événements journaliers marquants, l’enfant se construit progressivement une mémoire autobiographique, où ces événements se succèdent sur une échelle temporelle, celle de la vie, jalonnée de repères sociaux importants (entrée au collège, examen de fin d’études, etc.).

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Pour citer l’article

Sylvie DROIT-VOLET, « DÉVELOPPEMENT DU TEMPS, psychologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-du-temps-psychologie/