DÉVELOPPEMENT (biologie)Le développement humain

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La maturation

Les Latins qualifiaient de maturus « ce qui se produit au bon moment ». Des phénomènes biologiques temporels, mais aussi spatiaux, vont survenir à cette phase du développement qui fait suite, sans démarcation nette le plus souvent, à la phase précédente d'organisation.

Les organes internes d'un nouveau-né humain fonctionnent dès son premier cri : si son cœur bat depuis plusieurs mois, ses poumons inspirent et expirent l'air atmosphérique à cet instant, un peu plus vite toutefois qu'ils ne le feront plus tard. Sa moelle osseuse, ses organes lymphoïdes, dans des proportions différentes (mais qui tendront à rejoindre celles de l'adulte), émettent en nombre adéquat dans le torrent circulatoire, globules rouges, plaquettes, polynucléaires et lymphocytes. Ces derniers, grâce pour certains d'entre eux au thymus (lymphocytes T), vont acquérir les propriétés de reconnaissance du soi et du non-soi qui font qu'un individu n'est semblable qu'à lui-même si l'on excepte le cas des jumeaux vrais.

Chez l'enfant né avant terme, il arrive que la maturation enzymatique ne soit pas parfaite. On peut imaginer que le programme génétique n'a pas eu le temps (ce n'était pas son « heure ») de se mettre à fonctionner. On explique de la sorte certains ictères du nouveau-né qui tardent à s'éclaircir. Certaines molécules médicamenteuses, des agents physiques (lumière bleue monochromatique) viendront à bout de l'anomalie.

Par ailleurs, le prématuré saigne facilement car sa production de vitamine K, et la production de prothrombine dont cette vitamine favorise l'élaboration ne sont pas encore synthétisées à leur taux physiologique. Les néo-natologistes connaissent bien et savent pallier ces phénomènes d'« immaturité enzymatique » liés à la prématurité.

Il n'est pas possible de décrire en détail le phénomène de maturation pour tous les organes, en leur temps et en leur lieu. Mais il est trois systèmes essentiels qui méritent d'être étudiés de plus près, car ils conditionnent directement le développement humain dans son ensemble :

– la maturation osseuse et la croissance staturo-pondéral [...]


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Embryon humain à quatre semaines

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Neurogenèse humaine

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Migration des cellules de la crête neurale

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Cerveau humain : développement

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Écrit par :

  • : professeur de génétique médicale à la faculté de médecine de Lyon-Sud, médecin des Hôpitaux de Lyon

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Pour citer l’article

Jacques-Michel ROBERT, « DÉVELOPPEMENT (biologie) - Le développement humain », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-biologie-le-developpement-humain/