DENTS

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Les tissus dentaires

Une dent de Mammifère, comme une écaille placoïde de Sélacien, se forme à partir d'une ébauche mixte, épidermo-dermique. L'ébauche épidermique (d'origine ectodermique) différencie à la périphérie du germe de la dent des cellules spécialisées (adamantoblastes) qui assurent la sécrétion de l'émail, dont les couches se superposent du dedans au dehors (croissance centrifuge).

Écaille placoïde

Diaporama : Écaille placoïde

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Développement de l'écaille placoïde de Sélacien (d'après Lison) 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Développement d'une dent humaine

Dessin : Développement d'une dent humaine

Dessin

Développement d'une dent humaine. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Recouverte par la précédente, l'ébauche dermique (d'origine mésodermique) différencie des cellules (odontoblastes) qui produisent la dentine (ou ivoire), tissu qui se dépose de dehors en dedans (croissance centripète).

Au centre de la dent, une cavité pulpaire entourée de dentine contient des vaisseaux sanguins et lymphatiques, ainsi qu'une ramification sensitive issue des subdivisions maxillaires ou mandibulaires du trijumeau. Enfin, au voisinage immédiat de la région radiculaire de la dent, le derme fibreux qui l'inclut se modifie et subit une calcification, donnant un tissu paradentaire, le cément.

L'émail que produisent les adamantoblastes, très fortement minéralisé (de 96 à 98 p. 100), forme des couches peu épaisses toujours avasculaires. Les adamantoblastes sont refoulés par la substance extracellulaire qu'ils produisent ; celle-ci est donc anhiste mais peut contenir de fins canalicules. La substance organique extracellulaire est extrêmement réduite et la substance minérale est l'hydroxyapatite. Les cristaux de cette substance sont organisés typiquement en « prismes » de 4 à 6 μm de large et striés longitudinalement.

Formation de l'émail et de la dentine

Dessin : Formation de l'émail et de la dentine

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Formation de l'émail (a) et formation de la dentine (b), (d'après Miles et Poole). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'émail des dents de Mammifères peut donc se définir par sa position superficielle (origine épidermique) et sa structure prismatique, mais aucun de ces critères n'est absolument applicable dans tous les cas chez les autres Vertébrés. On peut appeler « tissus adamantins » les tissus durs de certains Vertébrés inférieurs (ganoïne, vitrodentine, durodentine), qui se rapprochent de l'émail mammalien par l'aspect, la position et la composition, mais dont la signification n'est pas toujours clairement établie.

La dentine est un tissu dur minéralisé à 70 p. 100. La port [...]


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Écaille placoïde

Écaille placoïde
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Développement d'une dent humaine

Développement d'une dent humaine
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Formation de l'émail et de la dentine

Formation de l'émail et de la dentine
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Dent rabattable d'un Merlucius

Dent rabattable d'un Merlucius
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  • : professeur au Collège de France, chaire de biologie historique et évolutionnisme

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Pour citer l’article

Armand de RICQLÈS, « DENTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/dents/