RICHESSE DÉFINITIONS ET MESURES DE LA

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Classement des 30 premiers pays en termes d'indice de développement humain, d'indice de développement humain ajusté aux inégalités et d'indice d'inégalités de genre (2012)

Classement des 30 premiers pays en termes d'indice de développement humain, d'indice de développement humain ajusté aux inégalités et d'indice d'inégalités de genre (2012)
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Richesse : indice de santé sociale et P.I.B. aux États-Unis (1959-1996)

Richesse : indice de santé sociale et P.I.B. aux États-Unis (1959-1996)
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Richesse : indicateur de progrès véritable (I.P.V.) et P.I.B. par habitant aux États-Unis (1950-2004)

Richesse : indicateur de progrès véritable (I.P.V.) et P.I.B. par habitant aux États-Unis (1950-2004)
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Empreinte écologique par habitant et biocapacité par habitant dans le monde

Empreinte écologique par habitant et biocapacité par habitant dans le monde
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Quelques leçons de l'histoire de la pensée économique

La richesse des nations, pour reprendre le titre de l'œuvre la plus connue d'Adam Smith (1723-1790), n'a pas toujours été pensée dans les termes actuels. La comptabilité nationale, celle qui fournit les outils de calcul du P.I.B., a été mise au point, pour l'essentiel, entre les années 1930 et 1970, et le premier rapport sur les comptes de la nation date, en France, de 1951. D'importantes hésitations ont marqué cette période, et c'est par exemple seulement en 1976 que les conventions en vigueur en France ont intégré les services non marchands des administrations dans la définition de la richesse nationale (le P.I.B.). Ils en étaient exclus avant cette date, premier indice de l'intervention de choix de type politique dans une mesure qui ne nous paraît aujourd'hui naturelle que parce qu'on a oublié les débats fondateurs. Mais bien d'autres indices peuvent être trouvés en remontant plus loin dans l'histoire. On s'aperçoit alors que ce sont largement les intérêts et les idées des détenteurs du pouvoir économique, des « puissants », qui ont été à chaque époque au cœur de la conception dominante de la richesse.

La richesse chez les mercantilistes et les physiocrates (du XVIe au XVIIIe siècle)

Pour les économistes dits mercantilistes du xvie et du xviie siècle, la vraie richesse du royaume réside dans la possession d'un stock de métaux précieux, et la richesse progresse quand ce stock augmente, essentiellement par l'exportation, le commerce au loin, et la guerre. Une telle vision est congruente avec celle qui mesure la puissance alors grandissante de la monarchie par sa capacité à entretenir une armée et une cour, à contrôler ses territoires et ses suzerains, sur la base de l'or et de l'argent qu'elle détient, grâce aux recettes fiscales et, surtout, grâce à la conquête agressive de marchés extérieurs.

Pour les économistes physiocrates du xviiie siècle, dont les deux représentants les plus conn [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Lille-I

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Pour citer l’article

Jean GADREY, « RICHESSE DÉFINITIONS ET MESURES DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/definitions-et-mesures-de-la-richesse/