DÉCROISSANCE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les thèses en présence

Le rapport Meadows est pour l'essentiel constitué d'une compilation de données mondiales sur les ressources naturelles, la population, les pollutions, la qualité de vie et l'investissement en capital, des variables qui sont pour la première fois mises en relation par simulation informatique. En faisant varier les hypothèses, différents avenirs possibles sont explorés ; l'un d'entre eux prévoit la découverte d'une énergie propre, gratuite et illimitée. La conclusion générale est que la croissance connaîtra des limites, tôt ou tard, quel que soit le scénario. Le rapport rencontre l'opposition des pays en développement. Lors du Sommet de Stockholm sur l'environnement humain en 1972, organisé par les pays développés pour évoquer la question de l'augmentation des pollutions, leur position est claire : la pollution est un problème de riches, qui consomment énormément. Si la situation est grave, alors les pays riches doivent agir en premier, laissant aux pays en développement l'espace qui leur est nécessaire pour se développer.

Le rapport rencontre aussi les objections du milieu savant. En 1973, l'université du Sussex publie un rapport intitulé L'Anti-Malthus, qui reproche au rapport du M.I.T. d'avoir sous-estimé le potentiel à venir de la technologie ainsi que d'avoir exagéré le caractère nocif de certains produits, notamment les pesticides. La même année, l'économiste américain William Nordhaus estime que le problème est moins la ressource naturelle que le capital et le travail, qui permettent d'accéder à des ressources très abondantes comme l'énergie nucléaire (par fission et, un jour sans doute, par fusion), dont il estime les réserves à au moins 1 000 fois la totalité des réserves fossiles. Il soutient que le nucléaire pourra alimenter les automobiles pendant « au moins 100 millions d'années ». N'est-il pas risqué d'être [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 9 pages



Écrit par :

Classification


Autres références

«  DÉCROISSANCE  » est également traité dans :

DÉCROISSANCE (CRITIQUE DE LA)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie HARRIBEY
  •  • 5 097 mots
  •  • 7 médias

Une crise écologique majeure est aujourd'hui avérée : pollutions, épuisement des ressources, réchauffement du climat, les menaces sont globales mais visent en premier lieu les populations les plus pauvres. La simultanéité de cette crise écologique avec une crise sociale renforce le caractère inédit de la situation : chômage, précarisation de la force de travail, mise en concurrence des systèmes so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/decroissance-critique-de-la/#i_51144

DÉVELOPPEMENT DURABLE

  • Écrit par 
  • Dominique BOURG
  •  • 1 886 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Développement durable et biosphère »  : […] La réponse au second des deux déséquilibres, celui qui menace la biosphère, n'est pas la décroissance en général, comme on l'entend parfois. Cette dernière n'a pas plus de sens que l'impératif de la croissance tous azimuts. En effet, la décroissance économique interdirait la réduction de la pauvreté et n'est guère compatible avec les systèmes démocratiques. Il convient, en revanche, de disjoindre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-durable/#i_51144

Voir aussi

Pour citer l’article

Fabrice FLIPO, « DÉCROISSANCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/decroissance/