DÉCADENTISME ou DÉCADISME

ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Littérature

  • Écrit par 
  • Elisabeth ANGEL-PEREZ, 
  • Jacques DARRAS, 
  • Jean GATTÉGNO, 
  • Vanessa GUIGNERY, 
  • Christine JORDIS, 
  • Ann LECERCLE, 
  • Mario PRAZ
  •  • 28 328 mots
  •  • 29 médias

Dans le chapitre « Le compromis victorien »  : […] Le type le plus représentatif de ce « compromis victorien » est Thomas Babington Macaulay (1800-1859), mais il y eut plusieurs réactions d'un caractère idéaliste contre le rationalisme prédominant et l'illusion d'un équilibre enfin établi. Notamment Thomas Carlyle (1795-1881), qui, entre autres œuvres plus connues, critiqua l'organisation sociale moderne dans Past and Present […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anglais-art-et-culture-litterature/#i_36285

À REBOURS, Joris-Karl Huysmans - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 883 mots

Publié en 1884, À rebours est rapidement devenu un livre culte pour les générations de la décadence et du symbolisme. Pourtant, jusqu'alors, Joris-Karl Huysmans (1848-1907) appartient à la mouvance naturaliste. Il a collaboré aux Soirées de Médan (1880) et fait partie du petit groupe qui se réunit chez Émile Zola avec Guy de Maupassant, Léon Hennique et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/a-rebours/#i_36285

BEARDSLEY AUBREY VINCENT (1872-1898)

  • Écrit par 
  • Élisabeth ZADORA
  •  • 462 mots

Remarquable illustrateur, Beardsley est, après Oscar Wilde, le personnage le plus célèbre du mouvement esthétisant et décadent qui marque en Angleterre la dernière décennie du xix e siècle. Beardsley s'intéresse au dessin dès l'enfance. Arrivé à Londres en 1888, il continue à dessiner tout en travaillant dans une compagnie d'assurances. Une visit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aubrey-vincent-beardsley/#i_36285

CONTES CRUELS, Philippe Auguste Villiers de L'Isle-Adam - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 933 mots

Dans le chapitre « « Il faut affoler le lecteur » »  : […] Si l'atmosphère des Contes cruels , sous l'influence de Poe et, dans une moindre mesure, de Nerval et de Nodier, témoigne bien d'une fascination contemporaine pour l'étrange et le macabre, ce sont surtout le style et le ton adoptés par l'auteur qui ont contribué à l'installer dans la nébuleuse « décadentiste » des années 1880, en compagnie d'Élémir Bourges, d'Octave Mirbeau, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contes-cruels/#i_36285

DÉCADENCE

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 9 959 mots

Dans le chapitre « L'imaginaire décadent »  : […] Dans un article paru à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Culture, civilisation, décadence , H. I. Marrou, s'appliquant à expliciter ce que désigne le dernier terme, déclarait : « Il n'y a qu'une chaîne d'évolution continue qui se poursuit à travers les siècles et en dépit de toutes les crises, assurant la continuité et l'unité secrète de la civilisation occidentale. » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/decadence/#i_36285

DES ESSEINTES

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 484 mots

Personnage de À rebours (1884), roman avec lequel Huysmans se sépare du mouvement naturaliste pour prendre place auprès des décadents. Le duc Jean Des Esseintes, dont le modèle fut peut-être Robert de Montesquiou, le même qui devint plus tard, chez Proust, monsieur de Charlus, est un héros solitaire. Dernier descendant d'une famille illustre, à la suite d'une jeunesse riche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/des-esseintes/#i_36285

ÉGOTISME

  • Écrit par 
  • France CANH-GRUYER
  •  • 322 mots

Retraduction datant des premières années du xix e siècle du mot anglais egotism par lequel Addison a traduit le mot français « égoïsme », mais qui n'a pas forcément le sens péjoratif que lui prête encore le Rivarol de 1827 d'« habitude blâmable de parler de soi ». Correspondant en anglais à la nécessit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/egotisme/#i_36285

ESTHÉTISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BOUILLON
  •  • 745 mots

Le terme d'esthétisme et celui d'esthète, qui lui est lié, se réfèrent à des notions beaucoup plus récentes et plus particularisées que celle d'« esthétique », mot dont ils sont cependant dérivés. Alors que ce dernier terme remonte au grec et qu'il désigne, depuis Baumgarten au milieu du xviii e siècle, la « science du beau » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetisme/#i_36285

GOURMONT REMY DE (1858-1915)

  • Écrit par 
  • Daniel OSTER
  •  • 843 mots

S'il fut un esprit attentif jusqu'à la passion au « paysage littéraire » (l'expression est de lui) de son temps, c'est bien Remy de Gourmont pour qui « la littérature est peut-être avec la religion la passion abstraite qui secoue le plus violemment les hommes ». En plein essor de la « littérature industrielle », Gourmont choisit son camp, celui du petit nombre de ceux qui, en cette fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/remy-de-gourmont/#i_36285

HUYSMANS JORIS-KARL (1848-1907)

  • Écrit par 
  • Françoise GAILLARD
  •  • 1 452 mots

Dans le chapitre « Du « Drageoir aux épices » à « La Cathédrale » »  : […] Peu d'œuvres littéraires sont aussi étroitement liées aux expériences intimes de leur auteur que celles de Huysmans. Dépourvu de l'imagination suffisante pour renouveler la fiction, il s'oriente vers un mélange d'essai, de chronique et de narration. « Personnellement j'en ai assez et quitte le genre épuisé par les redites », écrit-il, pressentant la crise du roman, menacé par la disparition d'un s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joris-karl-huysmans/#i_36285

LÀ-BAS, Joris-Karl Huysmans - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Philippe DULAC
  •  • 1 254 mots

Avec Là-bas , publié en 1891, J.-K. Huysmans (1848-1907) rompt avec le naturalisme, mouvement littéraire dans lequel il s'inscrivait depuis quinze ans et qui avait fait de lui, aux côtés d'Henri Céard, Léon Hennique et Guy de Maupassant, le compagnon de route d'Émile Zola. Certes, À rebours , sept ans plus tôt, avait amorcé un tournant. En créant le per […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-bas/#i_36285

LORRAIN PAUL DUVAL dit JEAN (1855-1906)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 286 mots

Romancier et conteur fantastique, Jean Lorrain fut une sorte de dandy obsédé par la perversité. Cet ancien militaire se met à écrire des poèmes immoraux avec une complaisance évidente pour le monde de l'aristocratie corrompue qu'il met en scène. Ses recueils Le Sang des dieux (1882), Modernités (1885), L'Ombre ardente (1897) connu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lorrain-paul-duval-dit-jean/#i_36285

MORÉAS JEAN PAPADIAMANTOPOULOS dit JEAN (1856-1910)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 487 mots

Poète d'expression française, ce fils d'un magistrat grec apprend tout jeune le français avec une gouvernante tandis qu'il suit des études secondaires à Athènes. Moréas vient à Bonn et à Heidelberg pour faire du droit et il mène en Allemagne une vie de bohème. Il voyage en Italie et en France où il fréquente l'avant-garde littéraire. Il s'installe définitivement en France à vingt-six ans et, plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moreas-jean-papadiamantopoulos-dit-jean/#i_36285

RETTÉ ADOLPHE (1863-1930)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 250 mots

Écrivain français, Adolphe Retté débute en 1889 avec un recueil de vers, Cloches dans la nuit , au croisement du symbolisme et du naturalisme. D'un vigoureux anticonformisme, il participe au mouvement décadent ; sa légende, Thulé des brumes (1892), est une sorte de vision hallucinée qu'il prétend d'ailleurs avoir eue sous l'effet de la drogue. Il peuple […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolphe-rette/#i_36285

SATANISME, littérature

  • Écrit par 
  • Max MILNER
  •  • 3 574 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du satanisme considéré comme fondement des beaux-arts »  : […] Il serait parfaitement abusif de porter au compte de Satan tout ce qui, dans la littérature et dans l'art « décadents », vise à magnifier le mal, à revivifier par le culte d'une antinature des sensibilités blasées, à faire rendre gorge à une société engluée dans la foi au progrès. Il faudrait alors citer Villiers de l'Isle-Adam, Péladan, le jeune Barrès et beaucoup d'autres. Il reste que la céléb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/satanisme-litterature/#i_36285

SERRES CHAUDES, Maurice Maeterlinck - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Claude-Henry du BORD
  •  • 1 072 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une pensée du symbole »  : […] Serres chaudes de Maurice Maeterlinck est une œuvre emblématique, parue en 1889 chez Vanier, l'éditeur parisien de Verlaine. Son auteur est un jeune Belge de vingt-sept ans, né à Gand où, devenu avocat, il plaide moins qu'il ne se consacre à la littérature et à l'élevage des abeilles. Si l'œuvre ne trouve d'abord qu'une vingtaine de lecteurs, elle ne tarde pas à faire figur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serres-chaudes/#i_36285

SYMBOLISME - Littérature

  • Écrit par 
  • Pierre CITTI
  •  • 11 889 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Décadents »  : […] Pourquoi « décadence » ? Verlaine (« Je suis l'Empire à la fin de la décadence », dans Jadis et Naguère , 1883) relève une vieille accusation pour en faire un drapeau. On aurait pu relever d'autres épithètes, enseignes de marginalité : l'accusation de folie par exemple donne lieu à une petite revue ( Le Fou , en 1883, avec Darzens, Quillard, René Ghil, S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolisme-litterature/#i_36285

TAILHADE LAURENT (1854-1919)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 403 mots

Poète et publiciste, fils d'une famille bourgeoise du Béarn, Laurent Tailhade poursuit des études de droit à Toulouse. Il se lie aux milieux anarchistes et manifeste un tel anticonformisme que sa famille s'empresse de le marier, espérant ainsi le faire rentrer dans le rang. Il s'installe à Toulouse et participe néanmoins aux mouvements littéraires parisiens. Admirateur de Banville et du Parnasse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laurent-tailhade/#i_36285

VICAIRE GABRIEL (1848-1900)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 170 mots

Poète français, Gabriel Vicaire se met assez tardivement à écrire. En plein symbolisme, il s'oppose à toutes les recherches poétiques à la mode et fait figure d'homme heureux et sensuel auprès des décadents tourmentés par le sens de leur mission. Vicaire se rattache ainsi à une tradition de poésie facile, où se chante un accord profond avec la nature, avec la nourriture, le vin et l'amour. Origina […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabriel-vicaire/#i_36285

VICTORIENNE ÉPOQUE

  • Écrit par 
  • Louis BONNEROT, 
  • Roland MARX
  •  • 10 869 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Poésie »  : […] La poésie, dans la littérature victorienne, a autant de densité et de variété que la prose. Matthew Arnold reprend à son compte la formule de Carlyle : « Ferme ton Byron et ouvre ton Goethe », mais il oublie ses attaques contre l'ignorance des romantiques et, comme tous ses contemporains, puise chez eux la sève nourricière de ses œuvres les meilleures ; il vénère Wordsworth, comme Browning Shelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epoque-victorienne/#i_36285

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY, Oscar Wilde - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marie-Gabrielle SLAMA
  •  • 732 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un creuset d'influences »  : […] « Mon livre est un essai sur l'art décoratif. Il réagit contre la brutalité primaire du plat réalisme. Il est vénéneux si vous voulez, mais vous ne pouvez nier qu'il ne soit également parfait – et la perfection est le but auquel nous visons, nous, artistes », déclarait Oscar Wilde dans une lettre du 30 juin 1890 au Daily Chronicle , pour riposter aux accusations d'immoralité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-portrait-de-dorian-gray/#i_36285