DANSER SA VIE (exposition)

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Danse et abstraction

La seconde partie de l'exposition, intitulée « Danse et abstraction », nous plonge dans l'univers de la danse dite « abstraite ».

Dès l'aube du xxe siècle, l'Américaine Loïe Fuller s'intéresse aux progrès de la technique, notamment de l'éclairage électrique, pour créer un nouveau type de spectacles, les ballets cinétiques, où le corps des danseurs disparaît pour laisser place à des formes abstraites et colorées. Cette invention visuelle influencera profondément, dans les années 1950-1960, le chorégraphe Alwin Nikolaïs qui fera de la métamorphose de corps géométrisés par la lumière un art du spectacle à part entière. Mais ces symphonies chromatiques ont également inspiré des peintres, comme Sonia Delaunay, František Kupka, Vassili Kandinsky ou Filippo Tommaso Marinetti. Les gestes des danseurs et les mouvements des machines se confondent dans une ode à la vitesse et précipitent les corps dans la modernité. Toutes les avant-gardes seront fascinées par ces rythmes et la dynamique des lignes qui trouveront leur apogée dans le courant du Bauhaus dont l'Allemand Oskar Schlemmer est le chorégraphe attitré et son Ballet triadique (1922) l'œuvre emblématique. Ce corps mécanisé, « métrisé » pourrait-on dire, est aussi celui que développe Rudolf von Laban quand il le place au centre de sa figure en volume, l'icosaèdre, censée contenir toutes les directions possibles d'un corps en mouvement. Il trouve son écho dans le film Lecture from improvisation technologies (2011) du chorégraphe américain William Forsythe ainsi que dans une œuvre du Danois Olafur Eliasson réalisée pour l'exposition : Movement microscope (2011).

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Agnès IZRINE, « DANSER SA VIE (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/danser-sa-vie/