DAIMYŌ

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L'évolution du daimyō et la centralisation du Japon

Pour tous ces types de daimyō, l'autonomie était conditionnée par la maîtrise d'un domaine territorial, où les forces centrifuges – communautés paysannes, marchandes, religieuses, seigneuries des vassaux – étaient actives. Les daimyō ne pouvaient faire œuvre durable qu'en accomplissant une centralisation et en organisant une administration civile, ce qui les orientait vers le gouvernement central, seule source de légitimité, pour y participer où tenter de le dominer. En droit, ils ne mirent jamais en cause l'unité du Japon, symbolisée depuis l'âge de Kamakura par les tennō (empereurs), mais aussi par les shōgun et par ceux qui, comme Hideyoshi, en remplirent le rôle sans en porter le titre. Or, ce gouvernement par les guerriers (buke seiji) devait maintenir le pays en paix. Les shugo de l'âge de Kamakura, de compétence limitée, étaient employés dans une fonction d'ordre civil. La tradition d'un régime militaire unifié, antérieure à la formation des autonomies provinciales, facilitait la réintégration des daimyō dans un système de gouvernement à l'échelle nationale. L'autonomie ne pouvait être qu'une phase transitoire. De plus, à la différence de l'Occident médiéval, le Japon subit un morcellement politique, alors que le commerce interrégional se développait.

Les shugo daimyō

Les shugo daimyō succédèrent aux chefs de guerre qui avaient proliféré durant la lutte des cours du Sud et du Nord. Moins nombreux, plus solidement établis, ils durent leur autorité à leur regroupement, de nature quasi fédérale, autour du shōgun. Seuls représentants de celui-ci sur leurs territoires respectifs, ils en reçurent les pouvoirs qui auparavant étaient confiés aux offices gouvernementaux civils de chaque province (koku shi). L'armée qu'ils levaient était en partie composée de leurs vassaux, qu'ils nommaient aussi aux fonctions locales et qu'ils s'attachaient par des dons de terres. Mais leurs assises provinciales restèrent précaires. Comme le système du shōen (attribution de terres appartenant au domaine impérial) persistait, ils ne di [...]

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MIZUNO TADAKUNI (1794-1851)

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Homme d'État japonais. Né à Karatsu, ville située sur la côte nord de l'île de Kyūshū, Mizuno Tadakuni faisait partie d'une des familles de daimyō les plus liées aux Tokugawa par la fidélité dans le service vassalique. Karatsu était un fief riche, dont les revenus seigneuriaux atteignaient peut-être le triple ou le quadruple de la valeur déclarée ; cependant, son titulaire qui assumait une part i […] Lire la suite

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TOKUGAWA IEYASU (1543-1616)

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Pour citer l’article

Michel François VIÉ, « DAIMYŌ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/daimyo/