TOLITA CULTURE LA

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L'île de La Tolita, site éponyme de cette culture, se trouve dans l'estuaire du Santiago, sur la côte nord de l'Équateur. Ce site fut longtemps pillé par des fouilleurs clandestins, mais depuis 1982 des fouilles franco-équatoriennes ont mis au jour des sépultures et des vestiges d'habitat appartenant à diverses phases d'occupation. Alors qu'on prêtait une origine mésoaméricaine à la culture La Tolita, ces recherches et celles qui ont été menées dans la région de Tumaco sur la côte colombienne démontrent l'origine équatoriale commune des groupes occupant ces régions. Une première phase, entre ~ 700 et ~ 300 environ, est due à des groupes venus des côtes équatoriennes plus méridionales. Elle se diffusa vers le nord jusqu'à la région de Buenaventura, en Colombie, et, dans certains cas, vers le piémont andin, en remontant les fleuves, comme le Santiago-Cayapas. À partir de ~ 300 environ, l'hégémonie de La Tolita, siège d'un puissant pouvoir politique théocratique, s'exerce pendant la phase classique La Tolita-Tumaco. Sont alors produites de remarquables figurines anthropomorphes, zoomorphes ou anthropo-zoomorphes en céramique. Offrandes, bijoux et ornements en or provenant des sépultures de La Tolita montrent que cette culture a aussi été l'une des plus anciennes à pratiquer l'orfèvrerie en Amérique. Les rites funéraires et la recherche de l'or dans le piémont côtier nord-équatorial structurent une société prospère établie au milieu de mangroves et de la forêt tropicale. À La Tolita, de grands monticules artificiels (les tolas) servent de soubassements à des édifices cérémoniels. Dans le reste de la région, on trouve aussi des monticules, mais ils sont souvent postérieurs à la période classique. Vers 300, l'hégémonie de La Tolita décline, et l'île est abandonnée sans qu'on connaisse les raisons de cette brusque fin. Quelques vestiges plus tardifs, en particulier des céramiques, n'ont pas de liens avec la culture antérieure, et, au cours du millénaire qui précède la Conquête, des groupes moins prestigieux occupent ces régions.

-600 à -200. Philosophes et conquérants

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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—  Susana MONZON

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PRÉCOLOMBIENS - Amérique du Sud

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  • Danièle LAVALLÉE, 
  • Dominique LEGOUPIL, 
  • Stéphen ROSTAIN
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Dans le chapitre « Le développement régional dans les Andes équatoriales »  : […] Cette période s'ouvre vers 300 avant J.-C. et relaie celle du Formatif final. On sait à présent que ses cultures proviennent de l'évolution des cultures antérieures. Les données archéologiques modernes et les données de navigation plaident en faveur d'une réelle continuité entre les deux périodes. Ceci n'exclut pas que des rapports aient pu alors être établis, parfois à longue distance. Parmi ces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/precolombiens-amerique-du-sud/#i_45219

Pour citer l’article

Susana MONZON, « TOLITA CULTURE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-la-tolita/