CROYANCE

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L'assentiment

On doit aux stoïciens d'avoir ajouté un troisième trait à la philosophie grecque de l'opinion ; ce troisième trait devait conduire de façon décisive à la philosophie moderne (cartésienne, humienne, kantienne) du jugement. C'est d'une tout autre distribution des notions que cette dernière procède, à savoir d'une véritable analyse psychologique de l'opération en quoi consiste la saisie (katalepsis) ou appréhension des choses qui se décompose en deux termes dont l'un est « reçu » : l'image, la représentation (phantasia) ; et l'autre, une véritable action : l'« assentiment » (sunkatathesis).

Cicéron, qui latinise les notions stoïciennes et ainsi les rapproche de nous et des champs sémantiques qui sont ceux des langues latines, rend compte de cette opposition en distinguant le visum (l'être vu, inerte, sans force propre) et la fides (Académiques, XI, 40) ; ce second terme intéresse notre enquête, car il souligne le caractère de confiance, de crédit, de créance par lequel nous « adjoignons » notre acceptation, notre « approbation », à ce qui n'est qu'une impulsion à croire : la fides est donc un acte volontaire qui dépend de nous, un accueil, une acceptation que nous pouvons refuser, « suspendre » (épochè), quand cet assentiment nous fait consentir aux passions mauvaises ; ainsi, grâce aux stoïciens, la notion d'assentiment est introduite dans la sphère de la croyance. Elle s'ajoute aux deux significations antérieurement dénombrées, à savoir l'opinion-apparence, qui avait été la note dominante de Parménide à Aristote, et l'opiner-juger, qui était resté la sous-dominante de la doxa grecque. On peut dire que cette troisième signification renforce la deuxième ; si la doxa de Platon devait être traduite quelquefois par jugement, cela est encore plus vrai de l'assentiment des stoïciens ; l'accent s'est décidément déplacé de la problématique de l'opinion vers celle de l'opiner. La notion philosophique de croy [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-X, professeur à l'université de Chicago

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DERRIDA JACQUES (1930-2004)

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DOXA, sociologie

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  • Louis PINTO
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Le mot grec doxa (traduit en français par « opinion ») désigne chez Platon une forme dégradée de croyance qui s’oppose à la science ( epistêmê ) dont la philosophie est le modèle suprême. Chez Husserl, le terme a servi à caractériser une modalité préréflexive de rapport au monde fondée sur l’arrière-plan d’évidences du « monde de la vie » à la fois omni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doxa-sociologie/#i_12766

DURKHEIM (ÉCOLE DE)

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Dans le chapitre « La société comme objet de la religion moderne »  : […] Durkheim devait nécessairement s'intéresser à la religion, considérée comme système de représentations imposant aux adeptes le respect des mêmes obligations morales, basées sur une séparation des ordres profane et sacré, ce dernier reposant sur des rites ayant trait à des interdits et des pratiques de culte. Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), il insist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/durkheim-ecole-de/#i_12766

ÉCONOMIE SOCIOLOGIE DE L'

  • Écrit par 
  • Frédéric LEBARON
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Dans le chapitre «  Une sociologie des croyances économiques »  : […] Si l'on suit l'analyse de Jean-Jacques Gislain et Philippe Steiner publiée en 1995, toute sociologie de l'économie se construit à partir d'au moins trois composantes : une théorie de l'action, une théorie des institutions économiques et une théorie de la dynamique économique. Pour chacune d'elles, les facteurs symboliques occupent une place déterminante, alors qu'ils sont minorés dans la théorie é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-de-l-economie/#i_12766

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
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Dans le chapitre « Croyance et connaissance »  : […] Dans l'introduction de Human Knowkledge (1948), Russell écrivait : « Toujours depuis Kant, et il serait plus juste de dire depuis Berkeley, a existé parmi les philosophes une tendance que je considère comme illusoire, la tendance à admettre que la description du monde est influencée outre mesure par des considérations dérivées de la nature de la connaissance humaine » (p.  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_12766

ENFERS ET PARADIS

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Mircea ELIADE
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ENQUÊTE SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, David Hume - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
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D'abord intitulée Essais philosophiques sur l'entendement humain , l' Enquête sur l'entendement humain (1748) se veut une reprise corrigée et rendue plus accessible de la première partie du volumineux Traité de la nature humaine paru en 1739-1740. « Newton du monde moral » (Kant), David Hume (1711-1776) va chercher à appliquer à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enquete-sur-l-entendement-humain/#i_12766

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Kierkegaard et son secret »  : […] Si Kierkegaard donne une telle importance à l'existence, c'est qu'il ne cherche pas ce qu'il appelle l'objectivité ; sa pensée est une pensée du subjectif. S'il en est ainsi, c'est qu'il faut expliquer existentiellement la philosophie existentielle de Kierkegaard par sa vie même. Tout le développement ultérieur de cette pensée de l'existence naît de l'atmosphère de secret et de mystère qui était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_12766

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
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Dans le chapitre « Le défi empiriste »  : […] L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois par ses moyens et par ses résultats. D'une part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_12766

FOI

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 468 mots

Dans le chapitre « Croyance et confiance »  : […] Au terme de notre étude rétrospective sur l'histoire du vocabulaire, nous pouvons procéder à une analyse des concepts. Nous avons constaté que « foi » et «  croyance religieuse » ne sont pas synonymes. Il convient de revenir sur ce point. L'ambiguïté vient de ce que le verbe « croire » peut s'employer dans deux sens différents. Soit dans un sens déclaratif : « Je crois que..., je tiens pour vraie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/#i_12766

FOLKLORE

  • Écrit par 
  • Nicole BELMONT
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Dans le chapitre « Histoire du folklore comme discipline »  : […] Il est important de tenter de retracer la préhistoire de l'étude du folklore pour en saisir la spécificité. Lorsque cette discipline est née, au début du xix e siècle, l' ethnologie, en effet, existait déjà, même si elle n'en portait pas encore le nom. Elle s'était constituée à partir de la découverte au xvi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folklore/#i_12766

FONDAMENTALISME (psychologie)

  • Écrit par 
  • Vassilis SAROGLOU
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Le terme « fondamentalisme » désignait, au début du xx e  siècle, le mouvement protestant américain qui prônait un retour antimoderniste à certains « fondamentaux » du christianisme : infaillibilité de la Bible, historicité des miracles, véracité littérale de dogmes chrétiens. Progressivement, le terme s’est élargi pour désigner l’intransigeance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondamentalisme-psychologie/#i_12766

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La religion grecque

  • Écrit par 
  • André-Jean FESTUGIÈRE, 
  • Pierre LÉVÊQUE
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Dans le chapitre « Religion grecque et christianisme »  : […] Il est permis de se demander comment cette religion populaire s'ouvrait à la prédication chrétienne, si elle y préparait d'une certaine manière ou au contraire empêchait de l'entendre, et de marquer, s'il se peut, quelques ressemblances et différences. Tout d'abord, l'Ancien n'est pas irréligieux. C'est la grande différence d'avec le monde moderne, où, tout au moins dans notre vieille Europe, la p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-la-religion-grecque/#i_12766

HOROSCOPE

  • Écrit par 
  • Jacques MAÎTRE
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Dans le chapitre « Le marché des horoscopes »  : […] La consommation d'astrologie est très inégalement répartie dans la population française. Les différenciations qu'on peut observer sont révélatrices de la nature du phénomène. Deux sondages de l'I.F.O.P., commandités par France-Soir en 1962 et en 1963, fournissent à ce sujet d'intéressantes données. On ne s'étonnera pas de constater que les femmes manifestent plus souvent que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/horoscope/#i_12766

HUME DAVID (1711-1776)

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 3 326 mots
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Dans le chapitre « La théorie de la croyance et le problème religieux »  : […] Qu'est-ce, pourtant, que croire ? La théorie classique et celle de Hume partent ici d'une même constatation : l'idée d'un objet n'est pas la croyance en l'existence de cet objet (c'est en ce sens que Descartes remarquait qu'une idée n'est, en elle-même, ni vraie ni fausse). Mais la théorie classique part de cette constatation pour situer la croyance dans un autre domaine, celui de l'affirmation, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-hume/#i_12766

ILLUSION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 760 mots

Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le développement de l'expérience psychanalytique en une th […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusion/#i_12766

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
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Dans le chapitre « Proposition et assertion, expression et déclaration, croyance et adhésion »  : […] Le jugement synthétise les contenus de la perception ou de la représentation et les porte au niveau d'un critère de vérité qui permet leur affirmation. Mais cette opération du jugement emprunte en général le canal du langage, dont il reçoit une structure constituée de termes et de relations. En outre, le jugement ainsi exprimé occupe une place dans une chaîne de questions, de réponses, d'énoncés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_12766

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
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La philosophie de la religion a mauvaise presse. Remise en question par la théologie au nom de la distance qu'elle prend avec son objet, elle est soupçonnée par la science religieuse et, plus généralement, les sciences humaines, d'une trop grande proximité avec la foi. C'est sans doute ce qui explique le relatif abandon d'une telle approche au cours de ces dernières décennies du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-buisson-ardent-et-les-lumieres-de-la-raison-j-greisch/#i_12766

MAINE DE BIRAN (1766-1824)

  • Écrit par 
  • Henri GOUHIER
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Dans le chapitre « La philosophie de Maine de Biran »  : […] Biran ne remet pas en question le refus de l' innéisme. Mais il constate que dans je sens , le je qui s'affirme sentant est un sujet actif dont aucune genèse ne peut rendre compte à partir des sensations passives liées au monde des objets. La conscience du moi relève d'un « sens intime » qui s'éveille avec le « sentiment de l'effor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maine-de-biran/#i_12766

MERVEILLEUX

  • Écrit par 
  • Jacques GOIMARD
  •  • 6 673 mots

Dans le chapitre « L'échec des restaurations passées »  : […] Si le merveilleux a partie liée avec la croyance, il devient factice quand on cesse d'y croire, quand les conditions d'une rencontre privilégiée ne sont plus réunies ; la merveille abandonnée, falsifiée, réduite à un clinquant ou à un vernis, n'a plus que le pouvoir d'abuser le lecteur. Or cette déchéance est déjà largement acquise au xvi e  siècl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merveilleux/#i_12766

MÉTACOGNITION

  • Écrit par 
  • Joëlle PROUST
  •  • 1 924 mots

Dans le chapitre « Métacognition procédurale et métacognition conceptuelle (ou réflexive) »  : […] On définit souvent la métacognition comme la capacité de réfléchir sur sa propre pensée. Le problème de cette définition est qu'elle est trop étroite. Elle ne s'applique qu'à une faible proportion des processus métacognitifs compris comme autorégulation par l'agent de ses propres états informationnels. Les êtres humains sont capables, dès l’adolescence, de prendre leur pensée pour objet de pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metacognition/#i_12766

MYTHE - Approche ethnosociologique

  • Écrit par 
  • Pierre SMITH
  •  • 3 708 mots

Dans le chapitre « Mythologie et sociologie »  : […] L'intérêt sociologique des mythes se marque de plusieurs façons. Ils sont d'une part reçus et acceptés par tous les membres du groupe tout en étant des œuvres anonymes, sans origine repérable, qui n'offrent d'autres garanties à la croyance des auditeurs que l'adhésion de ceux qui les leur transmettent. D'autre part, le contexte dans lequel ils sont contés offre un intérêt tout particulier pour l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-approche-ethnosociologique/#i_12766

NEUROSCIENCES COGNITIVES ET THÉORIE DE L'ESPRIT

  • Écrit par 
  • Dana SAMSON
  •  • 1 321 mots
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Le concept de théorie de l’esprit renvoie à nos connaissances sur la manière dont l’esprit humain fonctionne. Ces connaissances sont utilisées de manière plus ou moins explicite pour attribuer des états mentaux (émotions, désirs, intentions, croyances et connaissances) à soi-même et à autrui afin d’adapter nos comportements lors de nos interactions sociales. Par exemple, si une personne vous dema […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurosciences-cognitives-et-theorie-de-l-esprit/#i_12766

PENSÉE

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  • Pascal ENGEL
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Dans le chapitre « Qu'appelle-t-on penser ?  »  : […] Le verbe « penser » et le substantif correspondant « pensée » recouvrent une grande variété d'activités, d'événements, de phénomènes ou d'états mentaux. On peut cependant distinguer deux sens principaux de ces termes. Au sens le plus large, une pensée est un certain état mental, dont le contenu représente un certain état de choses. « Il est tombé par terre parce qu'il pensait qu'il y avait une cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_12766

PHÉNOMÉNOLOGIE

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  • Renaud BARBARAS, 
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  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « L'« épochè » phénoménologique »  : […] Dès les Recherches logiques , le sens philosophique de la phénoménologie est clairement établi : il réside dans l'idée d'une corrélation a priori et universelle entre l'objet transcendant et ses modes subjectifs de donnée. Autrement dit, la phénoménologie a pour projet de préserver la transcendance du réel tout en respectant sa relativité à la conscience, ce qui revient à en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_12766

PRAGMATISME

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Dans le chapitre « Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ? »  : […] Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/#i_12766

PRIÈRE ET CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Albert-Marie BESNARD
  •  • 4 081 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le rôle de la croyance »  : […] On se ferait une idée caricaturale de la prière si on n'y voyait que l'expression d'un besoin signifié et transmis à une instance supérieure à fin d'exaucement. Le besoin incite au recours, mais le recours va être lui-même conditionné par le type de relation qui unit l'orant et son dieu. C'est la croyance qui encourage, justifie et structure le recours. Une question capitale se pose : n'est-il pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/priere-et-contemplation/#i_12766

PROBABILITÉ SUBJECTIVE

  • Écrit par 
  • John COHEN
  •  • 4 703 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Influence de la croyance à la chance »  : […] Un aspect de la probabilité subjective qui joue un rôle important est la croyance à la chance. Ce que nous croyons qui arrivera est fonction de ce que nous pensons qui arrivera si nous avons de la chance ou non. Cette croyance a tendance à s'établir de manière ferme et cohérente. Considérons la question suivante : « Combien de fois pensez-vous effectivement pouvoir enfiler dans le chas d'une aigui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/probabilite-subjective/#i_12766

PSYCHOLOGIE CLINIQUE COMPORTEMENTALE ET COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 2 567 mots

Dans le chapitre « La psychologie clinique cognitive »  : […] La psychologie clinique cognitive s’intéresse aux processus de pensée qui filtrent et organisent la perception de l’environnement. Ce courant s’est développé à partir des travaux d’Aaron T. Beck sur la thérapie cognitive de la dépression. Selon cet auteur, l’émotion est dépendante de la cognition ; plus exactement, l’émotion résulterait de l’interprétation des événements par l’individu en raison […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-clinique-comportementale-et-cognitive/#i_12766

PSYCHOLOGIE DE LA SANTÉ

  • Écrit par 
  • Marilou BRUCHON-SCHWEITZER
  •  • 3 926 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Voies cognitives et comportementales  »  : […] Les croyances et cognitions des individus envers la santé en général et leur propre santé ont un effet sur l’adoption des comportements de santé (en population générale), l’utilisation des services de soins et l’adhésion thérapeutique (chez les patients). Elles permettent aussi aux soignants de mieux comprendre le point de vue des sujets malades. À partir de l’analyse des récits des patients, on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-de-la-sante/#i_12766

PSYCHOLOGIE DE LA RELIGION

  • Écrit par 
  • Vassilis SAROGLOU
  •  • 4 079 mots

Dans le chapitre « Avancées »  : […] Que savons-nous aujourd’hui en psychologie de la religion avec plus de précision qu’il y a quelques décennies ? Résumons ici quelques traits essentiels de ces avancées. – Premièrement, la foi religieuse ou la spiritualité ne sont pas universelles au niveau des individus. Elles constituent un pattern spécifique d’attitudes offrant un ensemble de réponses par rapport à des questions existentielles e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-de-la-religion/#i_12766

PSYCHOLOGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Laurent BÈGUE
  •  • 4 474 mots

Dans le chapitre « Psychologie sociale : perspectives européennes »  : […] Marquée dès ses origines par des développements conceptuels et empiriques issus d’universités et institutions de recherche situées aux États-Unis (qui bénéficièrent de la contribution d’éminents émigrés d’Europe ayant dû fuir le nazisme, comme Kurt Lewin ou Fritz Heider), la psychologie sociale comporte des courants européens très actifs, avec un intérêt distinct pour l’analyse du discours et l’us […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-sociale/#i_12766

PSYCHOPATHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Martial VAN DER LINDEN
  •  • 2 365 mots

Dans le chapitre « Les croyances dysfonctionnelles  »  : […] Les croyances dysfonctionnelles sont constituées d’un ensemble complexe d’associations entre concepts, stockées en mémoire à long terme et qui influencent le fonctionnement cognitif, affectif et relationnel. Par exemple, en raison d’expériences précoces et de facteurs de personnalité, les personnes ayant reçu un diagnostic d’anxiété sociale ont développé des croyances problématiques sur elles-mêm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychopathologie-cognitive/#i_12766

RAGOTS ET RUMEURS, anthropologie

  • Écrit par 
  • Julien BONHOMME
  •  • 1 112 mots

Loin de se réduire à un bavardage insignifiant, les ragots, potins, commérages et autres rumeurs sont des genres de discours qui jouent un rôle important dans toutes les sociétés. Max Gluckman a mis en lumière leur fonction sociale : échanger des potins réaffirme les valeurs collectives, renforce la cohésion entre les participants et exerce un contrôle social informel en dénigrant les comportemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ragots-et-rumeurs-anthropologie/#i_12766

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Réalité et croyance »  : […] On n'a pas, en cet exposé, à se prononcer sur l'essence dernière de l'Être, mais à analyser la notion de réalité, à découvrir ce que signifie le mot réalité pour une conscience humaine. Or, il paraît incontestable que les précédentes analyses n'épuisent pas cette notion. Ici apparaît déjà la force du réalisme. C'est en vain que certains philosophes nous veulent persuader que la vérité scientifique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_12766

RELIGION - Sociologie religieuse

  • Écrit par 
  • Olivier BOBINEAU
  •  • 6 053 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Nouvelles formes de croyance »  : […] Deuxième orientation et thématique de recherche en sociologie religieuse : la forme que prennent les croyances et pratiques depuis la fin des années 1960. Outre la subjectivisation et pluralisation du croire que l'on vient d'évoquer, de nouvelles formes d'expression du religieux se manifestent et se développent donnant naissance à une scène religieuse polarisée selon deux tendances opposées. La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-sociologie-religieuse/#i_12766

SACRÉ, religion

  • Écrit par 
  • Dominique CASAJUS, 
  • André DUMAS, 
  • Universalis
  •  • 10 203 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Universalité et fonctions du sacré »  : […] Étymologiquement, sacré s'oppose à profane. Sacré désigne ce qui est à la fois séparé et circonscrit (en latin sancire  : délimiter, entourer, sacraliser et sanctifier), tandis que profane indique ce qui se trouve devant l'enceinte réservée ( pro-fanum ). Il y a donc deux domaines, l'un qui est réglé de manière transcendante, dangereuse et capitale, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacre-religion/#i_12766

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et philosophie de la vie »  : […] Dans le Gai Savoir , Nietzsche entreprend de dissiper une illusion entretenue par les positivistes et les rationalistes de tous bords. Nous pensons d'ordinaire que les progrès de la science ont repoussé les frontières de la foi, qu'en devenant plus savants nous sommes devenus moins croyants. Mais cette victoire du savoir sur la foi, de l'esprit positif sur l'esprit théologi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_12766

SECTES

  • Écrit par 
  • Louis HOURMANT, 
  • Jean SÉGUY
  •  • 9 487 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les sectes comme phénomène social »  : […] Dans le monde anglo-saxon, la recherche sur les sectes et les nouveaux mouvements religieux a donné lieu à une multitude de travaux, de nature psychologique ou sociologique en particulier. En France, les données établies restent beaucoup plus lacunaires en comparaison. Toutefois, plusieurs résultats apparaissent aujourd'hui étayés quand bien même l'interprétation générale à conférer au phénomène d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sectes/#i_12766

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 550 mots

Dans le chapitre « Qu'est-ce qu'un sentiment ? »  : […] En fait, le mot « sentiment » connote des sens très divers, et les auteurs ne retiennent le plus souvent que l'un d'eux au détriment des autres. Ainsi, pour Malebranche, le sentiment est la perception confuse des choses et de soi-même ; les moralistes anglais du xviii e  siècle l'identifient avec la bienveillance, la sympathie spontanée ; Théodul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sentiment/#i_12766

SUPERSTITION

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 5 378 mots
  •  • 1 média

L'analyse historique des variations sémantiques du terme « superstition » confirme le jugement de Renan, qui voyait là un mot d'une clarté superficielle : utilisé pour désigner des croyances et des pratiques religieuses irrationnelles, il se révèle être le plus souvent un concept polémique par lequel on condamne la religion de l'autre, voire toute religion. En montrant que les comportements magic […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/superstition/#i_12766

SURVIE

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 547 mots

Le terme de survie appartient, dès son attestation la plus ancienne, au domaine du droit et de la jurisprudence. On appelle gain de survie une disposition prévoyant que les avantages de l'un des conjoints passeront à celui qui lui survivra. Les biens matériels que, de facto, le défunt perd avec la vie se trouvent ainsi conservés en d'autres mains et laissent une trace qui, au-delà de la mort, perp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/survie/#i_12766

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

La notion de valeur est souvent utilisée au pluriel. Il semble en effet difficile de considérer comme de même nature l'impression esthétique qui nous fait trouver un tableau saisissant, le respect pour une décision politique courageuse, l'approbation d'un acte charitable, l'admiration pour une performance intellectuelle, le jugement portant sur le rendement d'une machine, ou encore une estimation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_12766

WEBER MAX (1864-1920)

  • Écrit par 
  • Julien FREUND
  •  • 3 661 mots

Dans le chapitre « Les lignes directrices de la philosophie wébérienne »  : […] La désagrégation lente mais irréversible du christianisme, qui ne cesse de s'accentuer depuis plus d'un siècle, et la floraison conjointe des philosophies les plus diverses réveillent dans l'âme humaine des déchirements et des ruptures que le pathos unitaire grandiose de l'éthique chrétienne avait réussi à masquer pendant plus d'un millénaire. La nouvelle affirmation du pluralisme des valeurs qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-weber/#i_12766

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul RICŒUR, « CROYANCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/