COULEUR DES MINÉRAUX

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Gros plan d’une améthyste

Gros plan d’une améthyste
Crédits : S. Toronto/ Shutterstock

photographie

Couleur des corps en fonction de la longueur d'onde λ absorbée

Couleur des corps en fonction de la longueur d'onde λ absorbée
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Décomposition d'un multiplet

Décomposition d'un multiplet
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin


Quelques exemples

Voyons maintenant quelques exemples qui montrent l'importance des impuretés.

Commençons par le diamant, une des gemmes les plus prestigieuses, qui est du carbone pur. En l'absence d'atomes étrangers, il est incolore. La présence de bore, à la concentration de quelques millionièmes, lui confère une délicate teinte bleue qui peut aller jusqu'au bleu-noir pour des concentrations de l'ordre du millième. L'azote le colore en jaune (le diamant jonquille) pour 10—5 N/C, ou en vert pour 10—3 N/C. Les carbonados ou diamants noirs sont des variétés impures et mal cristallisées.

Dans le corindon, Al2O3, incolore à l'état pur, des ions Cr3+ viennent prendre la place d'atomes d'aluminium. Apparaît alors une magnifique couleur rouge, c'est le rubis de Birmanie. Si du fer, sous forme d'ions Fe3+, vient s'ajouter, se substituant aussi à des atomes d'aluminium, comme dans le rubis de Siam, la couleur devient plus sombre. Avec le titane, et selon la proportion de fer, le corindon donne des saphirs dont la couleur va du bleu au mauve. Ces gemmes peuvent être reproduites artificiellement. Il suffit d'ajouter au corindon 2,5 p. 100 en poids d'oxyde de chrome pour avoir du rubis et 1,5 p. 100 d'oxyde de fer avec 0,5 p. 100 d'oxyde de titane pour avoir un saphir. D'autres couleurs sont connues : l'améthyste orientale, qui doit sa couleur violette à des ions vanadium V3+ ; l'émeraude et la topaze orientales, respectivement verte et jaune, mais dont l'origine de la couleur n'a pas encore été éclaircie.

Le béryl, Al2Be3(Si6O18), est rarement incolore. Des ions Cr3+, se substituant aux atomes d'aluminium, lui [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages


Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Provence

Classification


Autres références

«  COULEUR DES MINÉRAUX  » est également traité dans :

MINÉRALOGIE

  • Écrit par 
  • Claude GUILLEMIN
  •  • 12 132 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Éclat, couleur, transparence »  : […] On distingue l'éclat métallique (pyrite) de l'éclat submétallique (blende) ; parmi les éclats non métalliques, reconnaissables surtout sur cassure fraîche, on reconnaît l'éclat vitreux (quartz), adamantin (diamant), résineux (soufre), nacré (brucite), soyeux (asbeste), terreux (agrégats à grain fin). Les couleurs fort variables des minéraux n'aident que rarement à leur reconnaissance. De nombreuse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mineralogie/#i_27042

MOLÉCULE

  • Écrit par 
  • André JULG
  •  • 4 309 mots

Dans le chapitre « Propriétés physiques des molécules »  : […] Les propriétés physiques des molécules sont dues pour la plupart à l'effet d'empilement des molécules. À la limite même, les propriétés mécaniques d'une substance à l'état gazeux ne dépendent plus de sa nature si la dilution est suffisamment grande. La loi d'Avogadro-Ampère ou celle des gaz parfaits en sont deux exemples frappants. Dans les liquides, des grandeurs telles que la densité ou la visco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/molecule/#i_27042

Voir aussi

ALEXANDRITE    ARAGONITE    CALCITE    PIERRES PRÉCIEUSES    QUARTZ

Pour citer l’article

André JULG, « COULEUR DES MINÉRAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/couleur-des-mineraux/