PALAMAS COSTIS (1859-1943)

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Le protagoniste d'une synthèse

Il était né à Patras, d'une famille de lettrés. Orphelin à sept ans, il passe le reste de son enfance et son adolescence à Missolonghi. Privé de sollicitude maternelle, solitaire, méprisé par ses camarades, le jeune garçon trouve un refuge dans les livres et, à neuf ans, il fait déjà des vers. En 1875, il s'inscrit à l'université d'Athènes et, fixé bientôt dans la capitale, il y passera toute sa vie « immuable ». Ni voyages à l'étranger, ni longs déplacements à l'intérieur du pays. Palamas vécut comme un bourgeois moyen, près de sa femme et de ses enfants, journaliste d'abord, ensuite secrétaire de l'Université (1897-1928).

À Athènes, autour des années 1880, le déclin du romantisme et la faillite de la langue puriste étaient manifestes ; le besoin d'un renouveau se présentait, impérieux ; une nouvelle bourgeoisie, en plein essor, imposait son réalisme progressiste. Dans ces conditions, la littérature devait se réconcilier avec la réalité, avec la langue et la tradition populaires. Palamas se mit en tête du mouvement. Dès son premier recueil de poèmes, Chansons de ma patrie (1886), sa démarche apparaît claire : langue populaire, goût de la vie quotidienne, joie de vivre, hommage à Denis Solomos. Aristote Valaoritis, poète ionien romantique, mais vulgariste, lui avait déjà servi d'intermédiaire ; Palamas devait maintenant de plus en plus se nouer à l'école ionienne. En 1888, un nouvel allié, Jean Psichari (Mon Voyage), linguiste et théoricien de la langue populaire, vint offrir ses bons services et sa combativité : la langue du peuple entrait victorieuse dans le domaine de la prose.

Mais la contribution de Palamas ne se limite pas seulement au mouvement vulgariste. Sans doute sa synthèse allait-elle beaucoup plus loin. Poète de grande culture, orienté vers l'Europe, surtout la France, il assimile facilement tous les courants de son temps. Son inspiration n'ignore ni l'héritage antique, à travers un souffle parnassien ou néo-classique : Hymne à Athéna (188 [...]


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Écrit par :

  • : professeur de littérature néo-hellénique à l'université de Salonique

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Pour citer l’article

Panayotis MOULLAS, « PALAMAS COSTIS - (1859-1943) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/costis-palamas/