PONTS ET CHAUSSÉES CORPS DES INGÉNIEURS DES

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De la figure de l’ingénieur-artiste à celle du technicien-expert

Passé désormais par les deux écoles précitées, qui dispensent une formation scientifique de haut niveau, l’ingénieur des Ponts et Chaussées (I.P.C.) de l’époque postrévolutionnaire, porteur déjà d’une forte identité collective, abandonne définitivement le statut d’ingénieur-artiste qui était le sien à l’époque des Lumières, pour se rapprocher du scientifique moderne. Il se mue alors en technicien-expert dans le domaine du génie civil et des travaux publics, capable de transformer les avancées scientifiques en réalisations pratiques. Tout au long du xixe siècle, le corps, dont les effectifs annuels oscillent entre 420 et 720 ingénieurs (hors élèves-ingénieurs à l’École des ponts), équipe la France en matière de grandes infrastructures de transport. Si, dans leur majorité, ses membres continuent à travailler pour le compte de l’Administration, de plus en plus nombreux sont ceux qui « pantouflent », c’est-à-dire qui mettent leurs compétences au service du secteur privé. Ce dernier accueille, en 1862, un peu plus de 20 p. 100 des I.P.C. de l’époque, les compagnies de chemin de fer employant à elles seules 80 p. 100 des « pantouflards ».


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Écrit par :

  • : docteur, habilité à diriger des recherches, chargé de recherche à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux

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Pour citer l’article

Konstantinos CHATZIS, « PONTS ET CHAUSSÉES CORPS DES INGÉNIEURS DES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-des-ingenieurs-des-ponts-et-chaussees/