CORDAITOPHYTES

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Le genre Cordaites

Les Cordaites sont maintenant bien connus dans toutes les parties, mais celles-ci furent d'abord décrites sous des noms différents correspondant aux organes séparés. Peu à peu, des connexions ont été découvertes permettant de raccorder ces fragments et de reconstituer la plante entière : le genre Flabellaria désignait d'abord des feuilles isolées ; puis C. Grand'Eury nomma Cordaicladus des empreintes de tige portant des cicatrices foliaires semblables à celles de la base des feuilles isolées.

Les tiges, dont on connaît en détail l'anatomie, ont été décrites sous le nom de Cordaioxylon (Grand'Eury) ; les racines sous ceux d'Amyelon (Williamson) et de Radiculites (Lignier) ; les inflorescences sous celui de Cordaianthus. Ces inflorescences unisexuées constituaient des grappes d'épillets dans lesquels les bractées fertiles, portant des anthères ou des ovules nus, alternaient avec les bractées stériles.

Les organes reproducteurs, qui contiennent le pollen ou les ovules, sont également bien connus ; les organes femelles, décrits sous les noms de Cardiocarpus (Brongniart) ou de Cycadinocarpus (Renault), atteignaient le stade de graine seulement après leur dispersion, ce qui permet de placer ces plantes parmi les Préphanérogames. Isolées, ces « graines » sont appelées samaropsis.

Les feuilles

Le tronc de Cordaites, qui atteignait une hauteur d'une trentaine de mètres, se terminait par un bouquet de feuilles très particulières, ressemblant à du cuir, longues et rubanées (25 à 60 cm de long et d'une largeur de 3 à 6 cm, et même parfois de 15 cm). Elles ont rarement été trouvées entières. Leur marge ne comporte aucune dent. Elles sont fixées directement sur la tige sans pétiole et sont parcourues par de nombreuses nervures parallèles. Leurs structures anatomiques sont parfaitement connues. L'épiderme supérieur contient au millimètre carré en moyenne 6 stomates alors que l'épiderme inférieur en contient 124. Ces stomates sont d'après R. Florin du type « haplochéile », c'est-à [...]

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Autres références

«  CORDAITOPHYTES  » est également traité dans :

PRÉPHANÉROGAMES

  • Écrit par 
  • Fabienne PETIT
  •  • 346 mots

Dans la classification botanique, les préphanérogames constituent un ensemble ayant la valeur d'un embranchement. Ces végétaux ont été longtemps considérés comme des gymnospermes, c'est-à-dire comme des plantes à graines, à cause de l'ovule, très grand, parfois énorme (de 10 à 12 cm), simulant une graine, avec laquelle il a pu être confondu. Plusieurs botanistes soulignent la séparation physiolog […] Lire la suite

Pour citer l’article

Édouard BOUREAU, « CORDAITOPHYTES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cordaitophytes/