ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

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Réactif de Grignard

Réactif de Grignard
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Réactions de composés à anion mobile

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Genèse des dérivés métalliques

Les organométalliques résultent en général de l'une des cinq réactions ci-dessous :

1. Réduction d'un dérivé halogéné par un métal, qui s'écrit schématiquement des deux manières suivantes :

2. Action  d'un  hydrocarbure  assez « acide » sur l'organométallique d'un hydrocarbure moins acide :

3. Échange fonctionnel entre un dérivé halogéné et un organométallique :

4. Action d'un halogénure métallique sur le dérivé d'un autre métal :

5. Action d'un métal sur un autre organométallique :

Si l'hydrocarbure dont dérive l'organométallique est assez acide, on peut remplacer, dans la deuxième réaction, l'organométallique auxiliaire par le dérivé métallique d'un hydrure peu acide :

La première réaction est, de beaucoup, la plus importante ; son mécanisme n'est pas encore parfaitement élucidé. Il est probable que la réduction de RX en RM s'opère en deux phases :

ou bien :

La seconde phase serait concurrencée par deux autres évolutions de R. : la réaction de Wurtz (2 R. → R − R) et la dismutation (2 R. → R (+ H) + R (− H)).

Enfin, dans les conditions où il prend naissance, l'organométallique peut réagir sur l'halogénure en excès :

La première phase est celle qui exige le moindre transfert électronique entre le métal et l'halogénure ; on la dépasse difficilement si l'halogénure est peu actif et le métal peu électropositif. Mais, dans le cas extrême contraire, la troisième réaction est presque inévitable. La nucléophilie du solvant provoque une évolution dans le même sens que la fragilité de l'halogénure et que l'électropositivité du métal.

Un bon rendement en organométallique RM exige donc un compromis entre le métal, l'halogène et le solvant.

De fait, le sodium agit, sans solvant (ou dans des solvants inertes), sur la plupart des dérivés halogénés, mais, la troisième phase ne pouvant être évitée, la réaction de Wurtz résulte à la fois de la duplication concurrentielle du radical et de la troisième réaction. On n'obtient pas alors le dérivé sodé. L'action du lithium ne conduit guère [...]

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Écrit par :

  • : professeur de chimie organique à la faculté des sciences de Marseille
  • : professeur à la faculté des sciences de Paris, à l'École centrale des arts et manufactures de Paris et à l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses

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Pour citer l’article

Jacques METZGER, Charles PRÉVOST, « ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/composes-organometalliques/