COMÉDIE DE MOEURS

AUGIER ÉMILE (1820-1889)

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 382 mots

Représentant avec Dumas fils de la comédie sérieuse, Émile Augier est de ceux qui analysent avec lucidité les mœurs de leur époque. Après avoir passé son baccalauréat en philosophie, il entre chez un avoué mais sent que sa vocation est ailleurs. Admirateur et disciple de François Ponsard, partisan de « l'école du bon sens » en réaction contre le drame romantique, il écrit une première pièce en ver […] Lire la suite

BENAVENTE JACINTO (1866-1954)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 926 mots

Dramaturge espagnol. Jacinto Benavente fut le principal représentant de la comédie bourgeoise, qui triompha sur la scène avant l'apparition des productions poétiques d'un Valle-Inclán ou d'un García Lorca. Des dialogues brillants, mélange de cynisme et d'humour, et l'habileté de la construction dramatique caractérisent son théâtre, dégagé de la grandiloquence d'un Echegaray. Témoin des mœurs cont […] Lire la suite

BOULEVARD THÉÂTRE DE

  • Écrit par 
  • Daniel ZERKI
  •  • 5 989 mots

Dans le chapitre « L'amour, le mariage, l'adultère »  : […] Avec l'argent, et conditionné par l'argent, on trouve bien entendu, l'amour... Le Boulevard partage l'amour en deux catégories bien distinctes : l'amour-sentiment, souvent très désincarné, du drame, du mélodrame, de la féerie et de la comédie de mœurs ; et l'amour physique, dont on ne parle pas ouvertement, mais auquel on fait de fréquentes allusions dans la comédie légère. C'est le règne du clin […] Lire la suite

BOURDET ÉDOUARD (1887-1945)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 388 mots

Auteur dramatique français, Édouard Bourdet fait ses débuts, en 1910, avec Le Rubicon . Mais pas plus cette pièce que L'Homme enchaîné (1923) ne connaissent le succès. La Prisonnière (1926) aborde un sujet difficile, la souffrance d'une femme damnée, et l'auteur le traite avec beaucoup d'habileté et l'audace qu'il s'est permise dans le choix du thème est pleinement acceptée par un très large pub […] Lire la suite

COMÉDIE

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED
  •  • 5 416 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'âge bourgeois »  : […] Avec l'avènement progressif de la bourgeoisie au xix e siècle, les problèmes de la comédie vont se trouver posés en termes nouveaux. À la nouvelle classe prédominante le théâtre va proposer des images où elle puisse se reconnaître sans s'effaroucher et trouver un divertissement qui ne mette pas en cause sa vision du monde. Le formalisme littéraire du postclassicisme cède la place, par degrés, à […] Lire la suite

DANCOURT FLORENT CARTON dit (1661-1725)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 244 mots

Ancien élève des Jésuites, Dancourt se voue au théâtre. Il enlève et épouse, en 1680, la fille de l'acteur La Thorillière, qu'il devait rendre malheureuse par une inconduite notoire. Il joue à Lille, puis se crée, comme comédien, orateur de la troupe et auteur à succès, une situation prééminente à la Comédie-Française, à partir de 1685. La faveur que lui témoigne le roi Louis XIV achève de le pose […] Lire la suite

DUMAS ALEXANDRE, dit DUMAS FILS (1824-1895)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 322 mots

Un des fondateurs de la pièce à thèse, c'est-à-dire d'un drame bourgeois réaliste mettant en scène quelque problème social et suggérant des solutions, Dumas fils, enfant illégitime d'Alexandre Dumas père, avait hérité de ce dernier, mais dans un genre totalement différent, une grande fécondité littéraire. Son premier succès fut un roman, La Dame aux camélias (1848), adapté pour la scène en 1852 ; […] Lire la suite

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 629 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La comédie des humeurs »  : […] Alors que la comédie romanesque va briller de tout son éclat avec Shakespeare, un autre genre comique, nourri de réalités plus terre à terre, d'observation impitoyable et plus soucieuse de fustiger que d'amuser, s'installe solidement sur la scène grâce à la plume précise et mordante de Ben Jonson. Ce fils de maçon est le grand rival de Shakespeare par l'ampleur et la diversité de son œuvre, la fo […] Lire la suite

ETHEREGE sir GEORGE (1634-1692)

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 238 mots

Avec George Etherege, c'est un genre dramatique nouveau qui apparaît : la comédie de mœurs de la Restauration. La première comédie d'Etherege, La Vengeance comique ou l'Amour dans une cuve ( The Comical Revenge or Love in a Tub ), fut créée sur la scène du Lincoln's Inn Fields Theatre en 1664. Sa nouveauté consistait à mettre en scène des us et coutumes contemporains ; cependant, elle respectait […] Lire la suite

FEUILLET OCTAVE (1821-1890)

  • Écrit par 
  • France CANH-GRUYER
  •  • 437 mots

Romancier attitré du monde élégant du second Empire et de la III e République. Après des études fort brillantes au collège Louis-le-Grand de Paris, couronnées de succès au Concours général, il commence son droit tout en travaillant pour le théâtre avec Paul Bocage. Il est rappelé dans sa Normandie natale auprès de son père malade, et ce semi-exil lui permettra de trouver sa voie. Le roman de Bel […] Lire la suite

ITALIENS LES, théâtre

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 877 mots

Les comédiens italiens qui, au xvii e et au xviii e siècle, se sont, pendant deux longues périodes, installés en France, ont joué dans l'histoire de notre théâtre un rôle considérable. Dès le dernier tiers du xvi e siècle et tout au long de la première moitié du xvii e , des troupes vont de ville en ville ; certaines d'entre elles (en premier lieu celle de Flaminio Scala, dit Flavio, qui avait […] Lire la suite

KLAPISCH CÉDRIC (1961- )

  • Écrit par 
  • René PRÉDAL
  •  • 673 mots

Né en 1961, Cédric Klapisch, après des études de philosophie et de cinéma à Paris, étudie aux États-Unis où il tourne quelques courts-métrages. De retour en France, il signe plusieurs films d'entreprise avant Riens du tout (1992), premier long-métrage où Fabrice Luchini campe un jeune P.-D.G. qui veut moderniser un grand magasin pour éviter sa fermeture programmée. D'entrée, le cinéaste affirme […] Lire la suite

LABICHE EUGÈNE (1815-1888)

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 742 mots

Successeur direct de Scribe dans la tradition du vaudeville et dans les faveurs du public parisien, Eugène Labiche a régné en maître sur le théâtre comique durant le second Empire. Cette célébrité ne déteint pas sur sa vie (« trop heureuse pour que [sa] biographie soit intéressante », dit-il lui-même), où le succès ne s'est pas fait attendre : « Je n'ai eu qu'à tirer le cordon pour entrer. » Issu […] Lire la suite

LESAGE ALAIN-RENÉ (1668-1747)

  • Écrit par 
  • Roger LAUFER
  •  • 1 280 mots

Dans le chapitre « Un écrivain de métier »  : […] La volonté de vivre honorablement de sa plume situe Lesage parmi ses contemporains entre E. Lenoble, J. B. Mailly, folliculaires gagés qui écrivaient indifféremment d'amour, de politique ou de religion, et Crébillon père, F. Gâcon, A. Danchet, poètes membres de diverses académies, qui pratiquaient les grands genres. Né à Sarzeau (Morbihan) d'une famille de petits officiers royaux, il se fixe à Par […] Lire la suite

MARIONNETTES

  • Écrit par 
  • Paul-Louis MIGNON
  •  • 3 275 mots

Dans le chapitre « Types et mœurs populaires »  : […] Avec l'islam, l'impossibilité de figurer en chair et en os l'être humain a favorisé le « jeu des ombres ». Vers le xvi e  siècle, une comédie de mœurs, où la satire de l'actualité avait sa place, s'est organisée autour du type de Karagöz. Chauve, portant un haut bonnet, le ventre gros, bossu, brandissant un énorme phallus qui lui sert de matraque, fourbe, soumis à ses instincts de goinfrerie et d […] Lire la suite

PORTO-RICHE GEORGES DE (1849-1930)

  • Écrit par 
  • Claude BURGELIN
  •  • 267 mots

Auteur dramatique, dont les pièces ont pour thème majeur les difficultés et les conflits amoureux. Georges de Porto-Riche a été l'un des premiers auteurs à évoquer la vie sexuelle des couples qu'il mettait en scène. Avec Amoureuse (1891), interprétée par Réjane, et Le Passé (1897), il obtint de grands succès. Son théâtre savait en effet allier l'exigence réaliste (on y retrouve l'idéologie de l' […] Lire la suite

ROJAS Y ZORRILLA FRANCISCO DE (1607-1648)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 449 mots

L'un des principaux dramaturges de l'époque de Calderón. Plusieurs de ses pièces furent jouées au palais royal. Rojas y Zorrilla a écrit quelque soixante-dix comedias et une quinzaine d' autos sacramentales dont El Rico Avariento ( Le Riche Avare ) et La Viña de Nabot ( La Vigne de Nabhot ). Ses principales qualités sont : le sens du tragique et des coups de théâtre, la vis comica , l'intuitio […] Lire la suite

SARDOU VICTORIEN (1831-1908)

  • Écrit par 
  • Jacques PRÉVOT
  •  • 634 mots

Né dans une famille d'origine niçoise, d'un père professeur et passionné de lexicographie, Victorien Sardou fait lui-même de solides études et se consacrera sa vie durant à des recherches d'histoire érudites, en particulier sur Paris, ses monuments et ses musées. Ce goût secret illustre la diversité des talents de celui qu'on prendrait à tort pour un simple amuseur public. Après une première pièce […] Lire la suite

SHADWELL THOMAS (1642-1692)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 762 mots

Né dans le Norfolk, Thomas Shadwell est étudiant à Gonville and Caius College (Cambridge), puis passe au Middle Temple (Londres). Selon la coutume des jeunes intellectuels, il voyage quelque temps sur le continent. À son retour, il prend le goût du théâtre et fait jouer sa première pièce, Les Amants maussades ( The Sullen Lovers ) en 1668. C'est une adaptation des Fâcheux de Molière, dont les co […] Lire la suite

SHERIDAN RICHARD BRINSLEY (1751-1816)

  • Écrit par 
  • Jean DULCK
  •  • 1 062 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ambiguïté d'une œuvre »  : […] Bien qu'étant l'auteur de la meilleure comédie, du meilleur opéra et de la meilleure farce du xviii e  siècle anglais, Sheridan n'a pas vraiment réussi sa carrière d'homme de théâtre. Pourtant il aimait son métier qu'il possédait parfaitement. Ses pièces étaient écrites pour sa troupe, ce qui explique la perfection de L'École de la médisance. Quoique par ailleurs fort négligent en tant que direct […] Lire la suite

SHIRLEY JAMES (1596-1666)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 267 mots

Après avoir enseigné, Shirley devint ministre protestant puis se convertit au catholicisme. Sa première pièce, L'École de la galanterie ( The School of Complement ), fut représentée en 1625. À la fermeture des théâtres de Londres, en 1636, il écrivit pour le théâtre de Saint Werburgh, de Dublin. De retour à Londres en 1640, Shirley obtint la charge de dramaturge de la maison du roi, au théâtre de […] Lire la suite

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 346 mots

Dans le chapitre « Du siècle des Lumières à l'ère industrielle »  : […] Dans toute l'Europe, le théâtre compte désormais parmi les lieux d'élection où se célèbrent les rites de l'esprit de société. Néanmoins, en ce temps où le mouvement des idées commande l'évolution conjuguée des mœurs et des formes littéraires, la création dramatique reste en retrait par rapport, en particulier, à l'essor du roman. En France, le fait caractéristique est la décomposition de la tragéd […] Lire la suite

VAUDEVILLE

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 952 mots

A l'origine, au xv e  siècle, le vaudeville, ou vaudevire, du nom du lieu où il a pris naissance, est une chanson gaie et maligne. Jusqu'à la fin du xviii e  siècle, moment où il se fond avec le courant de la chanson française, le vaudeville se présente sous deux aspects : un aspect satirique inspiré des anecdotes et des événements de l'actualité (les troubles de la Fronde, par exemple), un aspect […] Lire la suite


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Sheridan

photographie : Sheridan

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Une scène de L'École de la médisance (The School for Scandal), une comédie de l'Irlandais Richard Sheridan (1751-1816), montée au Arts Theatre Club de Londres, en 1945 

Crédits : Hulton Getty

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Sheridan

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Crédits : Hulton Getty

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