CAMPANA COLLECTION

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L'intérêt pour l'archéologie dans l'Italie du XIXe siècle

La civilisation étrusque, qui s'était développée entre le viiie et le ier siècle avant J.-C. sur le territoire de l'actuelle Toscane, fut une des plus riches du monde antique : elle nous a laissé des milliers d'objets précieux, bijoux en or, céramiques ornées de peintures – souvent importées de Grèce –, statuettes et miroirs en bronze, sarcophages en albâtre, que les puissants aristocrates étrusques déposaient dans leurs tombes, étalant leur faste au-delà de la mort. Dès la Renaissance, avec le retour de l'intérêt pour l'Antiquité, on s'aperçut des trésors que recelait le sous-sol toscan. Les grands-ducs de Toscane, en particulier Côme Ier de Médicis, contribuèrent largement à ce lancement de l'archéologie, qui s'apparenta plus – au jugement des savants actuels – à un pillage en règle des nécropoles qu'à une étude véritablement scientifique... Néanmoins, c'est à cette époque qu'on découvrit des chefs-d'œuvre aussi remarquables que les grandes statues de bronze de La Chimère d'Arezzo et de l'Arringatore (le Harangueur) qui sont aujourd'hui encore les plus beaux fleurons du musée archéologique de Florence.

Après un ralentissement, les recherches reprirent, avec une ampleur inégalée, dans les premières décennies du xixe siècle. Des trouvailles sensationnelles étaient venues relancer l'intérêt pour les fouilles. À partir de 1825, on découvrit, en quantité, les peintures des tombes étrusques de Tarquinia, révélant un art resté presque ignoré jusque-là. On se mit à fouiller des nécropoles particulièrement riches en beaux vases attiques, comme celles de Vulci que Lucien Bonaparte, prince de Canino, se mit à explorer systématiquement à partir de 1828. On mit au jour des milliers d'objets. Ces découvertes donnèrent lieu à la formation de collections publiques : le Musée grégorien étrusque fut ouvert au Vatican en 1837. Elles poussèrent aussi à la formation de collections privées : le moindre notable voulut avoir sa collection d'antiques – ce qui entraîna le développement d'un commerce florissant.

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TRÉSORS ANTIQUES. BIJOUX DE LA COLLECTION CAMPANA (exposition)

  • Écrit par 
  • Claudette JOANNIS
  •  • 942 mots

Du 21 octobre 2005 au 16 janvier 2006, le Louvre a accueilli, sous l'intitulé Trésors antiques, des Bijoux de la collection Campana (catalogue par F. Gaultier et C. Metzger, commissaires de l'exposition, Musée du Louvre Éditions-5 Continents Éditions, Paris-Milan, 2005), une exposition qui mérite à plusieurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tresors-antiques-bijoux-de-la-collection-campana/#i_27145

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Pour citer l’article

Dominique BRIQUEL, « CAMPANA COLLECTION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 septembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/collection-campana/