COLÉOPTÈRES

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Étude d'un type : « Tenebrio molitor »

Cet Insecte appartient à la famille des Ténébrionidés ; sa larve, qui ressemble à un ver, est communément appelée « ver de farine ». On l'élève facilement en laboratoire dans des bocaux contenant un mélange de son et de farine.

Tenebrio molitor adulte, morphologie

Dessin : Tenebrio molitor adulte, morphologie

Morphologie de Tenebrio molitor, adulte 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'adulte, dont le tégument est de couleur noire, mesure 1,4 cm environ. Sur la face dorsale, on distingue seulement la tête avec des pièces buccales broyeuses, puis le corselet (pronotum), l'écusson (mésonotum), très petit, et enfin les élytres, qui recouvrent tout le reste du corps, c'est-à-dire le mésothorax et le métathorax, ainsi que tous les segments abdominaux. Sur la face ventrale, les trois segments thoraciques sont plus faciles à identifier et les segments abdominaux sont bien visibles.

Les bords externes des élytres, étroitement appliqués sur les bords des sternites abdominaux, forment ainsi une sorte de cuirasse qui protège toute la partie postérieure du corps. Ainsi, les élytres recouvrent-elles la totalité des tergites abdominaux et les stigmates, ainsi que les ailes postérieures, qui restent membraneuses et sont repliées sur le dos de l'insecte. La nervation des élytres est à peine visible en raison de la sclérification ; cependant, les spécialistes peuvent considérer certaines ornementations linéaires (stries et interstries) comme les vestiges transformés d'une nervation normale. L'étude du développement alaire de la nymphe de cet insecte montre que les interstries impaires se forment sur l'emplacement des six trachées principales qui parcourent l'ébauche alaire de la nymphe. La nervation de la seconde paire d'ailes de tous les Coléoptères est influencée par la pliure de l'extrémité distale, qui permet le logement, au repos, de l'aile sous les élytres. Cela modifie le trajet des nervures de telle sorte que les nomenclatures proposées par différents auteurs ne concordent pas ; nous retenons ici celle de Handlisch (1906), qui repose sur l'étude des trachées et que nous avons pu vérifier par l'étude du développement dans le cas du Tenebrio molitor.

Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure

Dessin : Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure

La nervation de l'aile postérieure de Tenebrio molitor 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tenebrio molitor, élytre

Dessin : Tenebrio molitor, élytre

Élytre de Tenebrio molitor 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure

Dessin : Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure

La nervation de l'aile postérieure de Tenebrio molitor 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La larve a l'aspect d'un ver très fortement chitinisé. Sa tête, bien individualisée, porte une paire d'antennes à trois articles ainsi que les pièces buccales ; le thorax comprend trois segments munis chacun d'une paire de pattes très courtes ; l'abdomen se compose de dix segments lisses dont le dernier, peu développé, prend l'aspect d'un pseudopode anal ou pygopode. La nymphe est semi-obtectée, c'est-à-dire recouverte d'un enduit fixant les appendices contre le corps. À son éclosion, elle est blanche ; la pigmentation n'apparaît que progressivement au cours de la nymphose, qui dure une dizaine de jours.

Tenebrio molitor, nymphe

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Nymphe de Tenebrio molitor 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tenebrio molitor adulte, morphologie

Tenebrio molitor adulte, morphologie
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Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure

Tenebrio molitor, nervation de l'aile postérieure
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Tenebrio molitor, élytre

Tenebrio molitor, élytre
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Robert GAUMONT, « COLÉOPTÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/coleopteres/