CLONAGE

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Le clonage à finalités thérapeutiques chez l'homme

L'importance de la question éthique soulevée par la perspective d'application du clonage à l'homme a rapidement conduit à distinguer le clonage reproductif, aboutissant à la naissance d'un individu, du clonage non reproductif – dit clonage à finalités thérapeutiques – se limitant à la production de cellules embryonnaires. Dans le premier cas, on laisse le noyau initial participer à toutes les étapes du développement, apportant ainsi la preuve qu'il a pu retrouver l'état totipotent du noyau de l'œuf fécondé. Dans le second cas, on interrompt cette reprogrammation des étapes du développement très tôt, avant l'implantation, alors que l'embryon a atteint le stade blastocyste. À ce stade, les cellules, qui auraient donné plus tard le fœtus, se multiplient activement. Placées en culture, elles peuvent continuer à se diviser tout en restant à l'état indifférencié. Mais elles ne sont plus capables de s'organiser entre elles pour former un embryon. On les appelle les cellules souches embryonnaires ou cellules ES (embryonic stem cells). Si, chez la souris, on introduit ces cellules dans un blastocyste, que l'on implante ensuite dans l'utérus d'une femelle receveuse, on constate que les cellules ES sont capables de se différencier en de très nombreux types cellulaires et de contribuer à tous les tissus du fœtus (cf. cellules souches). C'est ce potentiel élevé de différenciation qui fait que ces cellules sont dites pluripotentes. On commence aujourd'hui à savoir orienter leur différenciation en culture in vitro pour obtenir, par exemple, des lignées de cellules nerveuses, musculaires ou sanguines. Ces lignées pourraient s'avérer très précieuses pour reformer des tissus déficients par greffes ou injections dans un tissu lésé. Plusieurs équipes de recherche ont montré qu'on pouvait aussi obtenir des lignées de cellules ES à partir de blastocystes de souris eux-mêmes issus de clonage. Ces cellules ES ont alors le même génotype que celui de la souris d'où provient la cellule donneuse de noyau. Transposée à l'homme, cette approche [...]


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Ian Wilmut et la brebis Dolly

Ian Wilmut et la brebis Dolly
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Clonage : la brebis Dolly

Clonage : la brebis Dolly
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Techniques de clonage des mammifères

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Écrit par :

  • : docteur en médecine
  • : directeur de recherche honoraire de l'Institut national de la recherche agronomique, membre de l'Académie d'agriculture de France

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«  CLONAGE  » est également traité dans :

DOLLY

  • Écrit par 
  • Jean-Paul RENARD
  •  • 1 083 mots
  •  • 1 média

En juillet 1996 naissait, dans les laboratoires du Roslin Institute d'Édimbourg (Écosse), le premier mammifère cloné, la brebis Dolly , obtenu par transfert du noyau d'une cellule somatique (cellule adulte non sexuelle, ici une cellule de mamelle) dans un ovocyte (ovule) préalablement énucléé. Cette technique de clonage permet d'obtenir, à partir des noyaux d'un organisme adulte, des individus qui […] Lire la suite

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La Haute Autorité en charge des activités d'assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie accède à la demande émise par une équipe de biologistes de l'université de Newcastle de créer des embryons humains à des fins de recherche médicale. Elle met ainsi pour la première fois en application une législation sans précédent dans le monde, adoptée en février 2002. Ces recherches […] Lire la suite

France. Révision de la loi sur la bioéthique. 9 juillet 2004

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Le 7, le Comité consultatif national d'éthique, consulté par le gouvernement sur l'avant-projet de loi « tendant à la révision des lois de 1994 relatives à l'éthique biomédicale », se prononce à une faible majorité en faveur de l'autorisation encadrée du clonage thérapeutique, accordée […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Didier LAVERGNE, Jean-Paul RENARD, « CLONAGE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/clonage/