CLASSICISME, littérature

BAROQUE / CLASSIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 575 mots

Comme de nombreux termes employés dans les études littéraires, et plus largement culturelles, par exemple celui de « réalisme », les qualificatifs « baroque » et « classique » – ou leurs formes substantivées « baroque » et « classicisme » – relèvent d'une double approche, théorique et historique. Il s'agit de concepts appliqués à un style, un courant, une péri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque-classique-notion-de/#i_6602

ALLEMANDES (LANGUE ET LITTÉRATURES) - Littératures

  • Écrit par 
  • Nicole BARY, 
  • Claude DAVID, 
  • Claude LECOUTEUX, 
  • Étienne MAZINGUE, 
  • Claude PORCELL
  •  • 22 521 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le demi-siècle d'or »  : […] Werther (1774) avait d'un coup fait tomber les murailles : la littérature allemande avait enfin conquis l'audience de l'étranger. Pendant un demi-siècle, elle allait ouvrir des voies nouvelles. Cet essor s'accompagne de celui des grandes philosophies idéalistes ; il se déroule au milieu des tumultes politiques – les guerres de la Révolution et de l'Empire – qui vont diviser les esprits et aiguise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allemandes-langue-et-litteratures-litteratures/#i_6602

ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 917 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'artifice et le naturel »  : […] Le xvii e et le xviii e siècles n'iront pas toujours aussi loin dans la réflexion sur la création littéraire. Le premier fait qui les caractérise est l'approfondissement du maniérisme. Avec Gracián ou Tesauro, celui-ci aboutit à sa forme extrême, qui ressemble fort aux ornementations du « plateresque » espagnol. En matière de langage, on parle essentiellement de pointes et de concetti à travers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_6602

BÉRÉNICE, Jean Racine - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 968 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une esthétique de la rareté »  : […] Pour en arriver là, Racine a, une fois de plus, choisi une voie différente de toutes celles qu'il avait jusqu'à présent expérimentées. C'est un nouvel essai esthétique qui tient compte à la fois des acquis (la constante référence aux tragiques grecs et à Aristote, les larmes et la tendresse d' Andromaque , 1667, le sérieux et le recours à l'histoire romaine de Britannicus , 1669) et entend les dép […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/berenice-jean-racine/#i_6602

BOILEAU NICOLAS (1636-1711)

  • Écrit par 
  • Pierre CLARAC
  •  • 1 836 mots

Sous le règne de Louis XIV, la bourgeoisie ne cesse de s'élever. Boileau est, dans l'ordre des lettres, le représentant le plus authentique de cette bourgeoisie. Il est issu d'une longue suite de greffiers, d'avocats et de petits officiers de finance. C'est à peine si, parmi les ascendants de sa grand-mère paternelle, on rencontre quelques magistrats. Il est du Palais et un peu d'Église ; à onze […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-boileau/#i_6602

ROMANTISME

  • Écrit par 
  • Henri PEYRE, 
  • Henri ZERNER
  •  • 22 144 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Originalité »  : […] Il y a eu peut-être en Grande-Bretagne des poètes lyriques romantiques, ou ainsi dénommés aujourd'hui, plus grands que ceux de France. Il y a eu en Allemagne une philosophie beaucoup plus hardie et des constructeurs de systèmes qui ont manqué à la France, et plus encore à l'Angleterre (où Sydney Smith, Adam Smith, Ricardo, James Mill et les « utilitaires » n'ont absolument pas été touchés par le r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romantisme/#i_6602

ÉCOLE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 644 mots

Dans le chapitre « Un mode de périodisation »  : […] Soulignons un premier point : la tendance de beaucoup d'écrivains à s'affirmer d'abord en tant qu'individus (avec son pendant, le goût du lecteur pour une œuvre considérée isolément) ne pourra qu'irriter le savant, et tout particulièrement le sociologue, voué par métier à la dimension collective de la réalité humaine – et l'on sait que se développe une sociologie de la littérature : elle peut y v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-litteraire/#i_6602

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Comme d'autres termes généraux et vagues qui désignent une époque littéraire et artistique, un idéal esthétique et quelque groupement d'hommes poursuivant un objet analogue (Renaissance, âge des Lumières, romantisme, symbolisme), le mot «  classicisme » défie toute précision. Il y a des classiques dans toutes les littératures ; et, dans diverses langues de l'Europe, le substantif ou l'adjectif dés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_6602

LA PRINCESSE DE CLÈVES (Madame de Lafayette) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 108 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Classicisme et modernité »  : […] M me  de La Fayette, de naissance Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, connaît bien Paris, ses salons, sa conversation, et ses grands auteurs. Installée depuis 1661 dans la capitale, elle fréquente les milieux galants, les anciens frondeurs, les théoriciens de la langue et du texte. Proche d'écrivains et d'érudits tels que Huet, Segrais et La Rochefoucauld, mais aussi de M lle  de Scudéry ou de Mé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-princesse-de-cleves/#i_6602

LA FAYETTE MARIE-MADELEINE DE dite MADAME DE (1634-1693)

  • Écrit par 
  • Jeanne FAURE-COUSIN
  •  • 1 054 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le style et le ton »  : […] Que Boileau l'ait tenue pour la femme de France qui écrivait le mieux ne nous fera pas pour autant trouver sa phrase parfaite. Mais est-ce la perfection d'un langage qui tisse certain ton ? Outre un faste baroque perdu, certains déploreront des impropriétés, des redites, un abus du relatif, un vocabulaire pauvre. Mais l'habileté des faiseurs, qu'at-elle à voir avec le génie ? Un pointage de gauche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-madeleine-de-la-fayette/#i_6602

LA ROCHEFOUCAULD FRANÇOIS DE (1613-1680)

  • Écrit par 
  • Paul BÉNICHOU
  •  • 1 410 mots

L'œuvre du moraliste français François, duc de La Rochefoucauld , est née tout entière de sa carrière d'aristocrate conspirateur et homme du monde. Il conspira en effet et se battit de vingt-cinq à quarante ans, puis vécut paisiblement dans la retraite ou dans le monde jusqu'à sa mort, à Paris où il était né. Sa vie, commencée dans les agitations de la Fronde, à laquelle il prit une part active, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-de-la-rochefoucauld/#i_6602

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIe s.

  • Écrit par 
  • Patrick DANDREY
  •  • 7 323 mots

Dans le chapitre « Classicisme et baroque : un art des contraires »  : […] Le paradoxe de ce label de sérénité classique accordé au xvii e  siècle français au sein d’une Europe déchirée et déroutée fit prendre conscience, au xx e  siècle, du caractère partiel et partial de cette perception sélective et normative. Le souci de rendre meilleure justice à la diversité d’une époque à la fois complexe, diverse, tendue et même tragique dans le domaine historique, intellectuel e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviie-s/#i_6602

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIIe s.

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 7 651 mots
  •  • 4 médias

Entre classicisme et romantisme , la littérature du xviii e  siècle occupe une place très singulière. Elle a souvent été présentée comme une littérature d’idées plutôt que de poésie et lue rétrospectivement à partir de la Révolution qu’elle aurait « annoncée ». Par la suite, la III e  République lui a réservé une place fondatrice dans l’enseignement français, à l’égal du classicisme. Mais on lit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviiie-s/#i_6602

MERVEILLEUX

  • Écrit par 
  • Jacques GOIMARD
  •  • 6 673 mots

Dans le chapitre « L'échec des restaurations passées »  : […] Si le merveilleux a partie liée avec la croyance, il devient factice quand on cesse d'y croire, quand les conditions d'une rencontre privilégiée ne sont plus réunies ; la merveille abandonnée, falsifiée, réduite à un clinquant ou à un vernis, n'a plus que le pouvoir d'abuser le lecteur. Or cette déchéance est déjà largement acquise au xvi e  siècle. L'histoire du concept de merveilleux est en gran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merveilleux/#i_6602

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Questions de définition »  : […] À l'exception de Montaigne, dont il faudra reparler, cette famille des « moralistes français » écrit donc la langue classique et pratique dans tous les cas la forme brève : pensées, maximes, caractères, « réflexions ou remarques ». Mais, à ne retenir même que trois auteurs, qu'ont-ils réellement en commun – sinon la qualité exceptionnelle d'un style ? Pascal a voulu livrer une Apologie de la r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_6602

NATUREL, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 466 mots

L'un des principes de base de l'esthétique classique. Le naturel « exprime la conformité de l'œuvre d'art à un modèle idéal qu'on appelle conventionnellement la nature » (R. Bray). Cette définition permet de comprendre les ambiguïtés de la notion. Quelle nature ? La nature humaine sans doute, et non la nature extérieure. Mais, écrit Pascal « on ne sait ce que c'est que ce modèle naturel qu'il faut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/naturel-esthetique/#i_6602

ŒUVRES POÉTIQUES, François de Malherbe - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 570 mots

Dans le chapitre « Le premier des classiques »  : […] Ainsi, du fait même de la publication tardive, comme dans la présentation de ses poésies, Malherbe se donne d'abord comme le poète de la cour et des Grands. L'écrivain autonome n'est pas encore né, et Malherbe se veut d'abord au service de l'ordre monarchique et de l'ordre aristocratique. Il s'agit de donner, par la langue, l'image d'une paix recouvrée et d'un pouvoir ferme. Clarté, ordre, minimu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oeuvres-poetiques-francois-de-malherbe/#i_6602

RACINE JEAN

  • Écrit par 
  • Paul BÉNICHOU
  •  • 4 340 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Action et passion »  : […] La tragédie classique française est une action. Elle a longuement conquis, au cours de sa formation, ce caractère avant tout dramatique. Or nous savons le rôle que joue la fatalité dans la tragédie de Racine. Mais la fatalité racinienne, qui est avant tout celle des passions, suppose une action intense. Le destin et la volonté des héros sont la même chose. Les dieux peuvent être les auteurs du de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-racine/#i_6602

SCALIGER JULES CÉSAR (1484-1558)

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 664 mots

Né en Italie d'une famille qu'il prétendait illustre et qui fut très vraisemblablement obscure, condottiere de l'épée avant de devenir « gladiateur des lettres » (Nisard), tour à tour étudiant et moine, Jules César Scaliger s'initie à la médecine, qu'il vient exercer en France : il se fixe à Agen, qu'il ne quittera pratiquement plus. Doué d'une force de travail et d'une mémoire exceptionnelles, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-cesar-scaliger/#i_6602

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 346 mots

Dans le chapitre « Le classicisme français »  : […] Le classicisme apparaît, à sa date, comme un réveil tardif de la poussée vitale qui avait produit la comedia , la commedia dell'arte et le drame élisabéthain. Seulement, au baroque triomphant dans ces trois écoles il oppose un parti pris de stricte économie des moyens. Si cette volonté n'a pas été stérilisante, c'est principalement grâce à l'étonnante conjonction, en un demi-siècle, de trois des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-histoire/#i_6602

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 310 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  La dramaturgie classique : l'espace tragique »  : […] Joué avant d'être publié, en particulier au xvii e  siècle, le théâtre s'affirme comme un type de représentation où plusieurs praticiens s'affrontent, et rarement s'accordent : à côté des comédiens et des décorateurs, face au public qui considère avant tout que la séance de théâtre est un moment de sociabilité, les nouveaux auteurs-écrivains revendiquent leur légitimité et leur propriété sur l'œu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-dramaturgie/#i_6602

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'interprétation des classiques

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 7 281 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une nouvelle idée du classicisme »  : […] La période dont nous parlons met en effet en question, au théâtre comme dans la critique littéraire, une certaine idée du classicisme fondée sur l'autorité des anciens, sur la nation, sur la conscience d'une apogée du Grand Siècle, bref, sur une idée scolaire. À travers tout ce mouvement, le Grand Siècle devenu simplement le xvii e  siècle s'en est trouvé enrichi, revisité et soudain plus utile à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-interpretation-des-classiques/#i_6602

VOLTAIRE

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 5 181 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Poids de la tradition et dissidence esthétique »  : […] François Marie Arouet, dit Voltaire, est né en 1694 dans une famille de la bourgeoisie, implantée à Paris depuis le xv e  siècle – son père était le notaire, entre autres, du père de Saint-Simon –, frottée de culture puisque sa mère recevait Ninon de Lenclos, le vieux Boileau, l'abbé de Châteauneuf et un certain Rochebrune, mousquetaire et poète, dont Voltaire se prétendit le fils. L'enfant reçut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voltaire/#i_6602

VRAISEMBLABLE, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 647 mots

La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'objet de l'historien, le possible, celui du poète (c'est-à-di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vraisemblable-esthetique/#i_6602

ZADIG, OU LA DESTINÉE, Voltaire - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une moralité ambiguë »  : […] Roland Barthes qualifiait Voltaire de « dernier des écrivains heureux ». Ce bonheur s'exprime d'abord dans un certain rapport à la littérature, caractéristique de l'Âge classique et que le Rousseau des Confessions puis le romantisme vont bientôt ruiner : un mélange de sérieux et d'ironie, d'implication personnelle et de distance amusée. Le conte oriental et le récit picaresque, voire le roman d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zadig-ou-la-destinee/#i_6602