CINQUIÈME RÉPUBLIQUELes années Chirac (1995-2007)

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Jacques Chirac

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France : législatives de 1997

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France : résultats des législatives de 1997

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Lionel Jospin

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Les douze années de présidence de Jacques Chirac (1995-2007) ont été marquées sur le plan institutionnel par le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans, l'inversion du calendrier électoral et le rejet du traité constitutionnel européen. Sur le plan politique, on a assisté à la poursuite des alternances et à des sanctions régulières par les électeurs du pouvoir en place. Élu président en 1995, Jacques Chirac a perdu les législatives de 1997, ce qui a ouvert la voie à une cohabitation de cinq ans entre un président de droite et un Premier ministre de gauche. Le président sortant a été réélu en 2002 pour un second mandat dans des conditions très particulières, la gauche sanctionnée ayant été éliminée du second tour au profit du leader de l'extrême droite. Les élections régionales et européennes de 2004, ainsi que le référendum européen de 2005 ont à nouveau manifesté un désaveu de la droite. Puis, dans une conjoncture marquée par une éruption de violences urbaines en octobre-novembre 2005, un fort mouvement social contre le contrat première embauche (C.P.E.) au printemps de 2006 et un lent recul du chômage, Nicolas Sarkozy réussit à s'imposer en 2007 comme nouveau président, désireux de refonder la politique de la droite.

Jacques Chirac

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Jacques Chirac, élu président de la République française en mai 1995 face au candidat socialiste Lionel Jospin, gagne de nouveau l'élection présidentielle en mai 2002, contre le président du Front national, Jean-Marie Le Pen. 

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La longue période de cohabitation que la France a connue de 1997 à 2002 a mis en lumière les risques engendrés par cette situation et favorisé la réduction du mandat présidentiel (dès 2000). Nous traiterons d'abord de celle-ci avant d'aborder les principales élections, de la victoire de Jacques Chirac à la fin de son second mandat.

Durée du mandat et calendrier électoral

Depuis le début de la IIIe République, le mandat présidentiel durait sept ans. Mais jusqu'à l'instauration de la Ve République, le président avait de fait peu de pouvoirs. Le problème de la durée du mandat fut souvent posé depuis les années 1960, beaucoup jugeant celle-ci trop longue : un président doit avoir le temps de mettre en œuvre sa politique mais il doit aussi se soumettre suffisamment souvent au verdict populaire. Georges Pompidou avait fait voter par les deux Assemblées un projet de modification de la Constitution pour réduire le mandat à cinq ans, mais avait ensuite abandonné sa réforme en 1973. Cette question avait depuis lors été souvent rediscutée mais jamais mise en œuvre. Lionel Jospin était favorable à une telle réduction de la durée et l'avait dit pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 1995 ; Jacques Chirac n'avait pas alors semblé hostile à cette mesure. Cependant, il avait clairement manifesté son opposition le 14 juillet 1999 : « Le quinquennat conduit presque automatiquement au régime présidentiel, et moi je suis hostile au régime présidentiel. » La question fut relancée au printemps de 2000 par une proposition de loi constitutionnelle émanant de Valéry Giscard d'Estaing, appuyée ensuite par le Premier ministre, Lionel Jospin. Risquant un désaveu politique à l'Assemblée de la part d'une partie de la droite qui aurait voté la proposition avec la gauche, Jacques Chirac jugea préférable de trouver un accord avec son Premier ministre ; il se rallia à un « quinquennat sec », c'est-à-dire un raccourcissement sans autre modification, par exemple la limitation du nombre des mandats. Un projet, signé par les deux têtes de l'exécutif, fut ainsi voté très largement par les deux Assemblées, puis soumis au référendum, selon le choix du président, en septembre 2000. Organisé dans un quasi-consensus politique mais sans qu'il y ait eu une véritable campagne électorale, le référendum enregistra le taux record d'abstention de 69,8 p. 100. Il fut approuvé par 73,2 p. 100 de suffrages exprimés, qui ne représentaient que 18,6 p. 100 des électeurs inscrits !

La réduction du mandat à cinq ans permettait d'espérer tenir des élections présidentielle et législatives la même année à partir de 2002, réduisant ainsi les « risques » de cohabitation. Cette situation politique peut en effet conduire à des conflits à la tête de l'exécutif, très préjudiciables à la force de la position française dans les affaires européennes ou internationales.

Normalement, les élections de 2002 devaient commencer par les législatives en mars et être suivies d'une présidentielle en avril-mai. Un tel calendrier, qui plaçait la seconde dans la dynamique des premières, conduisait à renforcer, au moins symboliquement, l'importance de l'élection d'une majorité parlementaire. On pouvait donc s'attendre à ce que les gaullistes souhaitent modifier le calendrier et que la gauche veuille au contraire le maintenir. Mais tout ce qui touche à l'organisation des élections est souvent moins affaire de principe que de calculs à court terme...

Une proposition de loi organique prolongeant le mandat des députés jusqu'à la fin de juin – ce qui permettait d'organiser les élections législatives juste après la présidentielle – fut adoptée par l'Assemblée nationale avec les voix des socialistes et d'une partie de l'U.D.F., alors que le R.P.R., les Verts et le P.C.F. votaient contre. Cet « arrangement » conduit à une solution pour 2002 : choix du président d'abord, des députés ensuite. Mais il ne résout rien pour le long terme puisqu'un président de la République pourra toujours ne pas aller au terme de son mandat (en cas de décès comme ce fut le cas pour Georges Pompidou ou de démission comme pour le général de Gaulle) ou encore dissoudre l'Assemblée. On reviendrait alors à un calendrier décalé entre les deux scrutins, avec des risques ou des chances fortes de cohabitation.

Jacques Chirac à la conquête du pouvoir présidentiel

La conjoncture électorale de 1995 est favorable à la droite puisque les socialistes ont subi des défaites électorales très importantes aux législatives de 1993 et aux européennes de 1994. Ils ont, dans ce contexte, beaucoup de mal à trouver un candidat crédible. Jacques Chirac, bien qu'il préside le parti ayant le plus de députés dans la majorité parlementaire élue en 1993, n'a pas alors souhaité exercer une nouvelle fois la responsabilité de Premier ministre de la cohabitation. Il estime que cela nuirait à sa candidature présidentielle, comme ce fut le cas en 1988. Il préfère donc laisser cette responsabilité à Édouard Balladur, ministre d'État de 1986 à 1988 dans son gouvernement et sorte de vice-Premier ministre, proche conseiller au R.P.R. et « ami de trente ans ». Il n'avait simplement pas prévu que la popularité du Premier ministre dans les sondages ferait de lui un présidentiable. Son style d'homme raisonnable et de dialogue, son profil de gestionnaire, sa volonté de faire des réformes sans rien brusquer, ses rapports relativement pacifiés avec le président de la République pourtant socialiste assurent à Édouard Balladur un capital de sympathie. Sa cote de popularité est presque en permanence très élevée jusqu'au début de 1995. Il apparaît comme le meilleur candidat possible de la droite à la fin de 1994 et même jusqu'en février 1995.

Aucun des deux hommes ne renonçant à se présenter, l'élection présidentielle de 1995 va voir pour la première fois deux candidats de premier plan du même parti gaulliste s'affronter par le biais des urnes. Chacun cherche à mobiliser ses soutiens, Édouard Balladur ayant l'appui d'une large partie de l'U.D.F. et Jacques Chirac pouvant compter sur la machine électorale R.P.R., même si certains dirigeants comme Nicolas Sarkozy ou Charles Pasqua préfèrent soutenir le Premier ministre sortant. Les deux candidats R.P.R. ont des images et des styles politiques très différents, que leur concurrence les amène à accentuer. Jacques Chirac s'est construit une image d'homme proche du peuple, qui sait être convivial et à l'écoute des problèmes des Français. Il va se montrer le plus convaincant sur le versant du diagnostic. La France est en crise et ne parvient plus à se montrer solidaire. La désespérance et le chômage frappent notre société. La « fracture sociale », selon l'expression qu'il popularise alors, se développe, la politique est trop affaire d'élites et de technocrates, adeptes de la « pensée unique ». Jacques Chirac souhaite une meilleure répartition des fruits de la croissance et propose un programme social de créations d'emplois, de lutte contre l'exclusion et d'augmentation des salaires. Tout se passe comme si Édouard Balladur, populaire comme Premier ministre, n'avait pas su ou pas pu – du fait de sa position de chef du gouvernement sortant – se transformer en candidat crédible. Il apparaît de plus en plus comme un conservateur face à celui qui, à droite, incarne le changement. Les courbes des intentions de vote vont s'inverser à partir du début du mois de mars. Jacques Chirac va alors devancer nettement Édouard Balladur dans les sondages.

À gauche, la situation est compliquée. Le candidat socialiste « virtuel » depuis longtemps était Michel Rocard, Premier ministre de 1988 à 1991, dont l'image dans l'opinion était restée plutôt bonne. Mais son très mauvais score comme tête de liste aux européennes de 1994 le conduit à abandonner le leadership du parti et ses projets présidentiels. Jacques Delors, ministre de l'Économie et des Finances de 1981 à 1984, puis très actif président de la Commission européenne à Bruxelles, est alors sollicité, les sondages montrant qu'il a des chances sérieuses de pouvoir être élu. Il renonce en décembre 1994 pour des raisons personnelles et probablement aussi politiques. Le P.S. doit dans l'urgence trouver un candidat. Deux personnalités se présentent aux suffrages des adhérents : Henri Emmanuelli, premier secrétaire du parti, et Lionel Jospin, qui revendique le droit d'inventaire dans l'héritage mitterrandien. Ce dernier, premier secrétaire de 1981 à 1988, ministre de l'Éducation nationale de 1988 à 1992, beaucoup plus populaire dans les sondages que son camarade, devient le candidat officiel, investi par 66 p. 100 des voix. Il fait une campagne active, critiquant les politiques de droite menées aussi bien par Édouard Balladur que par Jacques Chirac. Il propose une relance de l'économie par l'augmentation des salaires, une réduction négociée du temps de travail, des grands programmes sociaux, une fiscalité plus juste.

Contre toute attente, il arrive au premier tour en tête des neuf candidats avec 23,3 p. 100 des suffrages. Jacques Chirac obtient 20,8 p. 100, Édouard Balladur 18,6 p. 100, Jean-Marie Le Pen 15 p. 100. Ce scrutin a fonctionné comme une primaire entre les deux candidats du R.P.R., à l'avantage de celui qui était au départ largement considéré comme déjà vaincu. Bien que le résultat du leader du R.P.R. constitue une base électorale faible pour rassembler une majorité au second tour et gagner l'élection, tout sera plus simple dans la bataille finale. La droite modérée soutient massivement Jacques Chirac et les reports de voix seront bons, malgré la division du premier tour. Jacques Chirac l'emporte donc assez facilement avec 52,6 p. 100 des suffrages contre Lionel Jospin, qui est ainsi placé en position de leader de l'opposition et de possible rassembleur de la gauche.

Vote-sanction lors des législatives anticipées de 1997

Jacques Chirac choisit comme Premier ministre un de ses proches, Alain Juppé, secrétaire général du R.P.R., ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995. Les fortes attentes générées par le discours sur la fracture sociale et la volonté de changement vont laisser place rapidement à l'amertume et à l'insatisfaction. Il n'y aura pas d'état de grâce. Les deux têtes de l'exécutif mènent, il est vrai, une politique de rigueur économique : hausse de la T.V.A. (de 18,6 à 20,6 p. 100) et de certaines cotisations sociales, pas de réduction d'impôt, gel du traitement des fonctionnaires... À l'automne de 1995, six mois après sa nomination, le Premier ministre doit faire face à un vigoureux et populaire mouvement social (avec de grandes grèves et des manifestations puissantes qui culminent en décembre) pour la défense de la Sécurité sociale. Beaucoup de Français sont très attachés à ce qu'ils considèrent comme des acquis sociaux et acceptent donc très difficilement tout ce qui semble les remettre en cause. Une partie de l'opinion, ne voyant pas se réaliser les promesses de réduction de la fracture sociale, manifeste de plus en plus son mécontentement et sa déception à l'égard du pouvoir. Les cotes de popularité du président et de son Premier ministre s'effondrent de mai à novembre 1995 et resteront durablement négatives.

Au début de 1997, les prévisions économiques ne sont pas bonnes. Le président pense que le mécontentement social et politique risque de s'aggraver jusqu'au renouvellement de l'Assemblée nationale prévu en mars 1998. Il préfère dissoudre le Parlement en avril 1997 et procéder à des élections législatives anticipées. Il espère ainsi pouvoir conserver plus facilement une majorité parlementaire et relégitimer son pouvoir. Pour la première fois sous la Ve République, une dissolution intervient sans qu'un événement particulier ne semble la justifier (comme la censure du gouvernement en 1962, les événements de mai 1968, l'élection d'un président de la République en 1981 et 1988). Cette « dissolution-surprise » ne fut pas très bien comprise. Le président affirme vouloir donner un nouvel élan à la politique française, accélérer les réformes, placer la France en position forte en Europe avant le passage à la monnaie unique. Beaucoup de Français ont le sentiment que la politique proposée n'est que le prolongement de la politique suivie depuis 1995, alors que l'opinion attend avant tout un changement de gouvernement et de politique générale.

Les deux principales tendances de la droite, le R.P.R. et l'U.D.F., investissent des candidats uniques dans presque toutes les circonscriptions et la campagne électorale est conduite par le Premier ministre. Les partis de gauche n'avaient pas construit un programme de gouvernement mais les socialistes, sous la houlette de Lionel Jospin, avaient réussi à négocier en janvier 1997 un accord électoral partiel avec les Verts et le Parti radical, leur réservant certaines circonscriptions en échange d'un appui accordé par eux dans d'autres. La dissolution surprise permet d'obtenir un accord du même ordre avec le Mouvement des citoyens (M.D.C.) de Jean-Pierre Chevènement et d'adopter une déclaration commune avec le Parti communiste. Celle-ci présente quelques réformes sociales à mettre en œuvre, reconnaît les divergences sur l'Europe, ne prévoit pas de candidatures communes au premier tour mais préserve entre les deux partis un climat pas trop oppositionnel, permettant de bons reports de voix au second tour. Les socialistes font campagne sur un programme social-démocrate de réduction des inégalités, avec quelques mesures phares, dont la création de 700 000 emplois-jeunes et la diminution du temps de travail à 35 heures sans perte de salaires.

Mal comprises par l'opinion, ces élections de 1997 seront peu mobilisatrices. L'abstention atteint 32 p. 100 au premier tour, soit un taux très élevé pour un scrutin disputé, où la majorité peut basculer. Ce phénomène peut s'expliquer de deux manières. Il exprime la montée d'une déception à l'égard de la classe politique et de toutes les tendances politiques, un phénomène déjà observé aux élections législatives précédentes. Il montre aussi qu'il y a de nombreux déçus du chiraquisme ; la droite modérée mobilise moins bien que la gauche dans le contexte de cette consultation.

France : législatives de 1997

France : législatives de 1997

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Élections législatives de 1997. Analyse géographique des résultats. 

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Les résultats du premier tour sont très mauvais pour les candidats de droite. Le R.P.R. et l'U.D.F. obtiennent ensemble 29,9 p. 100 des suffrages exprimés ; avec les dissidents villiéristes et les divers, la droite modérée n'atteint que 36,5 p. 100, en recul de 8 points par rapport à 1993. Les différentes forces de gauche et les Verts sont au contraire en progression nette, mais l'extrême droite aussi (de 12,7 p. 100 des suffrages en 1993 à un peu plus de 15 p. 100 en 1997). Cette dernière est en fait en position d'arbitre de l'élection, les scores obtenus permettant au Front national de se maintenir dans 132 circonscriptions. Pour essayer d'inverser le cours des choses, Alain Juppé annonce qu'il démissionnera à l'issue du second tour et la campagne de la dernière semaine est animée à droite par un tandem qui avait déjà appuyé Jacques Chirac en 1995 : Philippe Séguin, défenseur d'une droite républicaine et sociale, et Alain Madelin, au profil au contraire très libéral. Cela n'a pas l'effet escompté, d'autant que la dynamique d'une victoire possible a joué à gauche et que les reports de voix ont été bons. Au soir du 1er juin, le score du second tour est assez serré : environ 48 p. 100 pour la gauche et 46 p. 100 pour la droite. Ce faible écart en pourcentage se traduit par un fort écart en sièges, comme c'est habituellement le cas dans un scrutin majoritaire. Le Parti socialiste a 250 élus (190 de plus qu'en 1993) ; le Parti communiste, 36 ; le reste de la gauche, 25 ; et les Verts, 8.

France : résultats des législatives de 1997

France : résultats des législatives de 1997

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Résultats définitifs des élections législatives de 1997 (source : ministère de l'Intérieur). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La dissolution se révèle donc être un cuisant échec pour le chef de l'État. Alors qu'il croyait s'assurer pour les cinq dernières années de son premier septennat une majorité lui permettant de mettre en œuvre son programme, il se voit contraint à une longue période de cohabitation, dans laquelle il perd l'essentiel de ses pouvoirs au profit de l'autre tête de l'exécutif... Jacques Chirac ne put que désigner, dès le 2 juin, Lionel Jospin comme Premier ministre. Celui-ci constitue un gouvernement dit de « gauche plurielle », avec l'ensemble des tendances qui l'ont au moins partiellement soutenu (P.C.F., Verts, Radicaux, M.D.C.). Martine Aubry obtient un grand ministère social et Dominique Strauss-Kahn un grand ministère économique. Laurent Fabius est élu président de l'Assemblée nationale. Lionel Jospin va profiter d'une période de croissance économique inespérée. Sa politique est plutôt bien perçue par l'opinion et sa cote de popularité reste très élevée dans les sondages jusqu'à l'automne de 2001.

Lionel Jospin

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Chef de file de l'opposition de gauche qui remporte les élections législatives au soir du 1er juin 1997, Lionel Jospin est nommé Premier ministre le lendemain, inaugurant dans la vie politique française une nouvelle forme de "cohabitation". 

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La confirmation du malaise de la droite : des élections régionales de 1998 aux européennes de 1999

Les élections régionales de 1998 confirment les mauvais résultats de la droite. Dans beaucoup de régions, il n'y a pas de majorité de droite ou de gauche pour constituer l'exécutif régional ; dans ce contexte, certains élus de droite acceptent le soutien de l'extrême droite pour se faire élire ou réélire à la présidence d'une région. Il s'ensuit un véritable séisme politique qui montre que l'attitude à l'égard du Front national est devenue un enjeu politique majeur du débat public. Cet événement aboutit aussi à un éclatement de l'U.D.F. en trois fractions : l'U.D.F. maintenue (derrière François Bayrou), affirmant une stratégie autonome à l'égard du R.P.R., résolument centriste et opposée aux compromis avec l'extrême droite ; Démocratie libérale (derrière Alain Madelin), adepte d'une droite affirmant les valeurs du libéralisme économique et sans ostracisme à l'égard du Front national ou des élus de droite qui collaborent avec lui ; La Droite qui est un regroupement ad hoc pour les partisans de Charles Millon, président de la région Rhône-Alpes élu avec le soutien du Front national, et qui n'arrivera pas à avoir une implantation nationale et une pérennité.

La division de la droite modérée est une nouvelle fois mise en évidence à l'occasion des élections du Parlement européen en 1999. Le R.P.R. n'arrive à faire liste commune qu'avec Démocratie libérale. Philippe Séguin, président du R.P.R., qui devait conduire la liste avec Alain Madelin, démissionne de ses fonctions à la tête du parti et renonce à se présenter deux mois avant l'échéance, ne se sentant pas assez soutenu par le président de la République. Nicolas Sarkozy le remplace. Charles Pasqua s'allie avec Philippe de Villiers pour présenter une liste eurosceptique et souverainiste. L'U.D.F. présente aussi une liste, emmenée par François Bayrou, sur un programme très européen. La liste R.P.R.-D.L., soutenue par le président de la République, veut mettre l'accent sur l'unité de la majorité mais elle est prise en tenaille entre les deux autres propositions de la droite. Le résultat est très mauvais puisque la liste souverainiste arrive en tête de la droite avec seulement 13,1 p. 100, la liste R.P.R.-D.L. obtenant 12,8 p. 100 et l'U.D.F. 9,3 p. 100. Au total, la droite continue à stagner avec 35,2 p. 100 des exprimés, dans un scrutin qui favorise l'émiettement des suffrages et l'expression des mécontentements. La gauche est également divisée mais fait mieux que la droite. La liste emmenée par François Hollande (P.S., radicaux, M.D.C.) obtient 22 p. 100 des suffrages ; les Verts derrière Daniel Cohn-Bendit font un excellent score (9,7 p. 100) ; le P.C.F. en revanche n'arrive pas à se renouveler et ne réunit que 6,8 p. 100 des voix. Au total, l'ensemble de la gauche plurielle résiste donc plutôt bien et devance la droite avec 38,5 p. 100 des voix. Ce scrutin manifeste cependant la montée d'une extrême gauche protestataire : la liste Lutte ouvrière-Ligue communiste révolutionnaire, conduite par Arlette Laguiller et Alain Krivine, réussit pour la première fois à avoir des élus (avec 5,2 p. 100 des suffrages). À l'autre extrême, la division entre les partisans de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Mégret conduit à leur recul provisoire (5,7 p. 100 pour le premier et 3,3 p. 100 pour le second).

Une présidentielle paradoxale, des législatives de confirmation (2002)

La logique d'une élection présidentielle à deux tours est normalement de faire émerger du premier les deux principaux candidats qui s'affronteront dans le duel du second. Ce système est évidemment à haut risque puisqu'une coalition de gauche ou de droite très divisée éparpille ses voix et risque de se trouver éliminée de la compétition. Cela devrait inciter à rechercher des candidatures de rassemblement. Mais, en même temps, l'importance que la présidentielle a prise dans la vie politique française fait que toutes les tendances politiques, y compris parfois les plus marginales, cherchent à être représentées pour exister et se faire entendre.

La règle imposant aux candidats 500 parrainages d'élus est apparu en 2002 très facile à remplir pour différentes raisons (importance du nombre de parrains potentiels, mécontentement de certains élus locaux à l'égard des grandes tendances politiques, stratégies de marketing très poussé des candidats auprès des maires de petites communes rurales, soutien donné à un petit candidat pour affaiblir un des grands candidats de la coalition adverse...). Seize candidats se sont donc disputé les suffrages des électeurs, avec beaucoup de divisions dans chaque camp : trois candidats de l'extrême gauche trotskiste, cinq candidats de gauche, cinq candidats de droite, deux d'extrême droite et un candidat représentant un enjeu thématique (la défense de la ruralité et de la chasse).

Les deux responsables de l'exécutif, candidats après cinq ans de cohabitation, apparaissent comme déjà présélectionnés pour le second tour. Tous les sondages attestent d'ailleurs que les autres candidats sont loin dans les intentions de vote, même si Jean-Pierre Chevènement a semblé à l'automne de 2001 pouvoir devenir un « troisième homme » et si la cote de Jean-Marie Le Pen est à la hausse dans la dernière semaine. Les analyses faites après le scrutin montrent qu'un certain nombre de gens, croyant la sélection des principaux candidats assurée, ne sont pas allés voter, se réservant pour le tour décisif : le 21 avril 2002, l'abstention atteint ainsi un taux record pour ce type d'élection, 28,4 p. 100. D'autres électeurs ont profité de l'occasion d'un tour perçu comme sans enjeu pour voter, non pour celui qu'ils voulaient véritablement voir élu (un des deux principaux candidats) mais pour un petit candidat dont ils savent qu'il n'a pas une stature de présidentiable, qu'il ne sera pas élu, mais dont certaines idées leur plaisent. Jacques Chirac n'obtient que 19,9 p. 100 des voix, un score très faible pour un président sortant mais cependant sensiblement meilleur que celui de Lionel Jospin (16,2 p. 100), devancé par le leader du Front national (16,9 p. 100), qui se qualifie donc contre toute attente. On peut bien sûr incriminer des erreurs dans l'orientation de la campagne socialiste, mais le principal problème est bien l'émiettement du vote et l'importance de l'expression protestataire. Celle-ci a des causes conjoncturelles (un premier tour paraissant déjà joué), mais elle correspond aussi à un désenchantement de plus long terme à l'égard des principales forces de gouvernement et à une orientation plus critique et moins conformiste de l'électorat. Le thème de la montée de l'insécurité dans les banlieues, fortement médiatisé, a probablement aussi favorisé le vote en faveur du leader de l'extrême droite.

La qualification de Jean-Marie Le Pen aboutit à un ralliement presque unanime des candidats et des forces politiques en faveur de Jacques Chirac, pour faire barrage à l'extrême droite. De grandes manifestations ont lieu pendant l'entre-deux-tours pour s'opposer au Front national. Elles culminent le 1er mai avec environ 1,3 million de personnes dans la rue. Dans ce contexte, Jacques Chirac n'a plus véritablement besoin de convaincre sur son programme, il incarne la défense de la démocratie et des valeurs républicaines, le rejet du racisme, de l'antisémitisme et de la xénophobie ; il refuse d'ailleurs le grand débat télévisé qui normalement oppose les deux candidats à quelques jours du scrutin, ne voulant pas discuter avec un tel candidat. Le 5 mai 2002, Jacques Chirac est réélu avec un score jamais atteint de 82,2 p. 100 des suffrages (avec les voix de la droite et de la gauche), alors que l'abstention baisse de 8 points à 20,3 p. 100. L'élection la plus émiettée au premier tour est paradoxalement celle qui donne le résultat le plus massif au second.

France : résultats de l'élection présidentielle de 2002

France : résultats de l'élection présidentielle de 2002

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Les résultats de l'élection présidentielle des 21 avril et 5 mai 2002. Source : Conseil constitutionnel. 

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France : abstentionnisme aux élections présidentielles de 2002

France : abstentionnisme aux élections présidentielles de 2002

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Abstentions et votes blancs et nuls aux deux tours des élections présidentielles depis 1965. ( en pourcentage des inscrits) 

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Lionel Jospin se retire de la vie politique. Les socialistes doivent, pour les législatives qui suivent, faire campagne dans une situation difficile : ayant souvent expliqué que la cohabitation était une mauvaise solution pour la France, ils sont désormais amenés à dire qu'il convient d'équilibrer une présidence de droite par une majorité parlementaire de gauche. Ils cherchent en fait surtout à limiter leurs pertes.

France : élection présidentielle de 2002

France : élection présidentielle de 2002

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Les résultats de l'élection présidentielle des 21 avril et 5 mai 2002. Source: Conseil constitutionnel. 

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Jacques Chirac choisit un Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, issu de Démocratie libérale mais depuis longtemps fidèle du président, qui annonce de premières mesures avant même les élections législatives (baisse des impôts, politique « sécuritaire »...). Le président parvient à imposer, le 23 avril 2002, la création d'un nouveau parti censé réunir toute la droite, l'U.M.P., Union pour la majorité présidentielle, qui se transformera quelques mois plus tard en Union pour un mouvement populaire. Celui-ci investit un seul candidat par circonscription. Seule va résister une petite partie de l'U.D.F., derrière François Bayrou.

Les législatives de juin 2002 sont des « élections de confirmation » qui donnent une large majorité au président réélu. C'est un scrutin beaucoup moins mobilisateur (35,6 p. 100 d'abstentions, un record à ce type d'élections), mais où les extrêmes baissent beaucoup par rapport au 21 avril, tandis que les partis de gouvernement enregistrent des scores plus confortables (25,7 p. 100 pour les socialistes et radicaux, 33,4 p. 100 pour l'U.M.P.). La droite gagne 10 points par rapport au 21 avril, la gauche en gagne 5, mais se trouve largement dominée. Il semble y avoir plusieurs types d'explications complémentaires des écarts entre les votes présidentiel et législatif. Un certain nombre de personnes, notamment chez les moins de quarante ans, ne se mobilisent que pour l'élection qui leur paraît la plus importante, la présidentielle. Les électeurs de gauche à la présidentielle se mobilisent un peu moins que ceux de droite, dans un contexte de défaite de leur camp. Certains votes protestataires du 21 avril se transforment en abstention lors des législatives. La protestation peut s'exprimer lors de la présidentielle à travers des personnalités connues, beaucoup moins aux législatives à travers des candidats inconnus représentant les mêmes partis protestataires. Il y a dans ce type de scrutin une prime aux candidats bien implantés dans une circonscription, ce qui favorise en principe les partis de gouvernement.

La baisse du Front national à 11,1 p. 100 fait qu'il est beaucoup moins souvent qu'en 1997 en position de se maintenir au second tour. Il y a donc peu de triangulaires, la droite récupère des voix frontistes du premier tour et l'U.M.P. obtient une confortable majorité absolue à l'Assemblée avec 369 élus, le P.S. en conservant 141, soit une perte de plus de cent sièges.

La droite a gagné les élections de 2002, mais dans une conjoncture très particulière et pas complètement autour de son projet. C'est donc une victoire très fragile, comme les élections régionales et européennes de 2004 l'ont bien montré. La droite subit à deux reprises un sérieux revers. En mars 2004, le vote de mécontentement à l'égard du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin profite aux élus de gauche qui vont diriger vingt régions métropolitaines sur vingt-deux. Aux européennes de juin 2004, la sanction est à peu près identique, le Parti socialiste réalise un score inespéré (28,9 p. 100) et l'U.D.F. maintenue retrouve des couleurs, totalisant 12 p. 100 des suffrages contre seulement 16,6 p. 100 pour l'U.M.P. Celle-ci connaît d'ailleurs des soubresauts internes ; Alain Juppé, condamné par la justice dans l'affaire des emplois fictifs du R.P.R., doit abandonner la présidence du mouvement et ne semble plus en état de faire valoir sa candidature à la présidentielle de 2007. Le dynamique Nicolas Sarkozy, très populaire auprès des militants, lui succède en novembre 2004 mais doit quitter le gouvernement à la demande de Jacques Chirac. Ce dernier perd en fait largement le contrôle de son parti.

Le référendum perdu sur le traité constitutionnel européen (2005)

L'année 2005 est marquée par un grand débat sur les questions européennes. Après beaucoup d'efforts, les chefs d'État de l'Union européenne avaient réussi à se mettre d'accord en juin 2004 sur un traité constitutionnel, qui devait ensuite être ratifié dans les vingt-cinq États membres. Ce traité comportait trois parties : deux assez courtes sur les grands principes démocratiques et l'organisation des instances européennes, la troisième sur les politiques économiques et sociales de l'Union.

Le président de la République avait annoncé dès le 14 juillet 2004 sa volonté de soumettre ce traité à un référendum plutôt que de choisir la ratification par les Assemblées réunies en congrès. Cette solution pouvait offrir l'avantage de diviser l'opposition, comme cela avait été le cas lors des référendums européens antérieurs. Elle permettait surtout d'organiser un grand débat démocratique sur cet enjeu capital pour l'avenir de la construction européenne. Le référendum était cependant à haut risque. Certes, les sondages effectués à quelques mois du référendum laissaient présager une confortable majorité en faveur du traité, mais il en avait été de même avant le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, qui n'avait finalement été approuvé que par 51 p. 100 des suffrages exprimés. On sait qu'une campagne électorale sur les questions européennes mobilise facilement les mécontents. Le climat d'insatisfaction ambiant, à la fois contre le déficit démocratique européen et contre le pouvoir en place en France, pouvait donc aboutir à un résultat négatif.

À la fin de 2004, le débat fit d'abord rage à l'intérieur du Parti socialiste. Il fut tranché par un référendum interne auprès des adhérents : 58 p. 100 se déclarèrent en faveur du oui au traité. Cette nette majorité ne désarma pas les oppositions des minoritaires socialistes, mais aussi de l'extrême gauche, du P.C.F., d'une partie des Verts, du souverainisme de droite et d'extrême droite. Le camp du oui était animé par l'U.M.P. et les partisans du président, par l'U.D.F. et par une partie des socialistes et des Verts. Ils mettaient en avant la nécessité de créer une Europe-puissance, plus intégrée, plus efficace dans le concert des nations ; certains insistaient aussi sur la nécessité de développer l'Europe politique pour stimuler l'économie française et européenne. Ne pas adopter le traité aboutirait à la paralysie d'institutions qui n'étaient pas adaptées à une prise de décision entre vingt-cinq États. Les partisans du non ont surtout insisté sur l'orientation libérale de l'Europe qui sortirait renforcée du traité ; beaucoup rejetaient le traité au nom d'une Europe plus sociale, alors que d'autres le refusaient au nom d'arguments nationalistes.

Il faut noter que la campagne fut très active et a fortement mobilisé l'opinion. La courbe des sondages s'est inversée deux fois, en mars et en avril, contribuant ainsi à dramatiser l'issue du scrutin. Cela se traduit dans la participation enregistrée le 29 mai 2005. Le taux d'abstention de 30,6 p. 100 est en effet plutôt modeste, très voisin de celui de 1992 sur le traité de Maastricht. Le non l'emporte nettement avec 54,7 p. 100 des voix. Si l'électorat de droite a majoritairement soutenu le traité, celui de gauche l'a majoritairement repoussé, désavouant en quelque sorte la position officielle du P.S., qui n'a donc pas réussi à faire partager son combat européen. Mais le rejet tient aussi largement à des questions de politique intérieure. Le mécontentement à l'égard du pouvoir, les craintes concernant l'avenir du système social français, la peur d'un renforcement des problèmes sociaux en liaison avec l'intégration européenne ont certainement joué un rôle important dans ce résultat. La France des milieux populaires, mais aussi celle des classes moyennes, a boudé le traité, seuls les milieux favorisés et les centres-villes s'y sont montrés assez favorables. Le clivage par âge est aussi important, les personnes âgées étant plutôt favorables et les moins de soixante ans plutôt opposés. Un traité négocié entre chefs d'État est évidemment un compromis ; il est aujourd'hui très difficile de convaincre une population de voter pour un texte de cette nature. L'Union européenne s'en trouve alors durablement en panne. Les électeurs français ont désavoué leurs élites pro-européennes, et la position de leur pays dans le concert européen en est fragilisée.

La fin du quinquennat de Jacques Chirac et les élections de 2007

Deux jours après cet échec, Jacques Chirac nomme un nouveau gouvernement, conduit par un de ses très proches, Dominique de Villepin, pour relancer la politique des réformes. Celui-ci se donne « 100 jours pour rendre confiance aux Français ». Il propose un « plan d'urgence pour l'emploi », le chômage étant alors autour de 10 p. 100 de la population active. Il veut rendre le travail plus flexible en espérant inciter ainsi le patronat à créer des emplois et lance en août le « contrat nouvelles embauches ». Il va aussi faire voter à l'automne une réforme fiscale qui fait légèrement baisser l'impôt direct des particuliers et instaure un bouclier fiscal, personne ne devant payer en impôts plus de 60 p. 100 de son revenu.

Dans le nouveau gouvernement, Nicolas Sarkozy est ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire. Il retrouve donc un portefeuille tout en restant leader du parti de la majorité, il dirige à nouveau la place Beauvau, comme dans les premiers gouvernements Raffarin (de 2002 à mars 2004). Il est « numéro deux du gouvernement », son activisme réformiste est au moins aussi fort que celui du Premier ministre. Chacun entend bien conforter son image en vue des échéances électorales à venir. La lutte entre les deux hommes – et entre deux clans au sein de l'U.M.P. – devient permanente.

Le Premier ministre va se trouver d'autant plus en charge des affaires de la France que Jacques Chirac est hospitalisé au début de septembre 2005, à la suite d'un accident vasculaire cérébral qui le contraint à réduire fortement son activité pendant plusieurs semaines. À la fin du mois d'octobre, une flambée de violences urbaines fait irruption dans les banlieues de la désespérance. Tout commence à Clichy-sous-Bois, les jeunes réagissant à la mort accidentelle de deux adolescents poursuivis par la police. D'autres cités de la région parisienne puis des grandes métropoles françaises sont touchées les jours suivants. Il y aura au total plus de 9 000 véhicules incendiés (jusqu'à la mi-novembre), plusieurs dizaines d'édifices publics sont aussi la proie des flammes, les forces de l'ordre sont harcelées et « caillassées ». Le gouvernement réagit avec fermeté, dans la ligne des déclarations que Nicolas Sarkozy avait déjà faites en juin, promettant de « nettoyer au Kärcher » la cité des 4 000 de La Courneuve et de la débarrasser de ses voyous en y mettant tous les effectifs policiers nécessaires. Le 5 novembre à Argenteuil, il renouvelle ses propos musclés en évoquant la « racaille » qu'il faut empêcher de nuire. Des organisations et personnalités de gauche demandent la démission du ministre de l'Intérieur, estimant que la réaction violente dans les banlieues est une réponse aux provocations langagières du ministre. Le 8 novembre, le gouvernement décrète l'état d'urgence. Le 14 novembre, Jacques Chirac intervient à la télévision en insistant à la fois sur la fermeté nécessaire à l'égard des jeunes délinquants mais aussi sur les efforts d'intégration à faire à l'égard des populations en situation précaire et qui subissent des discriminations. À l'issue de ces semaines troublées, la popularité du ministre de l'Intérieur progresse de 11 points, celle du Premier ministre de 7, et celle du chef de l'État de 6.

Un fort mouvement social contre le contrat première embauche (C.P.E.)

Dominique de Villepin, dont la cote de popularité est au plus haut dans les sondages après huit mois à Matignon et qui semble pouvoir contester les prétentions de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, annonce en janvier 2006 la création d'un nouveau contrat de travail pour les jeunes de moins de vingt-six ans, à l'essai pendant deux ans, avec un dispositif de formation et une exonération de charges patronales pendant trois ans. Il espère ainsi faire baisser le chômage des jeunes, mais les partenaires sociaux vont y voir une précarisation inacceptable de l'emploi. Cette disposition est votée en urgence dans une loi sur l'égalité des chances, en utilisant la procédure de l'article 49.3. Le Sénat entérine le texte dans la nuit du 1er au 2 mars. Le mouvement de protestation qui avait débuté en février se renforce. De très nombreux étudiants se mettent en grève, des piquets empêchent la poursuite des activités universitaires, les syndicats organisent des journées d'action avec des manifestations impressionnantes de salariés, d'étudiants et de lycéens. Le sommet est atteint les 18 et 28 mars, ainsi que le 4 avril, avec chaque fois entre 1 et 3 millions de personnes qui défilent dans les rues des grandes villes. Le Premier ministre fait preuve de beaucoup de détermination et veut tout au plus aménager son dispositif, tandis que les syndicats demandent une abrogation pure et simple d'un C.P.E. imposé sans aucune concertation. Alors qu'on commence à parler d'une crise comparable à celle de mai 1968, le président de la République annonce le 31 mars la promulgation de la loi mais demande de ne pas l'appliquer et de préparer deux modifications importantes : réduire la période d'essai à un an, justifier le licenciement qui interviendrait pendant cette période probatoire. C'est Nicolas Sarkozy qui va s'imposer comme le principal négociateur des « modifications ». Le 10 avril, l'Élysée annonce le remplacement du C.P.E. par « un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté », qui relève en fait d'un classique traitement social du chômage. Le nouveau texte est voté par les deux assemblées dans les jours qui suivent.

Dominique de Villepin voit son image se dégrader très fortement dans les sondages, d'autant plus que se développe alors l'affaire Clearstream. Dans un listing de personnalités qui auraient touché des commissions lors de la vente de frégates à Taïwan figurait le nom de Nicolas Sarkozy. Alors que ce listing semble être un faux, Dominique de Villepin aurait en 2004, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, diligenté une enquête sur Nicolas Sarkozy, sans l'avertir de la mise en cause dont il était l'objet. Il est soupçonné d'avoir voulu nuire à son concurrent pour la course à l'Élysée.

La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007

À l'automne de 2006, au moment où s'intensifie la pré-campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy apparaît comme la seule personnalité de droite pouvant faire gagner son camp et Ségolène Royal comme la seule pouvant à gauche le concurrencer. Après une campagne interne très active et médiatisée, elle est choisie comme candidate en novembre par 60,6 p. 100 des adhérents, Dominique Strauss-Kahn devant se contenter de 20,7 p. 100 et Laurent Fabius de 18,7 p. 100. À droite, alors que plane encore l'éventualité d'une candidature de Jacques Chirac ou de son Premier ministre, Nicolas Sarkozy est investi par l'U.M.P. après un vote en sa faveur de 98 p. 100 des adhérents, dans un scrutin où il est le seul candidat, tant les jeux semblent déjà faits.

Dix autres candidats réussissent à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Les prétendants sont particulièrement nombreux à gauche puisque, outre Ségolène Royal, trois trotskistes sont sur les rangs : Arlette Laguiller pour L.O., Olivier Besancenot pour la L.C.R., jeune facteur de trente-deux ans, Gérard Schivardi, candidat soutenu par le P.T. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du P.C.F., veut rassembler « la gauche populaire et antilibérale », mais elle est concurrencée sur ce terrain par José Bové, leader altermondialiste, opposé au « projet libéral de Constitution européenne ». Les Verts présentent comme en 1995 Dominique Voynet. À droite, le panorama est plus restreint avec Jean-Marie Le Pen qui aimerait réitérer son exploit de 2002 et Philippe de Villiers, adepte des valeurs traditionnelles mais qui reprend de plus en plus les thématiques de l'extrême droite. Deux candidats sont difficiles à classer sur l'échiquier politique : François Bayrou, leader de l'U.D.F., qui était jusque-là un allié très critique de la droite au pouvoir mais qui se présente désormais en centriste indépendant par rapport à la droite et à la gauche ; Frédéric Nihous, candidat de C.P.N.T., qui défend les intérêts des chasseurs et de la ruralité.

Jean-Marie et Marine Le Pen, 2007

Jean-Marie et Marine Le Pen, 2007

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Le candidat du Front national à l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, assisté de sa fille Marine, donne une conférence de presse le 17 avril 2007. Leurs espoirs de renouveler leur exploit de l'élection présidentielle de 2002 et d'être présent pour la deuxième fois au second tour... 

Crédits : M. Bureau/ Getty

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Cette campagne fait « bouger les lignes », les principaux candidats sortent des schémas attendus. Nicolas Sarkozy réussit le tour de force de se présenter en homme nouveau, critique du bilan du gouvernement sortant auquel il appartient pourtant. Ségolène Royal défend les valeurs d'ordre et d'autorité, ainsi que la fierté nationale. Le slogan de la « rupture tranquille », affiché par Nicolas Sarkozy, et celui de « l'ordre juste », pour Ségolène Royal, manifestent un grand talent pour ratisser large. Mais les lignes ne bougent pas au point de tout brouiller. Les candidats défendent dans certains domaines des programmes différents, notamment sur la politique économique, libérale d'un côté, redistributive de l'autre.

Cette élection suscite un très vif intérêt dans l'opinion qui tranche avec la morosité de la campagne de 2002. Les nouveaux inscrits sont très nombreux, les émissions de télévision sont très suivies et une demande de participation du simple citoyen très palpable. Internet joue pour la première fois un rôle significatif comme source d'information et d'expression politique dans la campagne. Ce fort intérêt est confirmé dans les urnes puisque l'abstention ne s'élève qu'à 16,2 p. 100 au premier tour et 16 p. 100 au second, des niveaux très proches des records de participation de 1965 et 1974. Le scrutin est marqué le 22 avril par un resserrement des suffrages en faveur des grands candidats : Nicolas Sarkozy obtient 31,2 p. 100 des suffrages exprimés ; Ségolène Royal, 25,9 p. 100 ; François Bayrou, 18,6 p. 100 ; tandis que Jean-Marie le Pen subit un échec important avec seulement 10,4 p. 100. L'image de fermeté de Nicolas Sarkozy, son discours sécuritaire et peu ouvert à l'accueil des étrangers ont réussi, pour la première fois depuis vingt ans, à réduire sensiblement le poids de l'extrême droite dans l'élection présidentielle. Les huit autres candidats ne recueillent ensemble que 14 p. 100 des suffrages.

Pendant l'entre-deux-tours, François Bayrou et son électorat sont beaucoup courtisés. Le leader centriste maintient sa ligne d'indépendance, se contentant d'indiquer qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy. De son côté, Jean-Marie Le Pen invite ses électeurs à « s'abstenir massivement » le 6 mai. Au soir du second tour, Nicolas Sarkozy est élu président de la République avec 53,1 p. 100. Il a recueilli à peu près 40 p. 100 du vote bayrouiste et les deux tiers du vote frontiste. Outre son talent pour convaincre et pour incarner un changement qui est fortement attendu, outre aussi une étoffe d'homme d'État beaucoup plus forte que sa concurrente, il a bénéficié de la baisse du chômage (d'environ 10 p. 100 de la population active en 2005 à 8,3 p. 100 en mars 2007, d'après les chiffres officiels, d'ailleurs fortement contestés pendant la campagne).

Nicolas Sarkozy, 16 mai 2007

Nicolas Sarkozy, 16 mai 2007

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Le 16 mai 2007, après la cérémonie de passation de pouvoirs au palais de l'Élysée, le tout fraîchement élu président de la République va saluer la foule. 

Crédits : D. Faget/ AFP/ Getty

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Avec cette victoire contre Ségolène Royal (46,9 p. 100 des suffrages exprimés), qui constitue le troisième échec successif de la gauche à l'élection présidentielle, le cycle des alternances régulières au pouvoir semble clos, au moins provisoirement. Nicolas Sarkozy est désireux de refonder la politique de la droite. Investi le 16 mai, il donne immédiatement l'image d'un président engagé, toujours aux avant-postes et décidé à le faire savoir, qui entend contrôler de près l'action de son équipe ministérielle, avec l'aide du Premier ministre François Fillon et du secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant. Le gouvernement, préparé depuis plusieurs jours par le président et son futur Premier ministre, est nommé le 18 mai. S'il comporte une dose de continuité avec des portefeuilles confiés à des leaders de l'U.M.P (Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie), il frappe les esprits par plusieurs nouveautés : il est très resserré et vise ainsi à réformer le fonctionnement du gouvernement, une nouvelle génération de jeunes fait son entrée à des postes éminents, il est presque paritaire entre hommes et femmes, il introduit une ouverture avec un ministre centriste (Hervé Morin) et quatre personnalités de gauche (Bernard Kouchner, Éric Besson, Jean-Pierre Jouyet, Martin Hirsch). Ce gouvernement a été construit pour introduire très rapidement des réformes et pour gagner les élections législatives.

Ségolène Royal, mars 2007

Ségolène Royal, mars 2007

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Ségolène Royal le 18 mars 2007. À l'issue d'une longue et difficile campagne, le candidat présenté par le Parti socialiste perd l'élection présidentielle pour la troisième fois consécutivement. 

Crédits : E. Feferberg/ AFP/ Getty

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Au terme de douze années de pouvoir

Comme tous les hommes politiques restés longtemps au pouvoir, Jacques Chirac a été beaucoup critiqué. On peut cependant retenir de nombreux éléments positifs à porter à son actif. Le premier touche à sa personnalité : il a toujours eu le contact facile, aimant serrer les mains et prendre des bains de foule, sa popularité s'est construite sur sa simplicité dans les relations humaines. Il est l'initiateur de plusieurs réformes sur des sujets de société. Au début de son premier mandat, il fait voter la fin du service militaire obligatoire et la professionnalisation des armées. Il met aussi en œuvre une politique de la mémoire : il reconnaît dès juillet 1995 la responsabilité de la France dans la collaboration avec le nazisme et dans la déportation des juifs ; il instaure ensuite une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux justes de France en 2000, puis une journée en hommage aux harkis en 2003 et une journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage en 2006. Dans le débat sur la querelle des mémoires, celle des colonisés et celle des colonisateurs, le président joue finalement plutôt l'apaisement. Au cours de son second mandat, il lance trois grands chantiers sur des problèmes très concrets et plutôt consensuels : le cancer, l'insécurité routière et l'insertion des handicapés. Cela se traduit notamment par la mise en place de radars et par la lutte antitabac.

Tout au long de son mandat, le président Chirac s'est fait le gardien des valeurs républicaines, montrant ainsi son tempérament politique radical, comme on l'a souvent souligné. Défenseur de la laïcité, il a fait adopter la loi sur l'interdiction du voile islamique à l'école. Il sera ferme à l'égard de l'extrême droite : après avoir probablement eu quelques tentations de chercher un accommodement avec Jean-Marie Le Pen en 1988, il refuse de se laisser entraîner à un rapprochement idéologique dont il aurait pu pourtant tirer un grand profit électoral. D'ailleurs, en 1995, il se fait élire sur un programme plus à gauche que celui d'Édouard Balladur, rejetant toute ouverture sur sa droite. Il se fera aussi le chantre du dialogue des cultures. Il lance le projet d'un grand musée des Arts premiers : « Le musée du quai Branly, d'une certaine façon, c'est aussi la reconnaissance de la diversité culturelle, de ce qu'elle apporte au monde d'aujourd'hui et de ce en quoi elle est nécessaire, ne serait-ce que pour le respect de l'homme et pour la paix », dira-t-il lors de son inauguration en juin 2006.

Il se fait aussi le défenseur de l'environnement sur le plan international : en 2002, à Johannesburg, au sommet mondial du développement durable, il affirme : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Il lance en février 2007 un appel à créer une organisation internationale de l'environnement, destinée à « renforcer la gouvernance internationale » dans ce domaine. Il souhaite pour la France et pour l'Europe des objectifs beaucoup plus ambitieux que ceux du protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre. Il fait voter, contre le souhait de nombreux parlementaires U.M.P., une charte de l'environnement, qui repose sur la responsabilité écologique et le principe de précaution. Ce texte est intégré au préambule de la Constitution française et appartient donc désormais au « bloc de constitutionnalité », base de la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

Jacques Chirac est très actif sur la scène internationale. Il intervient avec constance pour favoriser le retour de la paix en ex-Yougoslavie, aussi bien par l'emploi des forces militaires pour s'interposer entre Serbes et Bosniaques qu'en plaidant pour l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne. Sa politique étrangère est de tonalité gaullienne : il affirme fortement les positions françaises, ne craignant pas de marquer sa différence avec les États-Unis ; il s'oppose en 2003 à la guerre en Irak et refuse la coalition du bien contre les forces du mal, il plaide résolument pour un monde multipolaire et affirme la nécessaire solidarité avec les pays du Sud. Sa politique est plutôt pro-arabe et pro-palestinienne, ce qui lui vaut un grand prestige dans l'opinion publique de nombreux pays arabes. Il s'est fait le défenseur de l'indépendance du Liban et a obtenu du Conseil de sécurité de l'O.N.U. des mesures pour contraindre la Syrie à quitter le Liban. Il a aussi défendu une future entrée de la Turquie dans l'Europe, mais n'a pas réussi à convaincre la droite française en la matière.

(Voir également FRANCE, chronologie contemporaine)

—  Pierre BRÉCHON

Bibliographie

L'Année politique, économique et sociale, éd. Événements et tendances, un volume annuel de 1995 à 2006

P. Bréchon, La France aux urnes. Soixante ans d'histoire électorale, La Documentation française, 4e éd., Paris, 2004 ; Les Présidentielles. Élire un président sous la Ve République, Aubanel, 2007

P. Bréchon dir., Les Élections présidentielles en France. Quarante ans d'histoire politique, ibid., 2002

B. Cautres & N. Mayer dir., Le Nouveau Désordre électoral, Presses de Sciences Po, Paris, 2004

D. Chagnollaud & J.-L. Quermonne, La Ve République, 4 t., Flammarion, Paris, 2000

J. Chirac, Mon Combat pour la France, Odile Jacob, 2007 ; Mon Combat pour la paix, ibid., 2007

La France en 2005. Chronique économique, politique et sociale, La Documentation française, 2006

La France en 2006. Chronique économique, politique et sociale, ibid., 2007

P. Perrineau & D. Reynié dir., Dictionnaire du vote, P.U.F., Paris, 2001

P. Perrineau & C. Ysmal dir., Le Vote de tous les refus. Les élections présidentielle et législatives de 2002, Presses de Sciences Po, 2003 ; Le Vote surprise. Les élections législatives de 1997, ibid., 1998 ; Le Vote de crise. L'élection présidentielle de 1995, Département d'études politiques du Figaro-Presses de Sciences Po, Paris, 1995

J.-L. Quermonne, L'Alternance au pouvoir, Montchrestien, Paris, 2003.

Écrit par :

  • : professeur émérite de science politique à Sciences Po Grenoble, chercheur au laboratoire Pacte (UMR 5194, CNRS/ université Grenoble Alpes/Sciences Po Grenoble)

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  •  • 3 427 mots
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Contrairement à une opinion dominante, le texte constitutionnel de 1958 a en partie seulement été inspiré par les idées du général de Gaulle. Certes, rappelé au pouvoir à la suite des événements du 13 mai 1958 et apparaissant aux yeux de tous comme l'unique recours, il a été en mesure d'imposer une grande partie de ses conceptions. Mais il ne faut pas oublier que les circonstances (l'abandon par l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitution-de-la-ve-republique-france/#i_16428

PROMULGATION DE LA CONSTITUTION DE LA Ve RÉPUBLIQUE (France)

  • Écrit par 
  • Wanda MASTOR
  •  • 208 mots
  •  • 1 média

Adoptée par référendum le 28 septembre et promulguée le 4 octobre 1958, la Constitution de la Ve République a pu être présentée au départ comme consacrant un régime parlementaire. Les critères permettant habituellement d'identifier un t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitution-de-la-ve-republique/#i_16428

ALGÉRIE

  • Écrit par 
  • Charles-Robert AGERON, 
  • Jean LECA, 
  • Sid-Ahmed SOUIAH, 
  • Benjamin STORA
  • , Universalis
  •  • 42 026 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Le 13 mai 1958, naissance de la Ve République »  : […] Le F.L.N. ayant établi ses bases arrière en Tunisie, l'aviation française décide d'y pourchasser les « rebelles » algériens et, le 8 février 1958, bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youcef. Il y aura de nombreuses victimes civiles. La France se retrouve isolée sur le plan international, souvent condamnée par l'Assemblée générale de l'O.N.U. Le gouvernement français, affaibli, ne peut fair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/algerie/#i_16428

BÉRÉGOVOY PIERRE (1925-1993)

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  •  • 1 056 mots

Homme politique français. Pierre Bérégovoy est né le 23 décembre 1925 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime). Son père, un « Russe blanc », capitaine du tsar et menchevik, tient un café-épicerie. À cinq ans, l'enfant est confié à sa grand-mère, qui l'éduquera. Bon élève, il obtient le brevet élémentaire à douze ans, puis un C.A.P. d'ajusteur au lycée technique d'Elbeuf. Voilà pour les diplômes de ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-beregovoy/#i_16428

BICAMÉRISME ou BICAMÉRALISME

  • Écrit par 
  • Raymond FERRETTI
  •  • 5 321 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De la nomination à l'élection au suffrage indirect »  : […] Pour contrer la Chambre basse ou du moins pour modérer le pouvoir du Parlement, la seconde Chambre doit nécessairement être composée de membres nommés par l'exécutif. C'est cette solution qui est retenue pour les chambres aristocratiques comme la Chambre des lords. Ces derniers sont nommés par le monarque à vie ou à titre héréditaire. La même formule a été utilisée en France sous la Restauration […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bicamerisme-bicameralisme/#i_16428

BOULIN ROBERT (1920-1979)

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  •  • 1 305 mots

Né le 20 juillet 1920 à Villandraut (Gironde), dans une famille modeste, le jeune Robert Boulin rêvait de devenir médecin. Ses parents lui conseillent plutôt de faire son droit : les études médicales coûtent cher. Robert Boulin sera donc avocat. Il s'inscrit au barreau de Libourne, en 1946. Mais, entre-temps, son intérêt pour la chose publique s'est aiguisé. La guerre a joué le rôle de révélateur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-boulin/#i_16428

BRAIBANT GUY (1927-2008)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 193 mots

Juriste de droit public, ancien élève de l'E.N.A. entré au Conseil d'État en 1953, Guy Braibant a son nom associé à ceux de Marceau Long et de Prosper Weil en tant que coauteur d'un classique du droit administratif français, constamment réédité : Les Grands Arrêts de la jurisprudence administrative . Membre du Parti communiste français depuis 1944, il est l'un des artisans d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guy-braibant/#i_16428

CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT

  • Écrit par 
  • Thierry LIBAERT
  •  • 2 504 mots
  •  • 1 média

La loi constitutionnelle visant à intégrer la Charte de l'environnement dans la Constitution française du 4 octobre 1958 a été adoptée le 28 février 2005 par le Parlement réuni en congrès. Cette révision de la Constitution s’est démarquée radicalement des révisions précédentes pour deux raisons. La première a été fondamentale puisqu'il s'agissait d'introduire une nouvelle génération de droit, ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-de-l-environnement/#i_16428

CHIRAC JACQUES (1932- )

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  • , Universalis
  •  • 1 959 mots
  •  • 4 médias

Avant d’occuper la fonction de président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac a eu une carrière politique bien remplie. Fils d'un dirigeant de société aéronautique, il est né à Paris en 1932, mais ses racines sont corréziennes par son grand-père instituteur. C'est en Corrèze qu'il passe la guerre, et c'est là qu’il débutera en politique. Diplômé de l'Institut d'études politiques et de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-chirac/#i_16428

CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE

  • Écrit par 
  • Claude COHEN
  •  • 1 278 mots

Le Conseil supérieur de la magistrature (C.S.M.) est le fruit d'une de ces idées généreuses qui ont fleuri en France durant la période particulièrement féconde de la Libération. À cet égard, la Constitution de la V e  République, du 4 octobre 1958, n'a fait que consolider l'institution créée par la Constitution de la IV e  République en 1946. Son a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conseil-superieur-de-la-magistrature/#i_16428

CONSTITUTIONS FRANÇAISES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
  •  • 1 668 mots

Constitution de 1791 Adoptée le 3 septembre par l'Assemblée nationale constituante, deux années après la Déclaration de 1789 qui forme son Préambule, suspendue d'application le 10 août 1792, la première Constitution française ne dura pas un an. Essai de monarchie parlementaire, elle exacerbait en fait l'opposition entre exécutif et législatif : initiative des lois réserv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitutions-francaises-reperes-chronologiques/#i_16428

DEBRÉ MICHEL (1912-1996)

  • Écrit par 
  • Gérard PONTHIEU
  •  • 643 mots
  •  • 1 média

Fils du professeur de médecine Robert Debré, Michel Debré est né à Paris. Docteur en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques, il entre au Conseil d'État en 1934. Lieutenant en 1940, il est fait prisonnier et parvient à s'évader. En 1943, il est adjoint au délégué en France du gouvernement de Londres puis d'Alger. Après la Libération, le général de Gaulle lui confie la responsabil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-debre/#i_16428

DELORS JACQUES (1925- )

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  •  • 1 040 mots
  •  • 1 média

Né à Paris d'un père encaisseur à la Banque de France, c'est là qu'il entrera en 1945 après une licence de sciences économiques. Il complète sa formation en suivant les cours du Centre d'études supérieures de la banque. Il y est chef de service (1945-1962) et attaché au cabinet du directeur général des titres et du marché monétaire à la Banque de France (1950-1962). Après cette carrière à la Banqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-delors/#i_16428

DÉMOCRATIE

  • Écrit par 
  • Daniel GAXIE
  •  • 10 277 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Évolution de la démocratie représentative »  : […] La démocratie est une construction historique. C'est au xix e  siècle que se mettent en place les divers éléments de son organisation représentative. Après l'élargissement du droit de suffrage à tous les citoyens de sexe masculin, diverses forces politiques vont s'efforcer de persuader certaines fractions des milieux populaires d'exprimer leurs d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/democratie/#i_16428

DRUON MAURICE (1918-2009)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 960 mots
  •  • 1 média

Maurice Druon voyait dans la guerre, les arts et le gouvernement, « trois métiers du risque » ; il les a exercés comme officier de cavalerie, écrivain, ministre avant de devenir le secrétaire perpétuel de l'Académie française, paladin d'une francophonie ouverte. Fils d'une actrice divorcée et de Lazare Kessel, un comédien russe qui se suicida à vingt et un ans, Maurice Druon naquit à Paris, le 23  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-druon/#i_16428

ÉLECTION DE FRANÇOIS MITTERRAND

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 232 mots
  •  • 1 média

Plusieurs fois ministre sous la IV e  République, adversaire en son temps du général de Gaulle, battu de justesse en 1974 par Valéry Giscard d'Estaing, le socialiste François Mitterrand est élu à l'Élysée le 10 mai 1981 et permet ainsi à la gauche d'accéder au pouvoir pour la première fois depuis la fondation de la V e  République. Cette alternance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/election-de-francois-mitterrand/#i_16428

FAURE EDGAR (1908-1988)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MAITROT
  •  • 1 454 mots
  •  • 1 média

Homme politique, historien, juriste, académicien, Edgar Faure ne pouvait pas rester longtemps loin du pouvoir et des honneurs. Cacique de la IV e  République, il a siégé plus de six ans dans sept gouvernements et en a présidé deux sous Vincent Auriol et René Coty. Dignitaire de la V e  République, ministre de l'Agriculture et de l'Éducation nationa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edgar-faure/#i_16428

FOYER JEAN (1921-2008)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 174 mots

Avocat, professeur de droit et homme politique, Jean Foyer est député du Maine-et-Loire de 1959 à 1988. Constitutionnaliste chevronné, il est, avec Michel Debré, l'un des pères fondateurs de la V e  République. Garde des Sceaux et ministre de la Justice dans le gouvernement Pompidou de 1962 à 1967, il crée la Cour de sûreté de l'État. Son action législatrice (réforme du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-foyer/#i_16428

FRANCE (Histoire et institutions) - La France d'aujourd'hui

  • Écrit par 
  • Serge BERSTEIN
  •  • 6 682 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Un nouveau système politique »  : […] La nouvelle Constitution, rédigée durant l'été de 1958 et adoptée par les Français en septembre, se réclame du principe républicain de la souveraineté de la nation constatée par le suffrage universel, des libertés individuelles définies par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de l'énoncé des droits sociaux contenu dans le préambule de la Constitution de 1946. Mais, à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-la-france-d-aujourd-hui/#i_16428

FRANCE (Histoire et institutions) - Le droit français

  • Écrit par 
  • Jean-Louis HALPÉRIN
  •  • 7 137 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Modernisation accélérée depuis 1945 »  : […] La période de la Libération et des débuts de la IV e  République constitue un nouveau temps fort de l'histoire du droit français. La création de la Sécurité sociale (préparée, il est vrai, par les lois de 1928 et 1932 sur les assurances sociales et les allocations familiales), l'institution des comités d'entreprise, la réforme du droit de la nationalité réuni dans un Cod […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-le-droit-francais/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2018

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 5 493 mots
  •  • 4 médias

Après une année 2017 riche en bouleversements politiques (élection d’Emmanuel Macron, effondrement de la gauche, affaissement de la droite parlementaire, naissance et victoire écrasante d’un nouveau parti de gouvernement, réformes au pas de charge surmontant les contestations sociales…), le nouvel exécutif pouvait compter sur l’absence d’échéance électorale en 2018 pour consolider ses ambitions ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2018/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2017

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 5 343 mots
  •  • 12 médias

2017 est pour l’histoire politique française une année sans pareille. Déjouant tous les pronostics, à la tête du nouveau parti En marche ! qu’il a créé en avril 2016, Emmanuel Macron devient à trente-neuf ans le plus jeune président de la V e  République. Il balaie au passage les deux grandes formations politiques du pays, en s’affirmant comme le seul rempart crédible cont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2017/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2016

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 158 mots
  •  • 4 médias

En cette année préélectorale, la France apparaît comme profondément divisée et anxieuse. Autant la droite, lors de la primaire qu’elle a pour la première fois organisée en novembre, que la gauche, qui s’y prépare pour janvier 2017, ont montré des visions du monde et de la société largement antinomiques. En outre, pour la première fois sous la V e  République, le président […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2016/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2015

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 369 mots
  •  • 7 médias

2015 est pour la France une année noire, la plus tragique qu’elle a connue depuis la fin de la guerre d’Algérie. En deuil après les attentats terroristes de janvier et de novembre, le peuple français n’a guère d’autres préoccupations en tête. Il est cruellement ramené à la brutalité de l’histoire, dans laquelle se conjuguent drames internationaux et maladies sociales. Malgré tout, les attentats de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2015/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2014

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 693 mots
  •  • 7 médias

En France, l’année 2014 est riche en événements politiques : changement de Premier ministre, plusieurs remaniements gouvernementaux, trois élections contribuent à recomposer le paysage politique, tandis que les principaux partis changent de dirigeants. Les tensions s’attisent dans le pays, sur fond de morosité économique et d’évolution inquiétante de la scène internationale. L’année met également […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2014/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2013

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 309 mots

L’année 2013 semble ne pas avoir été particulièrement heureuse pour les Français, dont une série d’études montre le pessimisme toujours grandissant. Alors que l’économie se trouvait dans un état de quasi-stagnation, entraînant une augmentation du chômage, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a dû composer avec une opinion majoritairement défiante, alors que l’impopularité de François Hollande conn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2013/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2012

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 3 561 mots
  •  • 3 médias

Dominée par les élections présidentielle et législatives, l'année 2012 voit le retour au sommet de l'État d'un président socialiste et d'un gouvernement de gauche à forte majorité socialiste. Celui-ci s'emploie, dès son arrivée au pouvoir en mai, à envoyer des signaux manifestant sa volonté de rupture par rapport aux précédents gouvernements de droite. Sa tâche est compliquée par une situation éc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2011

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 620 mots
  •  • 4 médias

2011 fut en France une année de crise profonde, non seulement en raison de l'aggravation de la situation économique, mais aussi de la crise de l'euro dans laquelle le pays s'est trouvé en première ligne. Ce fut aussi une année de crise « morale », en raison du développement des « affaires » qui a accru le trouble de l'opinion à l'égard du gouvernement et de la plupart des partis politiques. Le « p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2011/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2010

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 575 mots
  •  • 1 média

En France, 2010 fut une année de troubles et de contestations en même temps que de réformes. À maints égards, elle apparaît comme marquée par le prolongement des tendances de l'année précédente : poursuite de la crise économique et sociale malgré une légère amélioration de la croissance, progression de l'impopularité du chef de l'État, persistance des divisions de la gauche, multiplication des « a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-annee-politique-2010/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2009

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 4 701 mots
  •  • 3 médias

2009 fut la deuxième année pleine de la présidence de Nicolas Sarkozy. Marquée par la crise économique et sociale, elle a vu le président de la République et le gouvernement se consacrer en grande partie à celle-ci, sans pour autant que la poursuite des réformes ait été abandonnée. Elle a aussi conduit les autorités françaises à s'engager fortement dans la recherche d'une meilleure régulation int […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2009/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2008

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 3 532 mots

L'année 2008 fut la première année pleine de la présidence de Nicolas Sarkozy. La présidence de l'Union européenne par la France pendant le second semestre, des tensions internationales majeures et l'ouverture d'une crise financière et économique de grande ampleur ont naturellement pesé sur la perception par l'opinion de la stratégie suivie. Elles n'ont pas masqué, toutefois, d'importantes contes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2008/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2007

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 990 mots
  •  • 2 médias

Marquée par deux élections successives, l'année 2007 aura été celle de la mise en place de l'équipe ministérielle dessinée par Nicolas Sarkozy et de ses premiers pas, après une campagne électorale placée sous le signe de l'attente de la nouveauté et d'une forme de « rupture » que les deux principaux candidats à l'Élysée revendiquaient avec la politique traditionnelle. Si la nouveauté majeure, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2007/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2006

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 947 mots

Année sans élections, 2006 fut tout entière marquée par la perspective de la présidentielle des 22 avril et 6 mai 2007. Année de tensions à gauche, où les plaies de la division lors du référendum du 29 mai 2005 ne s'étaient pas refermées, elle le fut aussi à droite, d'autant que le gouvernement a dû affronter des crises majeures. Elle vit aussi l'affirmation et la montée irrésistible des deux cand […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2006/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2005

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 253 mots

En France, 2005 est une année de tensions dont la portée dépasse largement la seule classe politique. Si la gauche comme la droite apparaissent divisées par des querelles de personnes, celles-ci prennent place au sein d'une société inquiète et parcourue par des visions différentes de son avenir comme de son passé. L'événement majeur, le rejet par le référendum du 29 mai du projet de traité consti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2005/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2004

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 927 mots
  •  • 4 médias

Alors que l'année 2003, en France, n'avait connu aucune élection, 2004 en vit quatre : cantonales, régionales, européennes et sénatoriales. Celles-ci traduisirent toutes une progression marquée de la gauche, principalement socialiste, et témoignèrent du mécontentement de nombre d'électeurs envers le gouvernement. Au-delà des résultats, les deux camps ont porté au jour leurs propres divisions : la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2004/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2003

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 520 mots

Année sans élections, 2003 ne fut pas politiquement paisible en France. Encore marquée par le choc de l'élection présidentielle de 2002, elle fut aussi animée par la préparation des échéances électorales de 2004 (régionales et européennes avec un nouveau mode de scrutin issu de la loi du 11 avril 2003, cantonales et sénatoriales) et par l'aiguisement des rivalités dans la perspective de la préside […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2003/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2002

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 592 mots
  •  • 2 médias

Marquée par l'élection présidentielle, l'année politique 2002, en France, fut aussi riche des bouleversements qui en furent la conséquence. D'abord, les législatives des 9 et 16 juin, placées sous l'étroite dépendance de la présidentielle, inversèrent les perspectives. Ensuite, la création de l'Union pour un mouvement populaire (U.M.P.) peut être considérée comme historique : pour la première foi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2002/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2001

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 3 457 mots
  •  • 4 médias

Politiquement, l'année 2001 fut riche : non seulement elle vit se dérouler trois élections (municipales, cantonales et sénatoriales), mais elle marqua le début de la campagne pour l'élection présidentielle et les élections législatives de 2002. Les conflits dans la cohabitation entre les deux têtes de l'exécutif, un temps atténués par les dramatiques événements du 11 septembre aux États-Unis, se d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2001/#i_16428

FRANCE - L'année politique 2000

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 817 mots

L'année politique 2000 en France, comme toutes les années sans élections, ne connut pas de bouleversements. Pour autant, elle fut riche en événements annonciateurs de changements. Chaque camp connut des ruptures et vit s'accentuer ses divisions, éloignant encore plus les perspectives d'une évolution vers un système bi-partisan, alors même que l'affaiblissement de l'extrême droite se confirmait. Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2000/#i_16428

FRANCE - L'année politique 1999

  • Écrit par 
  • Bruno DIVE
  •  • 3 065 mots

Dans le chapitre « Le séisme des européennes (juin 1999) »  : […] Avec 12,8 p. 100 des voix, Nicolas Sarkozy et Alain Madelin font réaliser une contre-performance à leurs partis respectifs, le R.P.R. et Démocratie libérale, qui faisaient liste commune. Jamais depuis le début de la V e  République, les gaullistes n'étaient descendus si bas. La surprise est d'autant plus désagréable que leur liste est coiffée au poteau par celle de Charle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1999/#i_16428

FRANCE - L'année politique 1998

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 3 133 mots

En France, l'année politique 1998 a été marquée par trois élections – régionales, cantonales et sénatoriales –, par l'émergence d'un mouvement nouveau, La Droite, créé par Charles Millon, par des divisions et des regroupements au sein de l'opposition, par l'éclatement du Front national et par l'accentuation des dissensions au sein de la majorité « plurielle », dont le président de la République ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1998/#i_16428

FRANCE - L'année politique 1997

  • Écrit par 
  • Nicolas TENZER
  •  • 2 880 mots
  •  • 2 médias

L'année politique 1997 s'est achevée comme peu l'auraient imaginé en son début. La dissolution aventureuse de l'Assemblée nationale aura débouché sur une formule nouvelle de cohabitation entre un président de droite et un Premier ministre de gauche, caractérisée par un affaiblissement inédit, et peut-être durable, de l'Élysée . En ce qui concerne les forces politiques, les élections législatives […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1997/#i_16428

FRANCE - L'année politique 1996

  • Écrit par 
  • Serge SUR
  •  • 3 937 mots
  •  • 1 média

En France, disait-on en 1996, il y a les optimistes et les pessimistes. Les optimistes pensent que la période est pré-révolutionnaire. Quant aux pessimistes, ils pensent que le gouvernement Juppé va durer. Au-delà de son caractère provocant, cette boutade comporte plusieurs enseignements. Elle dénote un sentiment d'attente, le caractère de transition – ou plutôt de gestation – de la période. Elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1996/#i_16428

GAULLE CHARLES DE (1890-1970)

  • Écrit par 
  • Jean LACOUTURE
  •  • 7 636 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « La traversée du désert »  : […] Tout le donne à croire : il pensa que son départ provoquerait des remous assez graves pour que les partis affolés ou l'opinion inquiète le rappellent très vite. Mais son attente (dont témoignent plusieurs de ses proches) fut vaine. Dix-huit mois après la libération, Charles de Gaulle se retrouvait presque seul dans une petite résidence de Marly en attendant de remettre en état celle de Colombey, p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-de-gaulle/#i_16428

GISCARD D'ESTAING VALÉRY (1926- )

  • Écrit par 
  • Gérard PONTHIEU
  • , Universalis
  •  • 1 264 mots
  •  • 2 médias

Né le 2 février 1926 à Coblence, en Allemagne, dans une famille de la haute bourgeoisie d'origine auvergnate, Valéry Giscard d'Estaing fait l'École polytechnique avant d'intégrer l'École nationale d'administration (E.N.A) de 1949 à 1951. Il est nommé inspecteur des Finances en 1952 puis directeur adjoint au cabinet d'Edgar Faure, président du Conseil, en 1954. Membre du Centre national des indépen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valery-giscard-d-estaing/#i_16428

GOUVERNEMENT

  • Écrit par 
  • Didier MAUS
  •  • 4 698 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les relations avec les autres pouvoirs »  : […] Par rapport au chef de l'État, qu'il s'agisse d'un monarque ou d'un président, un gouvernement de type parlementaire se trouve d'abord dans une situation de respect protocolaire. Même si le chef de l'État ne joue – comme dans beaucoup de pays – qu'un rôle politique très faible, son statut constitutionnel, son hérédité dynastique ou son autorité personnelle lui confèrent une situation particulière, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gouvernement/#i_16428

GUERRE D'ALGÉRIE, en bref

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 227 mots
  •  • 1 média

Le 1 er novembre 1954, les différentes tendances du nationalisme algérien, unifiées dans le nouveau Front de libération nationale (F.L.N.), déclenchent une insurrection armée contre la France, métropole de l'Algérie depuis 1830. La révolte prend vite de l'ampleur et, de janvier à septembre 1957, la « bataille d'Alger » sème la panique parmi les colons. Le 13 mai 1958, ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-d-algerie-en-bref/#i_16428

HAMON LÉO (1908-1993)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 629 mots
  •  • 1 média

Né à Paris, Léo Hamon, né Léo Goldenberg est fils d'un médecin marxiste émigré de Russie ; avocat à vingt-deux ans et secrétaire de la conférence du stage des avocats à la Cour de cassation et au Conseil d'État, il est docteur en droit en 1932. S'il éprouve « la vénération du droit public », ce spécialiste de droit administratif prend aussi plaisir à défendre la Fédération générale des fonctionnai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leo-hamon/#i_16428

HIRSCH MARTIN (1963- )

  • Écrit par 
  • Blaise MAGNIN
  •  • 1 098 mots

Membre du gouvernement de François Fillon de mai 2007 à mars 2010 en tant que haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté – poste qu'il cumule à partir de janvier 2009 avec le haut-commissariat à la Jeunesse –, Martin Hirsch n'est pas à proprement parler un professionnel de la politique. Fruit de la volonté du président de la République Nicolas Sarkozy de s'attacher des personna […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-hirsch/#i_16428

INDÉPENDANCE DE L'AFRIQUE NOIRE FRANÇAISE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 496 mots

30 janvier-8 février 1944 Inaugurée par le général de Gaulle, la conférence de Brazzaville exclut la possibilité de toute autonomie ou indépendance des colonies françaises, mais prévoit de leur conférer le droit d'élire des représentants dans les assemblées nationales. 13 octobre 1946 Approuvée par référendum, la Constitution de la IV […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/independance-de-l-afrique-noire-francaise-reperes-chronologiques/#i_16428

JOBERT MICHEL (1921-2002)

  • Écrit par 
  • Bruno DIVE
  •  • 845 mots

Michel Jobert, décédé le 26 mai 2002, est enterré au côté de son épouse, à quelques kilomètres du château de La Ferté-Vidame qui appartint au duc de Saint-Simon. Né à Meknès, au Maroc, le 11 septembre 1921, Michel Jobert n'avait pourtant aucune attache particulière avec ce coin reculé de l'Eure-et-Loir, sinon une admiration pour le célèbre mémorialiste du xviii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-jobert/#i_16428

JOXE LOUIS (1901-1991)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 971 mots

Mort à Paris, le 6 avril 1991, Louis Joxe a pendant quarante-sept ans exercé les plus hautes fonctions et mandats de la République, tour à tour conseiller d'État, ambassadeur de France, ministre d'État, membre du Conseil constitutionnel. Issu de quatre générations de professeurs, Louis Joxe naît à Bourg-la-Reine, le 16 septembre 1901. Agrégé d'histoire et de géographie, il enseigne brièvement à M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-joxe/#i_16428

KOUCHNER BERNARD (1939- )

  • Écrit par 
  • Antoine SCHWARTZ
  •  • 1 125 mots

En mai 2007, le choix du président Nicolas Sarkozy de nommer Bernard Kouchner, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, au ministère des Affaires étrangères et européennes pouvait surprendre. Rien de moins évident, en effet, que d'imaginer cette figure emblématique de l'humanitaire, célèbre pour ses coups d'éclats médiatiques, endosser le costume de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-kouchner/#i_16428

LAGUILLER ARLETTE (1940- )

  • Écrit par 
  • Delphine DULONG
  •  • 968 mots

Née le 18 mars 1940 à Paris dans une famille ouvrière, Arlette Laguiller incarne la tradition de lutte du mouvement ouvrier. Son parcours individuel comme ses prises de position aussi radicales qu'immuables en font une figure atypique du monde politique français. Contrairement à la plupart des dirigeants politiques, elle n'est guère diplômée. Elle n'a qu'un B.E.P.C. en poche lorsqu'elle commence à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arlette-laguiller/#i_16428

LECANUET JEAN (1920-1993)

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  •  • 543 mots

Né à Rouen, dans un milieu modeste, Jean Lecanuet s'est orienté vers des études littéraires. Diplômé d'études supérieures de lettres et, à vingt-deux ans, plus jeune agrégé de France, il est nommé professeur de philosophie à Douai et à Lille. Il s'engage bientôt dans la Résistance et dans la clandestinité. À la Libération, Jean Lecanuet est inspecteur général au ministère de l'Information ; il mil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lecanuet/#i_16428

LEJEUNE MAX (1909-1995)

  • Écrit par 
  • Éric HINTERMANN
  •  • 846 mots

L'histoire de Max Lejeune se confond avec celle de trois Républiques. Né sous la III e , le 19 février 1909 à Flesselles, dans la Somme, de parents instituteurs, il s'engage très jeune dans les combats de la gauche sous la bannière d'un socialiste révolutionnaire, Marceau Pivert, tout en faisant sa scolarité au lycée d'Amiens, puis ses études en faculté à Paris. Licencié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-lejeune/#i_16428

LES RÉPUBLICAINS, parti politique

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 310 mots

Parti politique français. « Les Républicains » est le nom choisi par Nicolas Sarkozy pour donner à l’U.M.P. un nouveau souffle en 2015. À la suite de son élection à la présidence de l’U.M.P. en novembre 2014, il renoue en effet avec la tradition des partis gaullistes qui se sont succédé depuis la Libération : à nouvel homme, à nouvelle situation, à nouvelle époque doit correspondre un nouveau nom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-republicains-parti-politique/#i_16428

LOI

  • Écrit par 
  • Georges BURDEAU, 
  • Universalis
  •  • 12 636 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le pouvoir législatif selon la Constitution française de 1958 »  : […] C'est cette idée qu'a consacrée la Constitution française de 1958 en dressant une liste de matières réservées à la compétence parlementaire (art. 34) et en décidant (art. 37) que le gouvernement pourrait librement réglementer toutes les questions non énumérées dans cette liste. Sous réserve de respecter les principes généraux du droit, le gouvernement est aussi libre dans son domaine que le Parlem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi/#i_16428

MAI-68

  • Écrit par 
  • Danielle TARTAKOWSKY
  •  • 2 744 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Un mouvement transnational »  : […] Ces « événements », quelque nom qu'on leur donne, participent d'un mouvement transnational à dimension générationnelle. Dans les années 1960, l'arrivée à l'âge adulte dans les pays industrialisés de la génération du baby-boom (née après la Seconde Guerre mondiale), la croissance et l'accès à une consommation de masse, l'allongement de la scolarité, la démocratisation de l'enseignement et la transf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mai-68/#i_16428

MAUROY PIERRE (1928-2013)

  • Écrit par 
  • Christian SAUVAGE
  •  • 1 066 mots
  •  • 1 média

Né à Cartignies (Nord) le 5 juillet 1928, Pierre Mauroy est le fils d'un instituteur laïc. Après des études à l'École normale nationale d'apprentissage de Cachan, il devient professeur de l'enseignement technique à Colombes, dans la banlieue parisienne, en 1952. Mais ses engagements sociaux et politiques l'éloignent vite de l'enseignement actif. Pierre Mauroy avait en effet adhéré à la S.F.I.O. dè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-mauroy/#i_16428

MENDÈS FRANCE PIERRE (1907-1982)

  • Écrit par 
  • Maurice DUVERGER, 
  • Emile SCOTTO-LAVINA
  •  • 4 628 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Irréalisme politique et réalisme économique »  : […] Décrivant, en 1962, La République moderne qu'il souhaitait, il la fait reposer sur un gouvernement s'étendant sur toute la législature, comme en Grande-Bretagne. Pour atteindre ce but, il ne propose qu'un moyen : la liberté de dissolution confiée au Premier ministre. Cette arme aurait certainement donné la victoire à Pierre Mendès France en 1955, s'il avait pu en disposer. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-mendes-france/#i_16428

MESSMER PIERRE (1916-2007)

  • Écrit par 
  • Jean JOANA
  •  • 783 mots

Pierre Messmer est né le 20 mars 1916 d'un père industriel. Son engagement dans les Forces françaises libres, sa carrière de haut fonctionnaire colonial, puis ses responsabilités ministérielles, dès les premières années de la V e  République, ont progressivement fait de lui une des figures historiques du gaullisme, jusqu'à sa mort, le 29 août 2007. Breveté de l'École natio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-messmer/#i_16428

MITTERRAND FRANÇOIS (1916-1996)

  • Écrit par 
  • Gérard GRUNBERG
  •  • 1 862 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une longue carrière politique »  : […] Deux éléments donnent cependant une cohérence à ce parcours. D'abord, comme l'écrit Éric Duhamel, « son action publique, tendue vers la conquête du pouvoir, donne de l'unité à sa trajectoire politique ». François Mitterrand possède une exceptionnelle maîtrise des règles du jeu politique et institutionnel, quel que soit le régime dans lequel il opère. Dans sa quête ininterrompue du pouvoir, il renc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-mitterrand/#i_16428

ORDONNANCES

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MAITROT
  •  • 578 mots

Sous l'Ancien Régime, les ordonnances étaient des actes par lesquels le roi édictait des règles juridiques. Abandonnée par la Révolution, la notion d'ordonnance fut à nouveau utilisée sous la Restauration. Selon l'article 14 de la charte de 1814, elle désignait certains actes émanant de l'autorité royale nécessaires pour l'exécution des lois et l'autorité de l'État. Les fameuses ordonnances de 183 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordonnances/#i_16428

PAPON MAURICE (1910-2007)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 836 mots

Depuis sa condamnation pour complicité de crimes contre l'humanité, Maurice Papon incarne la collaboration de la haute fonction publique avec les persécutions antisémites du III e  Reich. C'est pourquoi, au surlendemain de sa mort survenue le 17 février 2007, le journal Libération put qualifier de « préfet du crime » celui qui fut ensuite préfet de p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-papon/#i_16428

PINAY ANTOINE (1891-1994)

  • Écrit par 
  • Gérard PONTHIEU
  •  • 596 mots
  •  • 1 média

Natif de Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône), Antoine Pinay, fils d'un fabricant de chapeaux, fait ses études au collège mariste de Saint-Chamond, petite ville de la Loire ; après la guerre, où il est blessé, il y dirigera la tannerie de son beau-père jusqu'en 1948. Il est successivement élu maire de Saint-Chamond (1929) — mandat qu'il conservera jusqu'en 1977, avec une interruption de 1944 à 1947  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-pinay/#i_16428

PISANI EDGARD (1918-2016)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 936 mots
  •  • 1 média

« Résistant courageux, républicain détaché des querelles partisanes, réformateur ardent, esprit visionnaire » : les termes du communiqué publié par la présidence de la République le 21 juin 2016, à la mort d'Edgard Pisani , situaient bien les engagements de celui-ci. Né le 9 octobre 1918 à Tunis, licencié ès lettres et diplômé du Centre des hautes études administratives, Edgard Pisani, élément ac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edgard-pisani/#i_16428

PLEINS POUVOIRS

  • Écrit par 
  • Daniel AMSON
  •  • 513 mots

Quand une assemblée législative accorde à un gouvernement les pleins pouvoirs, cela signifie qu'elle lui permet, au cours d'une période donnée, de prendre les mesures exigées par les circonstances, dans un domaine bien défini. Juridiquement, la notion de pleins pouvoirs a le même contenu que celle de délégation du pouvoir législatif. Mais elle en diffère sur le plan politique en ce que l'usage a p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pleins-pouvoirs/#i_16428

POLICE EN FRANCE DE LA LIBÉRATION À NOS JOURS

  • Écrit par 
  • René LÉVY
  •  • 5 033 mots

Dans le chapitre « Guerre froide, décolonisation, Mai-68 : priorité à la sauvegarde des régimes politiques »  : […] De l’après-guerre au milieu des années 1970, les questions policières sont largement surdéterminées par le contexte politique : le maintien de l’ordre et la préservation du régime politique dominent l’agenda policier. Sur le plan du maintien de l’ordre à l’intérieur, la IV e  République a d’abord dû faire face à un cycle de troubles liés à la guerre froide, où la violence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/police-en-france-de-la-liberation-a-nos-jours/#i_16428

POLITIQUE - Les régimes politiques

  • Écrit par 
  • Georges BURDEAU
  •  • 8 477 mots

Dans le chapitre « Gouvernements unitaires »  : […] Un premier type de gouvernement délibératif est celui où l'état des forces politiques, en dépit de leur multiplicité garantie par les institutions en vigueur, permet la formation d'une autorité gouvernementale homogène. On les qualifiera de gouvernements unitaires, en considération de l'unité d'inspiration qui caractérise cette autorité collégiale ou individuelle et d'où émane l'impulsion politiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-les-regimes-politiques/#i_16428

POMPIDOU GEORGES (1911-1974)

  • Écrit par 
  • Arnault SKORNICKI
  •  • 2 364 mots
  •  • 2 médias

Une présidence écourtée , rejetée dans l'ombre par celle de son prestigieux prédécesseur ; une personnalité consensuelle, dont l'absence apparente d'aspérités semble peu prêter à commentaire : la figure et le rôle de Georges Pompidou dans l'histoire politique française restent parfois négligés. Celui-ci mena pourtant aux sommets de l'État une action intense et prolongée, imprimant une marque profo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-pompidou/#i_16428

P.S. (Parti socialiste), France

  • Écrit par 
  • Frédéric SAWICKI
  • , Universalis
  •  • 7 369 mots
  •  • 5 médias

En avril 2005, le P.S. avait célébré son centenaire, sans pompes particulières, principalement sous la forme d'un colloque. Cette discrète commémoration traduit le rapport problématique que ses dirigeants entretiennent avec leur histoire. Si ces derniers n'ont jamais cessé de revendiquer l'héritage de Jean Jaurès et de Léon Blum, la filiation avec la S.F.I.O. a toujours été beaucoup plus difficil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/p-s-parti-socialiste-france/#i_16428

RÉFÉRENDUM

  • Écrit par 
  • Edmond JOUVE
  •  • 2 830 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Qualités thérapeutiques »  : […] Un référendum, celui du 28 septembre 1958, est à l'origine de la V e  République . Son contenu est variable puisque trois significations sont attachées à ce vote : les électeurs métropolitains se prononcent sur un projet d'organisation des pouvoirs publics ; le « oui » ou le « non » des territoires d'outre-mer vaut acceptation ou refus d'entrer dans la Communauté ; le « ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/referendum/#i_16428

RÉGIME PARLEMENTAIRE

  • Écrit par 
  • André DEMICHEL, 
  • Pierre LALUMIÈRE
  • , Universalis
  •  • 7 476 mots

On peut recenser dans le monde des régimes politiques qui se proclament parlementaires ; mais les conditions de leur fonctionnement réel présentent une telle diversité qu'il paraît difficile de les ranger sous le même vocable. Il n'est donc pas surprenant que des discussions passionnées aient eu lieu sur la recherche du « vrai » régime parlementaire. Le problème est d'autant plus complexe que l'on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regime-parlementaire/#i_16428

ROCARD MICHEL (1930-2016)

  • Écrit par 
  • Blaise MAGNIN
  •  • 1 031 mots
  •  • 1 média

Couronnée par le poste de Premier ministre qu’il occupa entre 1988 et 1991, la carrière politique de Michel Rocard fut d’une exceptionnelle densité . Plusieurs fois ministre, parlementaire français et européen, dirigeant de partis, il fut une figure centrale de la gauche parlementaire pendant cinquante ans, ainsi que le principal inspirateur du courant de la « deuxième gauche » dont les thèses réf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-rocard/#i_16428

SARKOZY NICOLAS (1955- )

  • Écrit par 
  • Bruno DIVE, 
  • Universalis
  •  • 1 644 mots
  •  • 2 médias

Président de la République française de 2007 à 2012. Quand il succède au président de la République Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne cache pas une certaine admiration pour l'ancien chef du Rassemblement pour la République (RPR), auquel il se compare volontiers. Tous les deux parvenus au sommet de l'État, les deux hommes ont en effet beaucoup de points communs : un dynamisme à toute épreuve, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-sarkozy/#i_16428

SÉNAT (France)

  • Écrit par 
  • Arnaud LE PILLOUER
  •  • 2 655 mots
  •  • 2 médias

Le Sénat est sans doute aujourd'hui l 'institution la plus critiquée de la V e  République – un Premier ministre (Lionel Jospin en l'occurrence) l'ayant même qualifié un jour d'« anomalie démocratique ». Pourtant, l'idée même d'une seconde chambre s'inscrit dans une longue tradition à la fois théorique et pratique. Du point de vue de la théorie politique en effet, le bicam […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/senat/#i_16428

U.D.F. (Union pour la démocratie française)

  • Écrit par 
  • Julien FRETEL
  •  • 2 638 mots
  •  • 2 médias

L'Union pour la démocratie française (U.D.F.) est aujourd'hui l'une des principales formations de la droite républicaine française. En nombre d'élus et d'adhérents, elle est le deuxième parti politique de la droite et du centre, assez loin derrière l' Union pour un mouvement populaire (U.M.P.). On la définit généralement comme une organisation qui promeut des idées libérales, sociales et européen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/union-pour-la-democratie-francaise/#i_16428

U.M.P. (Union pour un mouvement populaire)

  • Écrit par 
  • Pierre BRÉCHON, 
  • Universalis
  •  • 3 333 mots
  •  • 1 média

Dans un contexte de bipolarisation du système politique sous la V e  République, la droite française a, de 1978 à la fin des années 1990, été structurée autour de deux grandes forces politiques, le R.P.R. et l'U.D.F., qui avaient pendant longtemps une force comparable dans l'électorat. La lutte à l'intérieur de la coalition de droite fut féroce, chaque partenaire voulant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/union-pour-un-mouvement-populaire/#i_16428

VEIL SIMONE (1927-2017)

  • Écrit par 
  • Catherine ACHIN, 
  • Universalis
  •  • 1 822 mots
  •  • 3 médias

Simone Veil a sans nul doute été la femme politique française la plus célèbre et la plus populaire à partir du milieu des années 1970. Cette renommée est due à son combat pour la loi qui porte son nom, relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) votée en 1975, et à un parcours de vie exceptionnel marqué par la tragédie, intimement inscrit dans l'histoire politique de l'Europe du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/simone-veil/#i_16428

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre BRÉCHON, « CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - Les années Chirac (1995-2007) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinquieme-republique-les-annees-chirac-1995-2007/