CINÉMA (Aspects généraux)Les techniques du cinéma

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Principe de la caméra

Découverte de la caméra et problèmes d'obturateur

Voici comment les frères Lumière présentent le fonctionnement de leur cinématographe : « Le mécanisme de cet appareil a pour caractère essentiel d'agir par intermittence sur un ruban régulièrement perforé de manière à lui imprimer des déplacements successifs séparés par des temps de repos pendant lesquels s'opère soit l'impression, soit la vision des épreuves [...] Les perforations de ce ruban, disposées sur les deux bords, à distance égale, peuvent être traversées par des pointes [...]. Le ruban est entraîné vers le bas par la descente de ces pointes qui, dans leur mouvement ascensionnel, se soulèvent au contraire pour le laisser au repos ».

La réalisation de cet entraînement saccadé du film perforé souleva beaucoup de difficultés, entre 1890 et 1894, et fut ensuite solutionnée au moyen de la came excentrée dite « en cœur », qui est un triangle curviligne aux sommets arrondis.

L'entraînement saccadé doit être synchronisé avec le passage, entre le film et l'objectif, d'un obturateur, semi-circulaire. En effet, si le film était exposé pendant le temps de descente, l'image enregistrée serait floue. L'exposition ne doit avoir lieu que pendant l'instant où le film est absolument immobile (au moment où la griffe d'entraînement remonte à sa position de départ). L'obturateur tournera à raison d'un tour par image, donc, dans le cas particulier du cinéma professionnel, 24 tours/seconde. On voit qu'un secteur de disque de 1800 d'ouverture correspond à une exposition de 1/48e de seconde. En réduisant l'ouverture de l'obturateur (de 180 à 00), on réduit le temps de pose du film (principe de l'obturateur variable des caméras modernes).

Autres parties de la caméra

Une caméra se compose ensuite d'un moteur d'entraînement, d'un système de chargement (bobine débitrice et réceptrice), d'un système de visée, d'un ou plusieurs objectifs et d'organes de réglage et d'accessoires.

– Le moteur : la caméra des frères Lumière était actionnée à la main, par une manivelle. Plus tard, l'usage des moteurs, à ressort (type phonogr [...]


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Cinéma parlant: premières tentatives

Cinéma parlant: premières tentatives
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Cinéma: la musique du muet

Cinéma: la musique du muet
Crédits : Bettmann/ Corbis

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Jeux d'optique et illusion de mouvement

Jeux d'optique et illusion de mouvement
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Phénakistiscope de Joseph Plateau

Phénakistiscope de Joseph Plateau
Crédits : Stéphane Dabrowski/ Cinémathèque française

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Écrit par :

  • : directeur technique à la Commission supérieure technique du cinéma
  • : cinéaste diplômé d'État (E.N.P.C.), lycée Louis-Lumière, directeur de la photographie et conseiller technique pour le cinéma, lauréat de la Société d'encouragement pour la recherche et l'invention, expert judiciaire
  • : docteur ès lettres, professeur à l'université de Paris-V-René-Descartes, critique de cinéma
  • : ingénieur diplômé de l'École supérieure d'électricité, ingénieur en chef du département télévision de la société Thomson-C.S.F.
  • : opérateur prises de vues, enseignant à l'École nationale supérieure Louis-Lumière professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne homme de lettres

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Pour citer l’article

Michel BAPTISTE, Pierre BRARD, Jean COLLET, Michel FAVREAU, Tony GAUTHIER, « CINÉMA (Aspects généraux) - Les techniques du cinéma », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-les-techniques-du-cinema/