AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Tentatives de définition

Le cinéma afro-américain occupe une place à part à l’intérieur des productions ethniques qui ont souvent permis d’exprimer les fluctuations du rêve du melting-pot, encouragé ou rejeté selon la nature des crises qui secouaient la société. Diverses tentatives de définition en ont été proposées : James P. Murray englobe des productions réalisées par des Blancs, mais dont un thème évoque la question des Noirs, alors que pour Gladstone L. Yearwood, il faut que les pratiques signifiantes soient directement issues de l’expérience et de la culture afro-américaine. Aujourd’hui, avec l’intégration croissante des Noirs dans la société américaine, la définition de Murray prévaut.

De l’esclavage des Noirs à la toute-puissance de la musique de jazz et du rhythm and blues, de la formation du Ku Klux Klan à la lutte pour les droits civiques dans les années 1960, des liens ambigus se sont tissés entre communautés noire et blanche qui ont profondément marqué la culture et la société américaines. Contrairement aux Italiens, qui ont attendu une période récente pour se manifester pleinement (soit les années 1960 et 1970, avec Martin Scorsese et Francis Ford Coppola), les Noirs ont toujours été présents dans le cinéma américain, même si ce fut de manière caricaturale et pas toujours en tant que cinéastes, mais aussi comme acteurs ou scénaristes : dans les films de ghettos des années 1910 et 1920, les all Black cast (ou race movies) des années 1930 et 1940, les œuvres des cinéastes libéraux blancs des années 1950, les nouvelles vagues de cinéastes noirs des années 1960 à nos jours et, enfin, sous la forme d’un cinéma de large audience proche de celui des Italiens du Nouvel Hollywood, avec l’avènement de Spike Lee en 1986, de Lee Daniels en 2005, de Ryan Coogler en 2013. L’apparition d’une nouvelle génération d’acteurs et d’actrices (Denzel Washington, Jamie Foxx, [...]


Médias de l’article

Within our Gates, O.Micheaux

Within our Gates, O.Micheaux
Crédits : Micheaux Book & Film Company/ BBQ_DFY/ Aurimage

photographie

Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
Crédits : John D. Kisch/ Separate Cinema Archive/ Getty Images

photographie

Watermelon Man, M. Van Peebles

Watermelon Man, M. Van Peebles
Crédits : Mary Evans/ Aurimages

photographie



1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA  » est également traité dans :

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Le théâtre et le cinéma

  • Écrit par 
  • Geneviève FABRE, 
  • Liliane KERJAN, 
  • Joël MAGNY
  •  • 9 417 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Un cinéma indépendant contre Hollywood ? »  : […] Dans les années 1960, l'espoir mis dans les expériences marginales de l'underground (les frères Mekas, Andy Warhol, Paul Morissey, Kenneth Anger, Stan Brakhage), comme dans le documentaire inspiré du cinéma-vérité (Richard Leacock, Frederic Wiseman) ou militant (Emile De Antonio, Barbara Kopple), ne s'est pas vraiment concrétisé, sinon par l'émergence d'un cinéma noir dont Spike Lee est le repré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-le-theatre-et-le-cinema/#i_2900

LEE HELTON JACKSON dit SPIKE (1957- )

  • Écrit par 
  • Raphaël BASSAN
  •  • 3 291 mots

Spike Lee a sorti, dans les années 1980, le cinéma des Noirs américains du ghetto, tout en s'octroyant une place de choix dans l'industrie hollywoodienne. Il est le premier, et probablement le seul, metteur en scène afro-américain à gérer et concevoir une œuvre personnelle de grande audience, sans faire de concessions majeures au système des studios, grâce à sa maison de production, Forty Acres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-helton-jackson-dit-spike/#i_2900

MICHEAUX OSCAR (1884-1951)

  • Écrit par 
  • Raphaël BASSAN
  •  • 1 051 mots
  •  • 1 média

Oscar Micheaux est le seul cinéaste indépendant afro-américain à avoir pu développer une œuvre sur trente ans. Entre 1919 et 1948, il tourne et produit quarante films dont vingt-sept muets. Self-made-man et admirateur du penseur réformiste noir Booker T. Washington qui prône l'émancipation de son peuple par le travail et l'accès au savoir, Micheaux sera une des figures cardinales du Harlem Renais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-micheaux/#i_2900

Voir aussi

Pour citer l’article

Raphaël BASSAN, « AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-afro-americain/