CI [TS'EU], genre littéraire chinois

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Le ci, texte à chanter, qui a fleuri sous la dynastie des Song (960-1279), se distingue du shi, poème régulier, non seulement par une prosodie différente (vers anisométriques, exploitation maximale des oppositions tonales) ou par son adaptation à des canevas musicaux (chaque poème est composé sur un air donné par avance), mais aussi par une écriture différente. À la densité de l'expression imposée par les mètres classiques fait place un style plus linéaire, où l'emploi des tournures de la langue parlée est fréquent.

Les origines du genre

La querelle sur les origines de ce genre a partagé en deux groupes le monde littéraire chinois jusqu'à une époque relativement récente. Aux critiques qui situent le ci au terme d'une évolution parallèle à la poésie régulière et fondent leurs assertions sur le caractère anisométrique des vers s'opposent ceux qui s'efforcent d'établir une filiation entre ce type de poésie et celle des Tang ou le yuefu. Se plaçant également d'un point de vue formel, ces derniers essaient de faire naître le ci d'une mutation des formes régulières. Or l'irrégularité des vers n'est pas un trait spécifique du genre, et, s'il est possible de relever certains points communs entre le ci et le genre du yuefu – textes composés sur un timbre musical, exploitation de sonorités nouvelles aux dépens de la tradition musicale orthodoxe –, il faut se garder d'une assimilation trop hâtive.


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Dans le chapitre « Les belles-lettres »  : […] La poésie classique ou régulière, en quatrains de cinq ou sept mots, ne fait que continuer, sous les Song, celle des Tang, mais avec plus de liberté et de souplesse. Le style en est moins ferme, la prosodie moins rigide, la langue plus familière et plus flexible ; l'inspiration dénote une maturité moelleuse qui tourne parfois à l'afféterie ; le paysage, l'art, la philosophie fournissent des thèmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-la-litterature/#i_18558

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Li Qingzhao, appelée aussi Li Yi'an, est originaire de Jinan au Shandong. En 1101, elle épouse Zhao Mingcheng, étudiant au Collège impérial. Tous deux appartiennent à d'illustres familles de fonctionnaires-lettrés et ont une passion commune : la collection d'objets rares. En 1103, Mingcheng obtient sa première charge dans l'administration. Après la disgrâce politique de son père, ils se retirent à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-qingzhao-li-ts-ing-tchao-ou-li-yi-an-li-yi-ngan-1081-apr-1151/#i_18558

LIU YONG [LIEOU YONG] (XIe s.)

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Liu Yong, appelé aussi Liu Qiqing, est originaire de Chong'an dans la province du Fujian. Il est difficile de connaître avec précision les dates de naissance et de mort de ce poète. On sait seulement qu'il obtient le titre de docteur accompli ( jinshi ) en 1034 et qu'après ce succès il occupe un petit poste dans l'administration. Mais, plus qu'une brillante carrière, c'est sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yong-lieou-yong/#i_18558

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Liu Yuxi n'est pas un des grands noms de la poésie chinoise classique, mais une demi-douzaine de ses poèmes, nous dit un critique moderne sévère, lui ont permis de survivre à l'oubli. Sa vie est à la fois banale et intéressante parce que typique de son époque. Entré dans l'administration impériale par la grande porte de l'« examen de la vaste érudition et de la grande composition » (moins d'un pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yuxi-lieou-yu-si/#i_18558

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Dans le chapitre « Cycles lyriques »  : […] La longue durée du lyrisme chinois permet cependant de déceler un certain ordre dans la juxtaposition ou la succession de ses courants. L'une des figures qu'ils ont coutume de dessiner est un cercle, sur lequel se succèdent périodiquement des phénomènes analogues. On admet que l'impulsion première réside dans le génie anonyme des masses, créateur des rythmes, tels que les mètres irréguliers des H […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme/#i_18558

NALAN XINGDE [NA-LAN SING-TÖ] (1655-1685)

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Dans le chapitre « Un style original »  : […] Malgré ses réussites impressionnantes dans les domaines de l'histoire et de la philologie canonique, Ouyang Xiu est surtout connu comme homme de lettres. C'est en très grande partie grâce à l'excellence de ses écrits que la prose appelée « style ancien » ( guwen ) s'est imposée au « style courant » ( shiwen ) hérité du « style parallèle » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ouyang-xiu-ngeou-yang-sieou/#i_18558

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Dans le chapitre « Les qu des Yuan ou sanqu »  : […] On applique plus spécialement l'appellation qu à un autre genre plus tardif, puisque né sous les Yuan ( xiii e - xiv e  s.) et qui a une double origine : le ci et le théâtre. Les qu de l'époque Yuan s'appellent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qu-k-iu/#i_18558

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Pour citer l’article

Chantal CHEN-ANDRO, « CI [TS'EU], genre littéraire chinois », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ci-ts-eu-genre-litteraire-chinois/