CHROME

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Principaux minerais

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Constantes physiques et mécaniques

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Historique

C'est en 1798 que Vauquelin isola le chrome métallique, sous forme d'une poudre grise, à partir de la crocoïte ou « plomb rouge », minerai de couleur orange, découvert en Sibérie. Il prépara d'abord l'acide chromique, puis l'oxyde Cr2O3 qui donnait, avec le borax, des perles vert émeraude. Frappé par les colorations vives des dérivés de ce nouveau métal, Vauquelin proposa le nom de chrome, du grec χρ̃ωμα qui signifie couleur.

Kurtz installa, en 1816, à Londres, et en 1822, à Manchester les premières usines préparant des colorants minéraux à base de chrome ; en 1818, Zuber créa, en France, la première fabrique de jaune et de vert de chrome pour papiers peints ; en 1820, en Allemagne, Köchlin utilisa le bichromate de potassium pour préparer le rouge turc et développa son emploi comme mordant dans la teinture de la laine et du coton.

Aux États-Unis, à partir de 1827, Isaac Tyson découvrit de nombreux gisements de chromite (le meilleur minerai), et développa l'industrie des bichromates et de leurs applications.

En 1844, Péligot publia des travaux importants sur les sels de chrome et, dix ans plus tard, Bunsen prépara le métal par électrolyse du chlorure de chrome (II).

À partir de 1884, Schultz puis, en 1893, Dennis mirent au point le tannage des peaux par les composés basiques du chrome, procédé préconisé par Knapp dès 1858.

À la fin du xixe siècle, l'industrie des colorants issus du goudron de houille ouvrit de nouveaux débouchés aux bichromates alcalins.

À partir de 1879, la chromite fut utilisée comme réfractaire pour les fours métallurgiques à sole basique, servant à fabriquer les aciers par le procédé Thomas et Gilchrist. En 1893, Moissan mit au point la réduction de l'oxyde de chrome par le charbon au four électrique et, en 1898, Goldschmidt découvrit la réduction aluminothermique de cet oxyde qui seule permit de préparer de grandes quantités de chrome pur.

À partir de 1907-1908, les industries des ferrochromes et des nichromes et, à partir de 1914, celle des Stellites (alliages à base de cobalt et de chrome) se développèrent et leur importance ne cesse de croître.

Enfin, le chromage des métaux, soit par électrolyse, soit par décomposition d'halogénures de chrome (II) vers 1 000 0C, a pris, depuis 1925, un essor considérable.

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École nationale supérieure de physique et de chimie de Paris, agrégé de physique, professeur honoraire de chimie générale à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Jean AMIEL, « CHROME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/chrome/