CHROMATOGRAPHIE

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Bases de la chromatographie

Théorie de l'analyse chromatographique

Toute chromatographie est fondée sur la notion de distribution différentielle d'un soluté dans deux phases non miscibles. Le principe, schématisé sur la figure 1 dans le cas d'un mélange de deux constituants A et B, est généralisable sans peine à un nombre plus grand de solutés et à des systèmes plus complexes.

Dans la majorité des cas, on procède au développement par élution.

Le mélange A + B, dissout dans un solvant S, est introduit en tête d'une colonne contenant la phase fixe. En absolu, la quantité totale de A + B doit être très faible par rapport à ce que peut retenir la phase stationnaire. Lors du dépôt sur celle-ci, le mélange à analyser doit occuper l'espace le plus restreint possible. Soient respectivement α et β les fractions de A et B qui se trouvent en phase liquide à la température de l'expérience. Celles qui sont adsorbées sur la phase stationnaire sont alors 1 — α et 1 — β. Pour que A soit séparé de B, il faut que les rapports de distribution 1 — α/α et 1 — β/β diffèrent l'un de l'autre. Ces rapports de distribution caractérisent les différences d'affinités respectives (liées aux différences d'interactions moléculaires) de A et B pour chacune des deux phases utilisées. Supposons que, au lieu d'effectuer la séparation dans la colonne, on la réalise dans un flacon bouché dans lequel on a mis une certaine quantité de A + B et des quantités connues de phase liquide et de phase stationnaire. Après avoir attendu le temps nécessaire pour que l'équilibre d'adsorption soit atteint, on recueille complètement le liquide surnageant. Si α est voisin de 0 et β de 1, A et B seront séparés par cette opération : A sera complètement dans le liquide et B sera retenu par le solide. En réalité, il sera très rare de trouver un système de phase stationnaire et de phase liquide (plus généralement de phase fluide) qui conduise à de tels écarts de rapports de distribution entre A et B. Par le procédé décrit, on ne fera qu'un enrichissement du liquide par l'un des consti [...]


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Partage en phase liquide

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Chromatographie sur papier

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Phase aqueuse

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Hydrocarbures aromatiques

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Écrit par :

  • : docteur ès sciences, professeur à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles, Paris, ingénieur, École supérieure de physique et de chimie industrielles
  • : professeur de chimie organique à l'université d'Aix-Marseille-II
  • : professeur des Universités, université de Paris-XI, I.U.T. d.Orsay

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Pour citer l’article

Robert ROSSET, Louis SAVIDAN, Alain TCHAPLA, « CHROMATOGRAPHIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/chromatographie/