GLUCK CHRISTOPH WILLIBALD VON

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Le compositeur italien (1741-1754)

On ne sait quasiment rien des études musicales de Gluck dans sa Bohême natale, mais on peut imaginer que ses séjours à Prague et à Vienne (entre 1728 et 1737) furent émaillés d'épisodes aussi pittoresques que ceux que rapporte Charles Burney dans ses vies de Johann Joachim Quantz et de František Benda. C'est à Milan qu'il paracheva sa formation de compositeur, au contact de Giovanni Battista Sammartini, et qu'il fit ses début au théâtre en mettant en musique l'un des plus célèbres livrets de Métastase, Artaserse (1741). Dans les dix ans qui suivirent, la carrière de Gluck ressemble à celle de bien d'autres compositeurs d'opéras italiens, avec une production moyenne d'un ou deux ouvrages nouveaux par saison. Outre la précieuse expérience qu'offrait au jeune musicien la possibilité d'écrire pour certains des plus grands chanteurs de son temps (les castrats Angelo Maria Monticelli et Caffarelli, la soprano Vittoria Tesi) et de se faire jouer devant les publics les plus variés, en Italie comme en Allemagne, Gluck eut par deux fois l'occasion d'élargir son horizon au-delà des limites de l'opera seria traditionnel : un long séjour à Londres (1745-1746) le mit en contact avec les oratorios de Haendel, mais lui permit aussi de découvrir, dans les ballad operas qui faisaient alors fureur, un style vocal simple et naturel dont il dira avoir été profondément marqué ; il n'est pas indifférent non plus qu'il se soit trouvé à Copenhague en 1749, l'année même où Johann Adolph Scheibe exposait, dans la préface à son opéra Thusnelda, des idées annonciatrices de la future « réforme ».

Christoph Willibald von Gluck

Photographie : Christoph Willibald von Gluck

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Christoph Willibald von Gluck vers 1750, alors qu'il est encore un compositeur d'opéras italiens. Il parcourt à cette époque l'Europe, occupant divers postes musicaux à Dresde, Vienne, Hambourg, Copenhague, Prague, Munich, Naples. 

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Les premiers opéras de Gluck, même s'ils sont aujourd'hui presque totalement oubliés, mériteraient d'être exhumés en morceaux choisis : c'est déjà ce qu'avait fait Gluck lui-même, puisqu'il pilla consciencieusement sa production de jeunesse, inconnue du public de Vienne et de Paris, pour en adapter les meilleurs morceaux à de nouveaux textes italiens, et m [...]

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Christoph Willibald von Gluck

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Michel NOIRAY, « GLUCK CHRISTOPH WILLIBALD VON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/christoph-willibald-von-gluck/