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Chine : carte physique

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Enfants ouïghours

Enfants ouïghours
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Chine : carte administrative

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Plateau du Tibet

Plateau du Tibet
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CapitalePékin
Langue officiellechinois mandarin
Unité monétaireyuan (ou renminbi, CNY)
Population1 390 691 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)9 572 900

La République populaire de Chine est un des plus grands États du monde (9 561 240 km2) et le plus peuplé (1 307 560 000 habitants à la fin de 2005, hors Hong Kong, Macao et Taïwan). À côté d'une immense majorité Han (ou chinoise proprement dite), la population comprend 54 nationalités minoritaires, qui occupent 60 p. 100 du territoire , et une 55e qui se trouve sur l'île de Taïwan. La République populaire est composée de 22 provinces, 4 municipalités de rang provincial, 5 régions autonomes et 2 régions d'administration spéciale. Elle revendique également une 23e province, l'île de Taïwan.

Chine : carte physique

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Carte physique de la Chine. 

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Enfants ouïghours

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De jeunes enfants ouïghours jouent aux cartes à Kashgar, dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), en 1987. 

Crédits : Hulton Getty

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Les 22 provinces (sheng) comprennent 17 des anciennes « Dix-Huit Provinces » de l'Empire chinois, dont la persistance tout au long de l'histoire chinoise est un fait remarquable : Anhui, Fujian, Gansu, Guangdong, Guizhou, Hebei, Henan, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Shandong, Shaanxi, Shanxi, Sichuan, Yunnan, Zhejiang ; le Qinghai, province détachée du Tibet ; le Heilongjiang, le Jilin, le Liaoning, divisions de l'ancienne Mandchourie restée chinoise ; et l'île de Hainan, province créée en 1988.

Les provinces tendent, depuis les réformes de 1983-1984, à être toutes divisées en municipalités (shi), elles-mêmes subdivisées en arrondissements (qu) et districts (xian). Les arrondissements relèvent de la ville et comprennent des quartiers (jiedao), confondus de plus en plus avec des secteurs communautaires (shequ) et, à une échelle très locale, des comités de résidents (jumin weiyuanhui), appelés également secteurs locaux – ou « petits » – (xiaoqu). Les districts se composent de bourgs (zhen) et de cantons (xiang). Ces derniers sont strictement ruraux et réunissent des comités de villageois (cunmin weiyuanhui), quand les bourgs comprennent à la fois des comités de résidents et de villageois. La plupart des provinces ont aussi des préfectures autonomes (zizhizhou), des districts autonomes (zizhixian) et des cantons autonomes (zizhixiang), où vivent des populations minoritaires.

Les quatre municipalités de rang provincial (zhixiashi) sont celles des agglomérations de Pékin, Tianjin, Shanghai et Chongqing. Elles bénéficient donc d'une administration indépendante de celle des provinces où elles sont situées, et relèvent directement du pouvoir central (zhongyang).

Les cinq régions autonomes (zizhiqu) sont : la région autonome ouïgoure du Xinjiang, avec pour capitale Urumqii ; la région autonome du Tibet, avec pour capitale Lhasa ; la région autonome de Mongolie-Intérieure avec pour capitale Hohhot ; la région autonome hui du Ningxia, avec pour capitale Yinchuan ; et la région autonome zhuang du Guangxi, avec pour capitale Nanning, qui correspond à l'ancienne province de ce nom.

Les principales nationalités minoritaires (les Ouïgours, qui sont des musulmans turcophones ; les Tibétains ; les Mongols ; les Hui, qui sont des Han musulmans ; les Zhuang, qui sont des Thaï) bénéficient ainsi d'une certaine autonomie, mais elles n'ont pas, comme l'avaient les minorités de l'ex-U.R.S.S., de « républiques ». Le souci chinois d'unité et de centralisation apparaît ainsi, et refuse toute solution fédérale autorisant une potentielle revendication d'indépendance. Dans la région autonome zhuang du Guangxi, les Zhuang ne sont pas majoritaires pas plus que les Mongols dans la région autonome de Mongolie-Intérieure.

Enfin, les deux régions d'administration spéciale (tebie xingzhengqu) sont Hong Kong, l'ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997, et Macao, l'ancienne colonie portugaise rétrocédée en 1999.

—  Pierre TROLLIET

Géologie

La Chine est un vaste ensemble, essentiellement continental, qui, du point de vue géologique, forme un domaine assez homogène, où prédomine largement l'influence d'un socle ancien, repris par des plissements est-ouest calédoniens et, surtout, hercyniens. Les déformations mésozoïques ont à peine effleuré la Chine continentale, tandis que celles du Tertiaire sont localisées sur la frontière indo-tibétaine. Jusqu'au Trias, la Chine a connu un régime essentiellement marin, remplacé au Jurassique par un régime continental.

Grands traits structuraux

Dans toute la Chine, lato sensu, paraît exister un vieux tréfonds précambrien (ou mieux présinien), largement plissé et métamorphisé, qui affleure sous forme de vastes massifs ou au cœur des chaînes palézoïques et plus récentes. En effet, le socle présinien a subi une évolution différenciée, certaines zones restant peu déformées et évoluant en plates-formes plus ou moins submergées par les mers épicontinentales siniennes ou paléozoïques ; d'autres, allongées d'est en ouest, largement subsidentes, donnent naissance aux orogènes calédoniens et hercyniens.

Les plates-formes s'alignent suivant deux bandes, grossièrement est-ouest, qui vont en s'élargissant vers l'orient. Il est possible d'y distinguer de vastes secteurs où le Présinien est à découvert et d'autres où il se cache sous une couverture sinopaléozoïque peu déformée, plus ou moins épaisse. Ces derniers secteurs sont seulement affectés de failles déterminant des horsts et des grabens ou des gondolements à large rayon de courbure (bombements et dépressions). La première bande comprend, d'ouest en est, le massif de Tsaidam, l'Altyntagh, les massifs du Beishan et de l'Alashan, puis le vaste massif de la Chine du Nord (Shǎnxi, Shānxi, Shandong, Henan et Jiangsu). Les massifs de Dzoungarie et de Mandchourie centrale en sont des annexes septentrionales. La bande méridionale court du Tibet à la mer de Chine en passant par le Chamdo, le Guizhou, le Guangdong et le Jiangxi.

Les Hercynides, reprenant souvent les Calédonides, dessinent un Y dont les branches divergent vers l'est. La branche septentrionale, largement entamée au centre par la frontière sino-mongole, comprend à l'ouest l'Altaï et le Tianshan, à l'est le Petit et le Grand Khingan. Le socle présinien apparaît axialement par trois fois à l'ouest (zones médianes de l'Altaï et du Tianshan, Dzoungarie) et une fois à l'est (zone anticlinale d'Erlian). La branche méridionale s'étend du Xinjiang au Zhejiang, par le Kunlun et le Qinling. Elle se prolonge vers le nord-ouest à partir du Qinling (massif du Qilianshan). Le socle se montre au cœur de ce dernier, et dans le Kunlun.

Les plissements mésozoïques ont affecté l'île de Taiwan et effleuré la Mandchourie. Les plissements tertiaires se manifestent essentiellement dans l'Himalaya. Des grabens se sont, d'autre part, remplis de sédiments durant le Mésozoïque (Zhering, Datong, Jiaoxiang) et le Cénozoïque (Altaï, Mandchourie, Chine du Nord). Ces fossés sont souvent obliques sur les structures hercyniennes.

Paléogéographie et stratigraphie

L'histoire géologique de la Chine se divise en trois périodes bien nettes, à savoir les temps présiniens, la période sinopaléozoïque et enfin la période Jurassique-Actuel. Durant la première, la Chine voit la formation de chaînes métamorphisées et granitisées, largement érodées avant le dépôt du Sinien. À la deuxième, la mer revient largement sur la Chine ; elle en occupe la majeure partie entre le bouclier mongol au nord et l'Aequinoctia au sud, dont la frange septentrionale, le long du littoral actuel, formait la Paleocathaysia. Au sein du bras de mer chinois vont se différencier des zones plus subsidentes, qui évolueront pour donner les chaînes paléozoïques, sans avoir, en général, présenté de caractères géosynclinaux bien affirmés. Les discordances sont fréquentes, tant sur les plates-formes que dans les orogènes, et rendent difficile la distinction des différents cycles orogéniques. Pour se limiter à l'essentiel, on a affaire à des mouvements calédoniens au Silurien lato sensu et au Dévonien, et à des plissements hercyniens, surtout permiens. Les orogenèses plus récentes se sont marquées, en Chine continentale, par de nombreuses discordances, dont les plus importantes se trouvent à la base et au sommet du Jurassique, au début du Paléogène et à son sommet.

La stratigraphie et l'évolution tectonique des terrains présiniens demeurent mal connues. En Mandchourie et en Chine du Nord, il a été possible de mettre en évidence un géosynclinal du Wutaishan, qui se prolonge vers la Corée, rempli de sédiments métamorphisés et granitisés, plissés et arasés. Un nouveau géosynclinal, celui d'Anshan, comportant plusieurs séries, s'est alors mis en place et s'est métamorphisé et déformé avant le Sinien.

Toujours discordant sur les terrains antérieurs, le Sinien (équivalent de l'Infracambrien) constitue la base de la couverture sédimentaire des plates-formes et établit un ensemble inséparable du Paléozoïque inférieur. Sa partie inférieure est surtout détritique et son sommet principalement carbonaté (calcaires à Stromatolites). Des indices de formations glaciaires (tillites) s'y observent. Sur la plate-forme sino-coréenne, on a pu reconstituer un bassin sinien est-ouest émettant deux vastes lobes dirigés vers le sud, séparés par le seuil nord-sud de Taiyuan. Ce bassin était limité vers le nord par la « barrière du Hebei » et à l'est par le bouclier coréen.

Les dépôts cambriens occupent une large partie de la Chine. Ils manquent seulement avec certitude en Mandchourie. Il s'agit essentiellement de formations schisto-calcaires à Trilobites, peu épaisses en général. Le Cambrien est discordant en Mongolie et en Chine du Nord.

La répartition de l'Ordovicien rappelle celle du Cambrien. Si le premier est absent dans le Gansu, il existe, au contraire, dans le nord de la Mandchourie.

Au Silurien, la mer quitte la Chine du Nord, mais revient sur le Gansu. Les sédiments, durant ces périodes, sont principalement schisteux et calcaires. La lacune de l'Ordovicien, dans le Qinling, correspond à des plissements calédoniens qui se manifestent ailleurs, notamment par de nombreuses discordances.

La distribution du Dévonien est calquée sur celle du Silurien. Il est généralement discordant à sa base. La sédimentation comporte, à côté des schistes et des calcaires, de nombreuses formations détritiques.

Le Carbonifère s'étend sur la Mongolie, mais manque en Mandchourie. Il est largement discordant en Mongolie et dans l'est de la Chine du Sud. Le faciès dominant est celui des calcaires à Fusulines.

Les calcaires à Fusulines s'étendent très largement sur les régions chinoises. Il faut signaler, dans le Sichuan, l'existence de charbons permiens.

Les terrains triasiques manquent en Mandchourie et dans le Xinjiang. Ils continuent les faciès carbonatés du Permien.

Au Jurassique, un vaste mouvement orogénique d'ensemble détermine l'émersion de la Chine continentale. Les faciès marins ne se rencontrent plus qu'à Taiwan et sur la frontière sino-coréenne. En revanche se déposent de puissantes séries continentales, schisteuses et détritiques qui atteignent une grande épaisseur dans les fossés d'effondrement. Le Jurassique renferme du charbon et des plantes en Dzoungarie, dans le Xinjiang, le Qinghai et le Hubei. Du pétrole se trouve dans le Jurassique inférieur de Dzoungarie.

Au Crétacé, les sédiments continentaux schisto-détritiques, souvent colorés (en particulier les marnes dites « terres rouges anciennes »), continuent à s'accumuler sur l'ensemble du territoire.

Ce régime continue largement au Tertiaire et l'on peut toujours distinguer des formations de piedmont, des dépôts fluviatiles ou lacustres (« terres rouges récentes » par exemple).

Discordant sur les formations précédentes, le Quaternaire, qui a livré les restes du Sinanthrope près de Pékin, est célèbre pour ses lœss (terres jaunes). Les dépôts fluviatiles sont très abondants. Des formations glaciaires ou fluvioglaciaires sont bien représentées dans le Tianshan, le Henan et le Guangxi.

Volcanisme et plutonisme

Mis à part les temps présiniens, les principales manifestations de l'activité volcanique se répartissent, dans le temps et dans l'espace, de la manière suivante : dans le Siluro-Dévonien, tufs, rhyolites et porphyres du Sichuan ; dans le Carbonifère supérieur et moyen de l'Altaï, laves acides et tufs à végétaux ; dans le Carbonifère supérieur, porphyrites du Xinjiang, basaltes et trachytes du Petit Khingan ; au Permien, épanchement des roches basiques du Gansu et des tufs du Xinjiang ; au Jurassique, andésites et porphyres du Qinghai, diabases dans le grand Khingan, andésites et rhyolites en Mongolie-Intérieure ; au Crétacé, dans la même région, des rhyolites associées à des granites, des porphyres et des diabases dans le Jilin et dans le Fujian, des rhyobasaltes dans le Guangxi ; dans le Néogène et le Quaternaire de Mongolie, des coulées de basalte, épanchées ici et là.

Les principales manifestations plutoniques se placent vers la limite Paléozoïque-Mésozoïque. Il s'agit là des granites mongols qui s'étendent depuis la Mongolie-Intérieure jusqu'à la Mandchourie. En Mongolie existent aussi des granites du Crétacé inférieur.

Métamorphisme des séries post-siniennes

Le Paléozoïque inférieur est fortement métamorphisé dans le Xinjiang, le Gansu et le Qinghai. Dans le Henan, le Cambro-Silurien est également affecté. Ces phénomènes sont à mettre en liaison probablement avec les plissements calédoniens. Dans le Henan, c'est le Dévonien qui est métamorphique. Dans le Sichuan, la présence de Jurassique métamorphique constitue une singularité.

—  Guy MENNESSIER

Paysages et espaces chinois

La Chine dispose d'un territoire immense, correspondant à un quinzième des terres émergées de la planète et à un quart de celles de la seule Asie. Sa superficie la place au troisième rang mondial après la Russie et le Canada. La Chine s'étend sur 5 500 kilomètres entre 540 et 180 de latitude nord, et sur 5 000 kilomètres d'est en ouest. La distance entre Pékin et Canton est équivalente à celle qui sépare Oslo de Marseille, et la distance entre Urumqi et Shanghai à celle qui existe entre Paris et Kazan, aux franges occidentales de l'Oural. Quatre heures de décalage distinguent le plateau du Pamir, en Asie centrale, de l'Oussouri, qui sert de frontière entre la Chine et la région orientale de l'Extrême-Orient russe. La Chine est ainsi un pays-continent semblable, dans ses proportions, à l'Europe « de l'Atlantique à l'Oural ».

La République populaire de Chine est par ailleurs au cœur géographique de l'Asie, au carrefour de l'Asie maritime, celle de la mousson, des fortes densités et des cultures intensives, et de l'Asie continentale, celle des hautes terres, des déserts, des peuples éleveurs et nomades.

Chine : carte administrative

Chine : carte administrative

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Chine. Carte administrative. 

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Sa façade maritime est considérable. Avec une longueur de 18 000 kilomètres, elle donne sur le golfe de Bohai, une mer quasi fermée par les péninsules du Liaodong et du Shandong, sur la mer Jaune et sur les mers de Chine orientale et méridionale. Les trois premières mers ont une structure de plate-forme continentale, et possèdent des richesses halieutiques et pétrolifères. La mer de Chine méridionale est plus profonde et correspond à un bassin pélagique, où une sédimentation organogène prédomine. Les eaux territoriales de la Chine comptent 5 000 îles, dont 85 p. 100 sont situées entre la baie de Hangzhou et la frontière chinoise avec le Vietnam. Parmi ces îles, les deux plus importantes sont Taïwan, avec une superficie de 36 000 km2, et Hainan, avec 34 000 km2. Une pente continentale très abrupte plonge ensuite, à l'est de Taïwan, à plus de 4 000 mètres de profondeur dans l'océan Pacifique.

Le littoral de la Chine fait face au Japon, aux Philippines, à la Malaisie et à Brunei. Il est au départ de routes maritimes traditionnelles vers l'Asie du Sud-Est puis, via le détroit de Malacca, vers l'océan Indien, le Moyen-Orient et l'Europe ; mais aussi vers le Japon, l'océan Pacifique et les rives des Amériques.

Les frontières de la République populaire sont longues de 20 000 kilomètres, de l'embouchure du Yalu, qui correspond à la frontière sino-coréenne au nord-est, à celle du Beilun, qui sert de frontière sino-vietnamienne au sud-ouest. Les pays limitrophes sont la Corée du Nord, la Russie, la Mongolie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde, le Népal, le Bhoutan, la Birmanie, le Laos et le Vietnam.

La topographie

Dans ses délimitations territoriales actuelles, la Chine possède parmi les terres les plus hautes du monde. Le relief est aux dimensions de cet immense pays : 19 p. 100 du territoire se situe à une altitude supérieure à 5 000 mètres ; 37 p. 100 à plus de 2 000 mètres ; 35 p. 100 à moins de 1 000 mètres ; et 16 p. 100 à moins de 500 mètres. Une pente d'orientation générale d'ouest en est se compose de fortes dénivellations et de trois paliers principaux, avec tous une pente douce à l'ouest et abrupte à l'est.

Le premier palier topographique a une altitude supérieure à 2 000 mètres. Il comprend le plateau tibétain (région autonome du Tibet, province du Qinghai, secteur occidental de la province du Sichuan), soit un quart du territoire de la République populaire, à des altitudes variant entre 4 000 et 5 000 mètres, et les très hautes montagnes qui l'entourent. Au sud se trouvent l'Himalaya, culminant avec le mont Everest à 8 848 mètres au niveau de la frontière sino-népalaise, et le Transhimalaya, entre lesquels s'étend la haute vallée du Brahmapoutre, entre 3 000 et 4 000 mètres d'altitude. Le plateau tibétain est bordé au nord par la chaîne montagneuse des Kunlun à 7 000 mètres d'altitude, où se trouvent les sources du fleuve Jaune (ou Huanghe) et du Yangzi. À l'est du plateau, les Hengduan, entre 4 000 et 6 000 mètres d'altitude, sont des alignements montagneux d'orientation globalement nord-sud, que traversent les cours supérieurs du Yangzi vers la Chine orientale, du Mékong vers la péninsule indochinoise et de la Salouen vers la Birmanie.

Plateau du Tibet

Plateau du Tibet

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Le plateau du Tibet, dont les altitudes varient de 4 000 à 5 000 mètres, offre des conditions bioclimatiques qui ne permettent guère que l'élevage. Au fond, le mont Everest. 

Crédits : J. Singer/ Click

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Le second palier topographique se situe entre 1 000 et 2 000 mètres d'altitude. Il se compose de plateaux et de grands bassins. Il s'étend du rebord du plateau tibétain jusqu'au Grand Xing'an au nord-est de la Chine.

La région autonome du Xinjiang, la partie orientale de l'Asie centrale, d'une superficie de 1 600 000 km2, est composée de deux grands bassins, entre 800 et 1 300 mètres d'altitude, qui sont séparés par les Tianshan d'orientation ouest-est, entre 3 000 et 5 000 mètres. Il s'agit : du bassin du Tarim, situé entre les Kunlun et les Tianshan, avec le désert du Taklamakan, d'une superficie de 331 000 km2, et que bordent, au sud et au nord, les routes terrestres de la soie ; et de la dépression de la Dzoungarie, entre les Tianshan et l'axe montagneux septentrional de l'Altaï, qui s'élève à 3 000 mètres. Le Xinjiang est fermé à l'ouest par le Pamir, et à l'est par la fosse de Turfan, qui descend jusqu'à 154 mètres au-dessous du niveau de la mer.

La partie chinoise du plateau mongol, entre 1 000 et 2 000 mètres, s'étend sur 1 000 000 km2. Son rebord oriental est constitué par la chaîne montagneuse du Grand Xing'an, entre 1 500 et 2 000 mètres d'altitude, un horst qui surplombe la plaine d'effondrement mandchoue. Au sud, les « plateaux de lœss » forment un ensemble tabulaire d'une superficie de 400 000 km2, recouvert d'une très épaisse couche – parfois plusieurs dizaines de mètres – de lœss, des dépôts pulvérulents d'origine éolienne mêlant quartz, argile et calcaire. Leur altitude varie entre 1 000 et 1 500 mètres, et le fleuve Jaune les traverse dans son cours moyen.

Le bassin du Sichuan, appelé autrefois le « Bassin rouge », sur 200 000 km2, a des altitudes qui oscillent entre 400 et 800 mètres. Le Yangzi le parcourt au sud, débouchant des Hengduan, avant d'aborder la région des Trois Gorges. Enfin, le Sud-Ouest chinois est composé des plateaux du Yunnan et du Guizhou sur 300 000 km2, avec des altitudes entre 800 et 2 000 mètres, et des reliefs très dégradés à l'origine de célèbres formes karstiques.

Cultures en terrasse

Cultures en terrasse

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Leur journée terminée, des paysans zhuang, une minorité thai de Chine du Sud, quittent les terrasses des rizières, dans la province de Guizhou. 

Crédits : Yann Layma/ Stone/ Getty Images

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Le troisième palier topographique couvre pas moins de 3 000 000 km2. Il se compose de plaines encadrées par de moyennes montagnes et des collines, mais de très inégales superficies. Deux ensembles se distinguent, au nord et au sud d'une ligne qui va des Qinling à la baie de Hangzhou.

Au nord de cette ligne, des chaînes montagneuses et collinéennes d'orientation nord-est - sud-ouest dominent des plaines immenses. La plaine du Nord-Est, entre les axes du Grand Xing'an et du Changbaishan, s'étend sur 350 000 km2. Elle est constituée de deux plaines : celle de la Soungari, qui gagne le nord, et celle du Liaohe, qui va vers le sud. La plaine de Chine du Nord, avec 300 000 km2, comprend l'embouchure du fleuve Jaune et de la Huai. Enfin, les superficies des moyenne et basse vallées du Yangzi sont respectivement de 200 000 et 150 000 km2. Les côtes sont ici généralement basses et sableuses, seulement interrompues par des horsts correspondant aux péninsules du Liaodong et du Shandong.

Au sud de la ligne qui va des Qinling à la baie de Hangzhou, la topographie est beaucoup plus perturbée. Elle est dominée par des axes d'orientation nord-est - sud-ouest, eux-mêmes recoupés par l'axe ouest-est des Nanling, une chaîne montagneuse qui s'élève à 1 000 mètres. Cet ensemble est ainsi composé de vallées et de plaines de faibles superficies, enserrées par des collines (200-500 m), et de moyennes montagnes (1 000-1 200 m). À l'embouchure du Xijiang, la superficie du delta de la rivière des Perles (ou Zhujiang) n'excède pas, d'un point de vue géomorphologique, 12 000 km2. Les côtes au sud de la baie de Hangzhou sont, en revanche, rocheuses et très découpées, avec des rias ; on compte au large plus de 4 000 îles ou îlots.

Le climat

En raison de la distance qui sépare le nord du sud chinois, l'angle d'incidence du soleil et la longueur des journées varient beaucoup sur le territoire. Près de Mohe, dans la province du Heilongjiang, le jour le plus long de l'année compte dix-sept heures et le plus court dix heures. L'île de Hainan enregistre une différence de deux heures seulement, avec treize et onze heures. Une large gamme de climats s'étagent, en outre, suivant l'étendue latitudinale de la Chine ; en partant du Nord-Est, on trouve une zone tempérée froide, une zone tempérée, une zone tempérée chaude, puis une zone subtropicale, une zone équatoriale : 30 p. 100 du territoire chinois connaissent un climat tempéré chaud et subtropical, 3 p. 100 un climat équatorial.

À l'échelle de la Chine, les forts contrastes topographiques se compliquent d'une double opposition : humide-aride et chaud-froid. La mousson joue un rôle primordial et rythme l'année en Chine orientale. Mais elle ne peut pénétrer la partie occidentale du pays en raison des hauts reliefs qui l'arrêtent sur le rebord méridional du plateau tibétain et, ensuite, de la profondeur de ce même plateau puis de l'Asie centrale. D'est en ouest se succèdent des zones humides (sur 30 p. 100 du territoire), semi-humides, semi-arides et arides. Deux Chine, l'une humide, l'autre aride, se distinguent ainsi.

La Chine orientale, qui va du Liaoning à Hainan, enregistre des précipitations supérieures à 450 millimètres par an. Il s'agit de plaines alluviales encadrées par des collines ou de petites et moyennes montagnes, avec des forêts secondaires, et où débouchent les grands fleuves chinois, le fleuve Jaune, le Yangzi et le Xijiang. Les terres y sont densément peuplées, depuis longtemps aménagées et mises en culture. Les travaux hydrauliques ont permis de tirer au mieux parti des irrégularités hydriques : endiguement des fleuves, création de canaux comme le Grand Canal dès le viie siècle, irrigation des champs cultivés, drainage des eaux surabondantes. Les grandes concentrations urbaines se trouvent ici, au cœur des grandes plaines, comme Pékin, ou le long du littoral, comme Tianjin, Shanghai ou Hong Kong.

Deux sous-ensembles peuvent toutefois être distingués avec comme limite – de nouveau – les Qinling, qui correspondent à l'isotherme de 0 0C en janvier et enregistrent entre 750 et 800 millimètres de précipitations par an.

Au nord, les précipitations sont globalement inférieures à 1 000 millimètres par an. La traditionnelle Chine du blé, du gaoliang – une variété de sorgho – et du soja y déploie de vastes paysages plans, dépouillés et monotones, aux hivers rigoureux, froids et secs, en raison de la descente de l'anticyclone sibérien. L'été y est torride et arrosé. Nenjiang, dans la province du Heilongjiang, enregistre en moyenne une température de 31,7 0C au-dessous de zéro en janvier – avec un minimum historique de 47,3 0C – et de 20,4 0C en juillet ; et Pékin une température de 10,1 0C au-dessous de zéro en janvier et de 26 0C en juillet. La température peut alors monter à plus de 40 0C.

Aujourd'hui, l'urbanisation, l'industrialisation et l'extension de cultures fortement demandeuses en eau, comme le maïs, posent un grave problème hydrique à la région pékinoise. Une trop forte sollicitation des sources souterraines par des motopompes a provoqué un déficit durable en eau et le gouvernement central a lancé la construction de deux canaux de dérivation des eaux du Yangzi vers le Nord de la Chine pour répondre à ces nouveaux défis. L'ouvrage de dérivation le plus oriental réutilise le Grand Canal impérial.

Au sud, la Chine des rizières, des mûriers et des théiers offre des terres d'intenses cultures, et des paysages plus verdoyants, avec des lacs et des étangs à poissons. Ces régions peuvent recevoir plus de 1 500 millimètres de précipitations annuelles, à Hainan, dans les provinces du Guangdong et du Fujian, et à Taïwan. Le maximum pluviométrique a lieu en mai-juin avec le début de la saison des pluies, qui se termine en octobre, et les typhons frappent ces terres tropicales jusqu'en août. Il n'est pas rare de voir, en juillet ou en août, Hong Kong paralysé pendant plusieurs heures par le passage d'un cyclone. En revanche, dans cette partie méridionale de la Chine, les écarts sont moins rudes. Les températures moyennes enregistrées à Shanghai sont de 2,7 0C en janvier et 25 0C en juillet, avec un maximum pluviométrique de 175 millimètres en juin correspondant aux « pluies des prunes » ; et à Canton de 9,3 0C en janvier et 28,3 0C en juillet, avec un maximum pluviométrique de près de 275 millimètres en mai-juin.

Rizières dans le Yunnan (Chine)

Rizières dans le Yunnan (Chine)

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Dans cette partie montagneuse du sud-ouest de la Chine, les agriculteurs ont équipé des versants entiers de terrasses consacrées à la culture du riz. Les arbres ont pratiquement disparu du paysage. La riziculture est essentiellement pluviale: les abondantes précipitations suffisent pour... 

Crédits : Yann Layma/ Getty Images

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La Chine occidentale est moins arrosée et enregistre des précipitations annuelles inférieures à 250 millimètres. Il s'agit du haut Tibet, du Xinjiang, de la Mongolie occidentale et de l'Ordos, le plateau enclos dans la boucle du fleuve Jaune et qui correspond en grande partie aux terres de lœss. Ici, des paysages de déserts de pierre ou de sable dunaire prédominent sur 1 000 000 km2, relayés à l'est par des déserts steppiques. Les cours d'eau sont alimentés par de hautes montagnes et la distribution des hommes est géographiquement ponctuelle, au niveau d'oasis et des périmètres irrigués qui les prolongent.

Enfin, une diagonale semi-aride, située entre les isohyètes annuelles de 250 et 450 millimètres, comprend la Mongolie méridionale, le Qinghai et la partie orientale du Tibet. Ses paysages sont composés de prairies naturelles et de terres d'élevage puis, plus à l'ouest, de steppes herbeuses et de pelouse alpine.

Élevage dans le Qinghai, Chine

Élevage dans le Qinghai, Chine

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La Chine des grands espaces: moutons et yacks pâturant dans le Qinghai. 

Crédits : China photos/ Getty

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Environnement, flore et faune

À son étendue et à la grande variété de ses conditions naturelles, la Chine doit la très grande richesse de sa flore et de sa faune. On estime à 30 000 le nombre d'espèces de plantes et à 2 500 celui des espèces d'arbres. Mais, depuis les débuts du régime communiste et de sa politique d'industrialisation du pays dès les années 1950, cet héritage naturel a été mis à mal et bon nombre de paysages chinois ont été recomposés.

On peut considérer que les moments forts de cette dégradation environnementale sont : le volontarisme maoïste du Grand Bond en avant entre 1958 et 1961, qui s'est accompagné d'une multiplication des hauts-fourneaux dans les campagnes ; et surtout l'actuelle période de « réformes et d'ouverture » lancée en 1978, et redynamisée après 1992 par une urbanisation accélérée, la mise en place explicite d'une économie de marché et d'un productivisme tous azimuts en lien avec l'intégration à l'économie mondiale. La construction du barrage des Trois Gorges est devenue le symbole d'une Chine qui passe outre aux équilibres naturels pour asseoir son développement national.

Les politiques de reboisement entendent certes limiter les dégâts des grands vents et l'érosion des sols, et les réserves naturelles se multiplient, notamment dans le Sud-Ouest chinois. Mais la pollution des eaux, des sols et de l'air ne cesse de s'aggraver en raison des rejets des industries et des villes qui restent sous-équipées en stations d'épuration, et elle se transforme en une véritable catastrophe écologique.

La plante chinoise la plus emblématique est, à l'évidence, le bambou, dont il existe 300 espèces différentes. Il est destiné aussi bien à l'alimentation qu'à la construction, et se développe essentiellement dans les régions tropicales humides de la Chine du Sud. Une de ses variétés, présente uniquement dans la province du Sichuan, permet de nourrir les pandas chinois. L'azalée, la fleur de lotus, le gingko ou le magnolia sont également des plantes endémiques.

Nombre d'espèces animales sont protégées en Chine, mais elles sont toujours victimes de chasses illégales et font l'objet de trafics, négociés le cas échéant avec les autorités policières locales. Le monde animal chinois est en effet riche d'exotisme pour les Occidentaux, jusqu'à une gastronomie restée très déroutante. Il est possible, en Chine méridionale, de manger du serpent, du ver à soie grillé, des cafards d'eau, du rat, du chien... et de boire de l'alcool blanc dans lequel un serpent a mariné.

Parmi les animaux rares et propres à la Chine, le grand panda, symbole national, est accompagné du dauphin du Yangzi ou de l'alligator chinois. Mais ces derniers sont des espèces désormais menacées par les conséquences du barrage des Trois Gorges et par l'aménagement du Yangzi. La circulation animale est en effet devenue impossible entre l'amont et l'aval de l'ouvrage hydraulique, l'amélioration de la navigabilité fluviale augmente le trafic des bateaux et les écosystèmes locaux subissent une perturbation globale.

Les montagnes à l'ouest du pays abritent des yacks sauvages, des moutons argali ; celles de l'extrême Nord-Est, des élans, des ours et des tigres. Le sud du Yunnan dispose certainement de la faune la plus riche et la plus exotique (perroquets, singes).

La distribution des hommes

L'organisation de l'espace chinois à petite et moyenne échelle combine les contraintes topographiques et climatiques du pays à des principes civilisationnels très anciens de distribution des hommes. Le relief, et en l'occurrence la pente, joue un rôle décisif dans la répartition des populations et de leurs activités. Trois logiques dans la distribution des hommes peuvent être distinguées.

Dans les grandes plaines littorales, les deltas et les vastes bassins le long du Yangzi, comme celui du Hunan et celui du Sichuan, les populations se répartissent en nappes humaines, avec de très fortes densités, une utilisation minutieuse d'un parcellaire agricole soumis à plusieurs récoltes annuelles, et des concentrations urbaines allant de la grande métropole portuaire à la région urbaine imbriquant étroitement villes et campagnes.

En Chine intérieure et dans le sud du pays, la distribution est plus complexe en raison de la faible superficie des fonds de vallée. Par ailleurs, la Chine méridionale a été une terre de conquête pour les Han au cours du premier millénaire après J.-C., et ceux-ci ont refoulé les populations autochtones dans les collines et les montagnes avoisinantes. D'où une distribution traditionnelle des populations dont le schéma pourrait être le suivant : les fonds de vallée sont occupés par les Han, ils sont densément peuplés, mis en culture – en riz le plus souvent –, concentrant les activités, les pôles urbains et les axes de transports ; sur les pentes, des populations moins nombreuses et plus éparses relèvent d'identités non han, elles ont moins intensément mis en valeur les terres et sont moins bien intégrées à l'économie régionale. Dans ce dernier cas, un dégradé altitudinal peut aussi distinguer à la fois les nationalités minoritaires et les niveaux de développement.

La troisième logique de répartition des hommes tient aux conditions extrêmes de l'Ouest chinois. Des altitudes trop élevées, les rigueurs du froid sur le plateau tibétain, et surtout les points d'eau très épars en Asie centrale distribuent les hommes suivant une logique d'archipel et d'oasis.

—  Thierry SANJUAN

Bibliographie

※ Géologie

C.N.R.S., Lexique stratigraphique international, vol. III : fasc. I, « République populaire chinoise », et fasc. IV, « Taiwan (Formose) », 1957

J. S. Lee, The Geology of China, Londres, 1939

S. Schatsky, Les Relations du Cambrien avec le Protérozoïque et les plissements baïkaliens, Colloques int. C.N.R.S., LXXVI, Paris, 1957

P. Tapponnier et al., « Active Faulting and Cenozoic Tectonics of China », in Journal of Geophysical Research, no 82, 1977

Yang Zunyi et al., The Geology of China, Clarendon Press, Oxford, 1986.

※ Géographie

« Asie centrale, Chine : relations milieux physiques-sociétés », in Annales de géographie, no 567, 1992

J.-P. Béja & P. Trolliet, L'Empire du milliard. Population et société en Chine, Armand Colin, Paris, 1986

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T. Sanjuan, La Chine. Territoire et société, Hachette, Paris, 2000

P. Trolliet, Géographie de la Chine, P.U.F., Paris, 1993 ; rééd. 1996

S. Zhao,Physical Geography of China, John Wiley and Sons, New York, 1986

S. Zhao Songqiao, Geography of China. Environment, Resources, Population and Development, John Wiley and Sons, New York, 1994.

Écrit par :

  • : professeur des Universités, Institut national des langues et civilisations orientales
  • : professeur titulaire de la faculté des sciences de l'université de Picardie
  • : professeur de géographie à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Pour citer l’article

Pierre TROLLIET, Guy MENNESSIER, Thierry SANJUAN, « CHINE - Cadre naturel », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-cadre-naturel/