BAUDELAIRE CHARLES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La bride sur le cou

Si Jean-Paul Sartre commence son essai en rappelant une « maxime consolante » (« il n'a pas eu la vie qu'il méritait »), Yves Bonnefoy a pu considérer l'existence de Baudelaire comme une « vie exemplaire ». Une telle opinion tranche sur le jugement qui a été porté sur lui par ses proches et par certains de ses contemporains qui lui ont reproché : soit son perpétuel endettement, soit sa vie dissipée, soit ses liaisons avec des « filles » ou avec Jeanne Duval, fréquentée depuis 1842, « la seule femme que j'ai aimée », écrira-t-il en 1845, et vers laquelle il ne cessera de revenir. Pour celui qui a cherché en Baudelaire non seulement la « vérité de parole » (le sens de la mort) mais encore la vérité de vie, le poète des Fleurs du mal, s'étant trouvé « séparé, par l'incompréhension de son temps, des occasions vulgaires, des fins médiocres », a été finalement, selon Bonnefoy, « réduit au meilleur – au plus obscur de lui-même, sculpté en forme d'esprit. Contraint d'être essentiel au profit bientôt de chacun ».

Il n'est pas interdit de chercher l'origine de ce mal dans le roman familial, au sens freudien de l'expression. Charles avait six ans quand son père mourut, plus que sexagénaire. Moins de deux ans après, Mme Baudelaire, née Caroline Dufäys, se remariait avec le lieutenant-colonel Aupick, qui devait finir ses jours en 1857 couvert d'honneurs, puisqu'il avait été élevé au grade de général et qu'il était devenu sénateur. Ce reproche est toujours latent, quelquefois exprimé dans les lettres de Baudelaire à sa mère : « Quand on a un fils tel que moi », on ne se remarie pas, lui écrit-il. Quant à son attitude à l'égard du beau-père, elle est changeante et complexe : aux élans d'affection dans les premières lettres succède une agressivité qui ira croissant jusqu'à ce paroxysme, la révolution de 1848. Baudelaire y a été peu mêlé, mais il ne peut s'empêcher d'exprimer sa révolte personnelle et sa rancune exigeante : « Il faut fusiller le général Aupick ! »

L'un [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages




Écrit par :

  • : professeur émérite de littérature comparée à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Académie des sciences morales et politiques

Classification


Autres références

«  BAUDELAIRE CHARLES (1821-1867)  » est également traité dans :

BAUDELAIRE CHARLES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
  •  • 320 mots

9 avril 1821 Naissance de Baudelaire à Paris.1827 Préface de Victor Hugo à Cromwell, qui marque le début du romantisme en France.9 juin 1841 Le général Aupick fait embarquer son beau-fils sur un navire à destination de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baudelaire-reperes-chronologiques/

LES FLEURS DU MAL (C. Baudelaire) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 963 mots
  •  • 1 média

Le 25 juin 1857, lorsque Les Fleurs du mal sont publiées chez Poulet-Malassis, Charles Baudelaire (1821-1867) n'est alors connu que comme critique d'art (Salons de 1845 et 1846) et traducteur d'Edgar Poe (Histoires extraordinaires, 1856). Ses poèmes n'ont fai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-fleurs-du-mal/#i_5487

DICTIONNAIRE BAUDELAIRE (C. Pichois et J.-P. Avice)

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 028 mots

Le nom de Claude Pichois est inséparable de ceux de Baudelaire, Nerval et Colette, auxquels il a consacré des éditions et des biographies qui font date. Avec ce Dictionnaire Baudelaire (Du Lérot, 2003), cosigné par Jean-Paul Avice, conservateur à la bibliothèque historique de la Ville de Paris, avec qui il avait réalisé en 1993 une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire-baudelaire/#i_5487

LE SPLEEN DE PARIS, Charles Baudelaire - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 047 mots
  •  • 1 média

« Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? » Cette phrase, extraite de la Préf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-spleen-de-paris/#i_5487

MON CŒUR MIS À NU, Charles Baudelaire - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 175 mots
  •  • 1 média

C'est en 1887, dans les Œuvres posthumes, que furent publiés pour la première fois, sous l'appellation de Journaux intimes, les trois ensembles de notes rédigées par Baudelaire entre 1855 et 1865 pour Fusées et Hygiène que Jacques Crépet rattache au premier recueil, et 1859-1866 pour Mon Cœur mis à nu. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mon-coeur-mis-a-nu/#i_5487

SALONS, Charles Baudelaire - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 1 088 mots
  •  • 1 média

Les trois Salons publiés par Charles Baudelaire (1821-1867) en 1845, 1846 et 1859, (on peut leur ajouter le Salon caricatural auquel il collabora en 1846, en donnant le Prologue et en participant aux légendes des gravures satiriques des œuvres exposées) ne forment qu'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salons-charles-baudelaire/#i_5487

ABSTRAIT ART

  • Écrit par 
  • Denys RIOUT
  •  • 6 698 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Genèse de l'abstraction »  : […] L'art abstrait, en tant que tel, apparaît au début des années 1910. Deux modèles explicatifs rendent compte de sa « naissance », conséquence raisonnable d'une évolution logique ou saut inattendu dans l'inconnu. Le premier, le plus répandu, s'appuie sur une conception darwinienne de l'histoire de l'art et de la création. Au xix e  siècle, la modern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-abstrait/#i_5487

ALLÉGORIE, notion d'

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 460 mots

Dans le chapitre « « Et tout pour moi devient allégorie » (Baudelaire) »  : […] En France, le terme n'a pas connu le même discrédit qu'en Allemagne. Charles Baudelaire écrit, dans ses Paradis artificiels (1860) : « L'allégorie, ce genre si spirituel , que les peintres maladroits nous ont accoutumé à mépriser, mais qui est vraiment l'une des formes primitives et les plus naturelles de la poésie, reprend sa domination légitime dans l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie-notion-d/#i_5487

AMOUR

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 10 164 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « « Ô Satan, prends pitié de ma longue misère... » »  : […] Nul n'a peut-être mieux exploré que Baudelaire le double abîme où sombrait l'amour : d'un côté, le coït simple et heureux ; de l'autre, l'amour pudibond, tendre et sensible. Désavouant sa propre sensualité, le poète couvre de sarcasmes la brute, qui « seule bande bien », parce qu'elle trouve dans la « foutrerie » l'unique « lyrisme » auquel elle ait accès. Mais il garde ses meilleures flèches con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amour/#i_5487

ANCIENS ET MODERNES

  • Écrit par 
  • Milovan STANIC, 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 5 036 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « « Être absolument moderne » »  : […] Dans plusieurs de ses essais critiques, Baudelaire , se référant explicitement à la persistance de la Querelle, a tenté de donner une nouvelle définition de la modernité qui ne trahirait pas la beauté des œuvres antiques. Il cherche une voie commune à sa conviction « que l'absence du juste et du vrai dans l'art équivaut à l'absence de l'art », comme à son dévouement aux expressions de l'art et a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anciens-et-modernes/#i_5487

ART (Aspects esthétiques) - Le beau

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 5 570 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La beauté des arts »  : […] Le développement des études et réflexions sur ces sentiments donne naissance à l'esthétique proprement dite. Ce sera l'œuvre des théories du goût, depuis le père Bouhours jusqu'à David Hume en passant par l'abbé Du Bos, Shaftesbury, Voltaire, Montesquieu, Francis Hutcheson. C'est du sensible qu'il est maintenant question, d'abord tel qu'il est éprouvé dans l'expérience de la nature (le premier des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-le-beau/#i_5487

ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 917 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une synthèse essentielle : Baudelaire »  : […] En écrivant l' Art romantique , en affirmant que la poésie doit être à la fois liée à la vie moderne et au beau idéal, Baudelaire définit un programme qu'il accomplit exactement, alors que ses contemporains versent tantôt dans le culte parnassien de la plastique tantôt dans le mépris du style. Mais surtout il écrit les Correspondances et réalise ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_5487

LA CAPITALE DES SIGNES. PARIS ET SON DISCOURS (K. Stierle)

  • Écrit par 
  • Gilles QUINSAT
  •  • 918 mots

Dans La Littérature européenne et le Moyen Âge latin , E. R. Curtius souligne le rôle capital qu'a joué pour la culture occidentale la métaphore du « grand livre du monde » où la nature tout entière se donne à déchiffrer. Cette garantie d'un ordre cosmique a dû, à partir du xv e  siècle, céder le pas devant une autre forme de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-capitale-des-signes-paris-et-son-discours/#i_5487

CATLIN GEORGE (1796-1872)

  • Écrit par 
  • Pierre GEORGEL
  •  • 309 mots
  •  • 1 média

Après des débuts de portraitiste, le peintre américain George Catlin se consacre à recueillir et à faire connaître les traits et les coutumes des Indiens d'Amérique . Il entreprend, à partir de 1839, de longs voyages d'été à travers les tribus de l'Ouest, et il en rapporte quantité d'études et d'ébauches qu'il achève l'hiver dans son atelier d'Albany. L'intérêt ethnographique en est considérable, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-catlin/#i_5487

CENSURE

  • Écrit par 
  • Julien DUVAL
  •  • 6 226 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'affirmation de la liberté d'expression »  : […] La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 proclame que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » (article 10) et que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire et imprimer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/censure/#i_5487

COMPAGNON ANTOINE (1950- )

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
  •  • 1 110 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le recours au roman »  : […] Mis à part avec ses amis de jeunesse, c’est sans nul doute avec ses deux prédécesseurs au Collège de France qu’Antoine Compagnon entretient successivement les liens les plus nourris dans le champ des études littéraires. À l’instar de Roland Barthes et de Marc Fumaroli, il incarne en effet une position à la fois souveraine et menacée, à savoir celle d’un gardien du temple de la littérature et de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-compagnon/#i_5487

CRITIQUE D'ART EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE

  • Écrit par 
  • Christine PELTRE
  •  • 6 626 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Un « métier » »  : […] Quoique encore imparfaitement définie, dans ses manifestations multiformes, la tâche du critique d'art apparaît vite, au xix e  siècle, éloignée de l'« oisiveté officielle », du « perpétuel et volontaire loisir » – spectre que souhaitait conjurer Gustave Planche (1808-1857), l'une des grandes figures de la période romantique. Sa conception d'une « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art-en-france-au-xixe-siecle/#i_5487

DANDYSME

  • Écrit par 
  • Françoise COBLENCE
  •  • 1 981 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le passage au type : Barbey, Baudelaire »  : […] Inimitable, Brummell n'en constitue pas moins une figure essentielle des clubs londoniens et de la littérature anglaise à la mode, les fashionable novels . Byron , le premier à affirmer qu'il aurait préféré être Brummell plutôt que Napoléon, contribue à faire du personnage un héros romantique. Tourné en dérision par Carlyle qui présente le dandysme comme une secte superstiti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dandysme/#i_5487

DELACROIX EUGÈNE (1798-1863)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 3 466 mots
  •  • 5 médias

« Quand j'ai fait un beau tableau, je n'ai pas écrit une pensée. C'est ce qu'ils disent. Qu'ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages. L'écrivain dit presque tout pour être compris. Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et celle du spectateur. Il voit des figures, de la nature extérieure ; mais il pense intérieurement, de la vraie p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-delacroix/#i_5487

DEVÉRIA ACHILLE (1800-1857) & EUGÈNE (1805-1865)

  • Écrit par 
  • Bernard PUIG CASTAING
  •  • 1 116 mots

Dans la préface d' Hernani , Victor Hugo définit le romantisme comme « la liberté dans l'art ». Le peintre Achille Devéria ne manqua pas de prendre part à la bataille du romantisme. Dès 1824, l'artiste fréquente le salon de l'Arsenal tenu par Charles Nodier ; il y retrouve le dimanche soir, parmi tant d'autres, ses amis Victor Hugo et Théophile Gautier qui lui consacrèrent de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/deveria-achille-et-eugene/#i_5487

DUPONT PIERRE (1821-1870)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 379 mots

Précurseur de la chanson ouvrière telle qu'elle se manifestera avec éclat chez Eugène Pottier ( L'Internationale ) et Jean-Baptiste Clément ( Le Temps des cerises ), Pierre Dupont est né à Lyon. Il est d'abord canut, puis commis de banque. Alors qu'il commence à écrire, il fait la connaissance de l'académicien Pierre Lebrun, ami d'un de ses grands-pères […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-dupont/#i_5487

ÉPHÉMÈRE, arts

  • Écrit par 
  • Véronique GOUDINOUX
  •  • 2 192 mots

Dans le chapitre « La question de la durée »  : […] Deux siècles plus tard, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, cherchant à montrer l'idéalité de l'art, écrit : « À ce qui est éphémère dans la nature, l'art donne la solide consistance de la durée ; un sourire fugace, une bouche qui se plisse malicieusement, un regard, une lueur fugitive [...], tout cela, l'art l'arrache à l'existence momentanée et, sous ce rapport aussi, surmonte la nature » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ephemere-arts/#i_5487

ESTHÉTISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BOUILLON
  •  • 745 mots

Le terme d'esthétisme et celui d'esthète, qui lui est lié, se réfèrent à des notions beaucoup plus récentes et plus particularisées que celle d'« esthétique », mot dont ils sont cependant dérivés. Alors que ce dernier terme remonte au grec et qu'il désigne, depuis Baumgarten au milieu du xviii e siècle, la « science du beau » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetisme/#i_5487

FANTIN-LATOUR IGNACE HENRI (1836-1904)

  • Écrit par 
  • Pierre GEORGEL
  •  • 493 mots
  •  • 1 média

Peintre français. L'œuvre de Henri Fantin-Latour réalise éminemment le vœu de Baudelaire qui, dans le Salon de 1845 , souhaitait l'avènement de peintres sachant exprimer la poésie de la vie moderne. Il appartient à la génération qui commence à s'affirmer vers 1860 (plus particulièrement au groupe hétéroclite qui exposa en 1863 au Salon des refusés). Il bénéficie donc de l'acq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ignace-henri-fantin-latour/#i_5487

GAUTIER THÉOPHILE (1811-1872)

  • Écrit par 
  • Pierre MOREAU
  •  • 1 457 mots

Dans le chapitre « Gautier et Baudelaire »  : […] Baudelaire a inscrit le nom de Gautier à la première page des Fleurs du mal . Se reconnaissait-il en lui ? Et quelle fut la mesure ou quelles furent les limites de sa sincérité ? L'article qu'il lui consacra suggère cette mesure et dessine ces limites. Mais on trouve un goût baudelairien à tel poème de Gautier intitulé « Débauche ». Il y a dans la « Symphonie en blanc majeur  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theophile-gautier/#i_5487

GUYS CONSTANTIN (1802-1892)

  • Écrit par 
  • Bruno FOUCART
  •  • 501 mots

La grande chance de Guys est d'avoir été en quelque sorte inventé par Baudelaire et définitivement installé grâce à lui parmi les « grands » du xix e siècle. C'est dans trois feuilletons, donnés au Figaro en novembre-décembre 1863, que Baudelaire sacre Guys comme « le peintre de la vie moderne [...], de la beauté passagère, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constantin-guys/#i_5487

HALLUCINOGÈNES, littérature

  • Écrit par 
  • Jacques JOUET
  •  • 1 054 mots
  •  • 1 média

« Je comparerai », dit Baudelaire dans Du vin et du haschisch (1851), « ces deux moyens artificiels, par lesquels l'homme exaspérant sa personnalité crée, pour ainsi dire, en lui une sorte de divinité. » Pour Baudelaire, à ce moment, la différence entre les deux substances est assez radicale : si le vin rend sociable, le haschisch isole celui qui en use. À peine dix ans plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hallucinogenes-litterature/#i_5487

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES, Edgar Allan Poe - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel FABRE
  •  • 987 mots
  •  • 1 média

Le recueil publié par le poète et conteur américain Edgar Allan Poe (1809-1849) en 1840, sous le titre de Tales of the Grotesque and the Arabesque , comprenait vingt-cinq nouvelles. Charles Baudelaire y ajouta une vingtaine d'autres contes, qu'il traduisit et préfaça pour obtenir le recueil Histoires extraordinaires , publié en 1856. Ces nouvelles appar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoires-extraordinaires/#i_5487

HOUSSAYE ARSÈNE HOUSSET dit ARSÈNE (1815-1896)

  • Écrit par 
  • France CANH-GRUYER
  •  • 735 mots

Né à Bruyères, dans l'Aisne, issu d'une famille d'agriculteurs, Arsène Houssaye joua un rôle important à son époque par une production littéraire abondante et fort diverse, mais surtout par son rôle et son influence sur la vie artistique du xix e  siècle. S'étant sauvé de chez lui à l'âge de dix-sept ans, il gagne Paris et fréquente l'impasse du D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/houssaye-arsene-housset-dit-arsene/#i_5487

JANIN JULES (1804-1874)

  • Écrit par 
  • Claude BURGELIN
  •  • 446 mots

Pour les critiques rigoureux du xix e  siècle, le nom de Jules Janin est synonyme de négligence et d'opportunisme dans l'exercice du métier d'homme de lettres. De 1830 à 1874, Janin est critique littéraire au Journal des débats . Celui qu'on surnomma le « prince des critiques » tire gloire d'y avoir écrit deux mille deux cent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-janin/#i_5487

LES ANTIMODERNES (A. Compagnon) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 019 mots

Depuis que l'on a proclamé la fin des avant-gardes, la modernité a été périodiquement l'objet de débats où se mêlent mises en accusation et plaidoyers teintés de nostalgie. Professeur de littérature à la Sorbonne et à Columbia University, Antoine Compagnon a déjà consacré plusieurs essais à cette question, notamment Les Cinq Paradoxes de la modernité (1990), où il s'en prena […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-antimodernes/#i_5487

LE SPLEEN CONTRE L'OUBLI. JUIN 1848 (D. Oehler) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel OSTER
  •  • 1 656 mots

Roland Barthes voyait dans la révolution de juin 1848 la fracture fondatrice de l' écriture . L'écriture, écrivait-il, « est le langage littéraire transformé par sa destination sociale, elle est la forme saisie dans son intention humaine et liée aux grandes crises de l'histoire ». 1848, en sonnant le glas de l'universalité de l'« idéologie bourgeoise », aurait marqué pour la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-spleen-contre-l-oubli-juin-1848/#i_5487

LITTÉRATURE - Du texte à l'œuvre

  • Écrit par 
  • Alain VIALA
  •  • 6 930 mots

Dans le chapitre « La multiplication des postulations »  : […] Les romantiques ont eu la conviction que de nouveaux messages s'imposaient, et donc le désir d'inventer des formes neuves aptes à les porter. Chargeant la littérature d'un message, ils n'ont pas brisé le cadre du « plaire et instruire » : Lamartine et Hugo visent à édifier, fût-ce en prophétisant. Mais le public cultivé n'en demeurait pas moins imprégné des schémas classiques : la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-du-texte-a-l-oeuvre/#i_5487

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XIXe s.

  • Écrit par 
  • Marie-Ève THÉRENTY
  •  • 7 796 mots

Dans le chapitre « Le sacre ambigu de l’écrivain »  : […] Chaque siècle nourrit sa figure de l’esprit. C’est peut-être l’homme de lettres pour le xvii e  siècle, le philosophe pour le xviii e  siècle, l’intellectuel pour le xx e  siècle. C’est en tout cas l’écrivain pour le xix e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xixe-s/#i_5487

LYRISME

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Jean-Michel MAULPOIX, 
  • Vincent MONTEIL, 
  • René SIEFFERT
  •  • 10 721 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Du cri au chant, du son au sens »  : […] Paul Valéry définissait le lyrisme comme « le développement d'une exclamation ». En effet, si le lyrisme peut être bref, enfermé dans la sentence gnomique, ou cadré dans la forme stricte du sonnet, il implique le plus souvent un certain volume de parole qui fait transiter le cri vers le chant. La poésie lyrique ne se contente pas de nommer, elle chante. Elle fraie son chemin vers le sens en suiva […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme/#i_5487

MACCHIA GIOVANNI (1912-2001)

  • Écrit par 
  • Claude AMBROISE
  •  • 862 mots

Giovanni Macchia a été un maître des études françaises en Europe, à l'université de Rome, où il avait été appelé en 1949. En quittant Pise – l'université et l'École normale – où il enseignait depuis 1938, il faisait retour à la ville où il avait accompli des études universitaires brillantes qui s'étaient achevées par un travail consacré à Baudelaire. En Italie, Giovanni Macchia n'était pas, comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-macchia/#i_5487

MODERNITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUDRILLARD, 
  • Alain BRUNN, 
  • Jacinto LAGEIRA
  •  • 8 051 mots

Dans le chapitre « L'œuvre en état de crise »  : […] Tel serait le régime paradoxal propre à la modernité, qui propose le nouveau comme valeur, ce qui la conduit à se nier elle-même : d'avant-garde en avant-garde, de rupture en rupture, la modernité est condamnée à se renouveler sans cesse ; elle prend dès lors la forme d'une crise jamais résolue, mais au contraire nécessairement toujours reconduite. Toujours menacée de se figer, elle ne peut triomp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modernite/#i_5487

MODERNITÉ, notion de

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 1 313 mots

La notion de modernité est floue dans son extension, et incertaine dans sa compréhension. C'est une notion autoréférentielle et polémique (ce qui ne signifie pas qu'elle soit inutile ou superfétatoire). Elle ne se pose qu'en s'opposant à la tradition telle qu'elle-même la définit. Le mot apparaît tardivement, vers 1850, chez Théophile Gautier et chez Baudelaire qui écrit : « Ainsi il va, il court […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modernite-notion-de/#i_5487

PHOTOGRAPHIE (art) - Le statut esthétique

  • Écrit par 
  • Gérard LEGRAND
  •  • 5 133 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Premières discussions, premiers errements »  : […] On peut énumérer trois des tares qui ont marqué les débuts de la photographie : la contradiction entre ses origines de caractère expérimental, scientifique, en tout cas exemptes d'idées préconçues sur le rôle du « daguerréotype », et les appétits de « réalisme » au sens vague, appétits extra-artistiques du public ; l'épuisante controverse qui s'instaura d'emblée pour savoir a priori si la photogra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/photographie-art-le-statut-esthetique/#i_5487

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les écrivains et la physiognomonie »  : […] Beaucoup d'écrivains ont été des admirateurs et des partisans déclarés de Lavater. En Allemagne, il faut citer Goethe, qui fut un grand ami et collabora de près aux Fragments avant de se brouiller avec lui, mais aussi Jean-Paul Richter, Novalis, Schopenhauer... En France, Madame de Staël, Senancour, Chateaubriand, George Sand, Stendhal, Balzac, Baudelaire figurent parmi les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_5487

PICHOIS CLAUDE (1925-2004)

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNEL
  •  • 640 mots

Né le 21 juillet à Paris, Claude Pichois fut élève de H.E.C. avant de se tourner vers l'histoire littéraire. Monument d'érudition, sa thèse principale, Philarète Chasles et la vie littéraire au temps du romantisme (1965), que prolongeait sa thèse complémentaire, L'Image de Jean-Paul Richter dans les lettres françaises , publiée dès 1963, aurait suffi à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-pichois/#i_5487

POE EDGAR ALLAN (1809-1849)

  • Écrit par 
  • Claude RICHARD
  •  • 3 760 mots
  •  • 1 média

Écrivain américain dont on retiendra au premier chef l'éclectisme, Edgar Poe , bien que sa célébrité repose plus particulièrement sur quelques contes fantastiques ou policiers et deux ou trois poèmes, s'est en réalité illustré dans tous les genres littéraires : critique, essai, conte, roman, poésie, dialogue et traité philosophiques. Sa vie et son œuvre ont toujours donné lieu à des débats passio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edgar-poe/#i_5487

POÈME EN PROSE

  • Écrit par 
  • Jacques JOUET
  •  • 1 014 mots

La frontière qui sépare la poésie de la prose n'est guère indiscutable qu'aux yeux de ceux qui réduisent la poésie à la seule versification. Pourtant, cette frontière — son tracé ou bien son existence même — n'a jamais cessé d'être contestée de toutes parts, à toutes les époques. Le poème en prose , depuis le romantisme, est un des lieux privilégiés de cette contestation. Aup […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme-en-prose/#i_5487

POÉSIE

  • Écrit par 
  • Michel COLLOT, 
  • Dominique VIART
  •  • 9 390 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Modernité et altérité »  : […] D'une façon générale, la « révolution » qui a bouleversé le langage poétique en Occident, depuis le milieu du xix e  siècle, paraît souvent comme une contestation systématique de la prédominance du principe d'équivalence. À tous les niveaux de l'organisation du poème, elle a multiplié les ruptures, libérant la différence du cadre rassurant de l'al […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie/#i_5487

QUINCEY THOMAS DE (1785-1859)

  • Écrit par 
  • Diane de MARGERIE
  •  • 2 011 mots

Dans le chapitre « Une conscience coupable »  : […] Dès l'enfance, De Quincey semble accablé par un fort sentiment de culpabilité qui le pousse à accomplir des actes suspects comme l'épisode qu'il confie dans ses Confessions d'une lettre reçue par erreur contenant une somme de quarante guinées dont il est probable qu'il la jeta dans un fleuve, se sentant coupable « à l'avance ». On se demande ce qui fut déterminant dans la for […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-de-quincey/#i_5487

RABBE ALPHONSE (1786-1829)

  • Écrit par 
  • France CANH-GRUYER
  •  • 671 mots

Précurseur des « petits romantiques » français. Un physique séduisant et une brillante intelligence laissaient entrevoir pour Alphonse Rabbe un avenir des plus prometteurs, mais une syphilis, contractée lors de la guerre d'Espagne à laquelle il participa comme administrateur militaire, le défigura hideusement et altéra peu à peu sa santé physique et mentale. Après avoir embrassé la cause des Bourb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alphonse-rabbe/#i_5487

ROMANTISME

  • Écrit par 
  • Henri PEYRE, 
  • Henri ZERNER
  •  • 22 144 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Diffusion des idées romantiques »  : […] Les idées romantiques énoncées de façon si vigoureuse et parfois déconcertante dans le cercle de Schlegel ne sont pas un phénomène isolé, et ne restèrent pas ignorées. On voit d'une part l'Angleterre, parallèlement au groupe allemand, élaborer avec Wordsworth et Coleridge une pensée romantique exposée, du moins sommairement, dans l'introduction des Lyrical Ballads (2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romantisme/#i_5487

SATANISME, littérature

  • Écrit par 
  • Max MILNER
  •  • 3 574 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du blasphème à l'acte de foi »  : […] Même lorsqu'il n'atteint pas ces limites, le satanisme des « petits romantiques » recèle un élément novateur de première importance : il se situe à l'opposé de cette célébration de la nature qui entretient, même dans les formes les plus désespérées du romantisme, une certaine connivence entre la poésie et l'être. Disciples en cela encore du marquis de Sade, les adeptes de cette littérature ne temp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/satanisme-litterature/#i_5487

SONNET

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 042 mots

Poème à forme fixe de quatorze vers répartis en quatre strophes, le sonnet tient dans la littérature européenne, et notamment française, une place extrêmement importante. On sait qu'« un sonnet sans défaut vaut seul un long poème » (Boileau), et qu'il suffit d'un sonnet pour rendre célèbre un écrivain (Arvers) ou pour ridiculiser un personnage de comédie (Oronte). Sans doute élaboré en Sicile au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sonnet/#i_5487

LA BEAUTÉ DU MONDE (J. Starobinski) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Yves LECLAIR
  •  • 1 043 mots

Dans le chapitre « Poésie et vérité »  : […] L’introduction, à partir d’une page de Marcel Proust, définit sa conception des rapports entre « la littérature et la beauté du monde » en accordant la seule dimension esthétique à l’impératif éthique et au désir de vérité. Viennent ensuite, dans l’ordre chronologique, une centaine d’études articulées en deux grands ensembles, le premier traitant de la littérature et le second de la peinture et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-beaute-du-monde/#i_5487

SYMBOLISME - Littérature

  • Écrit par 
  • Pierre CITTI
  •  • 11 889 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'image de l'œuvre »  : […] Pour comprendre ce qu'avait en tête un jeune poète de 1884, il suffirait presque de dire : voyez Baudelaire. C'est à partir des Fleurs du mal et de l'interprétation qu'en donna Gautier que Paul Bourget définit la « théorie de la décadence » en un texte fameux, publié en 1881 dans la Nouvelle Revue et paru en librairie en 1883, dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolisme-litterature/#i_5487

VERLAINE PAUL (1844-1896)

  • Écrit par 
  • Georges ZAYED
  •  • 3 868 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Actes de foi et hérésies poétiques »  : […] À la lumière de ces considérations, l'œuvre de Verlaine apparaît comme une série de tentatives et de renoncements, d'actes de foi et d'hérésies, commandés, d'une part, par les lectures entreprises et les milieux fréquentés et, de l'autre, par les drames personnels et les états psychologiques du poète, mais obéissant à un temps propre purement intérieur, celui de son paysage de rêve. Sur les expéri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-verlaine/#i_5487

WAGNÉRISME

  • Écrit par 
  • Jean PAVANS
  •  • 1 860 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Wagnérisme et antiwagnérisme »  : […] Le cas d'Hector Berlioz mérite une attention particulière, car il s'est trouvé, à son corps défendant, au confluent du wagnérisme et de l'antiwagnérisme européens, et en particulier français. D'une part, les wagnériens voulaient en quelque sorte l'enrôler comme précurseur de la « musique de l'avenir », ce contre quoi tout son être musical se cabrait, en une période où lui-même était tourné vers le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wagnerisme/#i_5487

Pour citer l’article

Pierre BRUNEL, « BAUDELAIRE CHARLES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-baudelaire/