CELLULELes mouvements

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Rapidité du phénomène

La gamme de vitesse des mouvements observés dans le vivant est très large. Les cellules qui nagent en milieu liquide se déplacent à des vitesses comprises entre 0,1 et 1 millimètre par seconde. Les cellules qui migrent sur une surface sont beaucoup plus lentes, se déplaçant de 0,01 micromètre par seconde pour un fibroblaste, à 0,1 micromètre par seconde pour le leucocyte neutrophile du sang. Des amibes sont capables de se déplacer beaucoup plus rapidement, dépassant 10 micromètres par seconde.

Les structures subcellulaires spécialisées dans la motilité peuvent produire des mouvements beaucoup plus rapides. La propagation de l'onde de battement d'un cil ou d'un flagelle chez les eucaryotes est de l'ordre du millimètre par seconde, alors qu'un muscle ou certaines structures contractiles primitives peuvent se contracter à des vitesses de l'ordre de 10 à 100 millimètres par seconde. C'est avec de telles performances au niveau des structures élémentaires qu'un champion de course de vitesse peut se déplacer à une vitesse de l'ordre de 10 mètres par seconde, grâce à la coordination de ses muscles assurée par le système nerveux ; c'est également le cas des animaux sélectionnés au cours de l'évolution sur leur aptitude à la course, comme le guépard pour capturer ses proies, ou le cheval pour fuir ses prédateurs. Ce principe de coordination des actions qui permet d'augmenter les performances lorsqu'on assemble des structures élémentaires est valable à toutes les échelles, des molécules aux organismes (fig. 1. Taille des structures en mouvement).

Taille des structures en mouvement et vitesses de déplacement correspondantes

Dessin : Taille des structures en mouvement et vitesses de déplacement correspondantes

Dessin

Échelle de taille des structures en mouvement et échelle des vitesses de déplacement correspondantes. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Les mouvements intracellulaires se produisent également sur une échelle importante de vitesse. Le transport axonal lent des neurones a une vitesse de l'ordre de 0,01 micromètre par seconde, et le transport rapide de l'ordre de 1 micromètre par seconde. Le mouvement des chromosomes durant l'anaphase a une vitesse intermédiaire. Certains mouvements intracellulaires peuvent être beaucoup plus rapides, dans des cellules spécialisées comme les mélanophores ou les érythrophores, g [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages

Médias de l’article

Taille des structures en mouvement et vitesses de déplacement correspondantes

Taille des structures en mouvement et vitesses de déplacement correspondantes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Nage des cellules

Nage des cellules
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Chimiotaxie

Chimiotaxie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 3 médias de l'article


Écrit par :

  • : directeur de recherche au C.N.R.S. (D.R.C.E.), chef d'équipe Biologie du cycle cellulaire et de la motilité
  • : docteur ès sciences

Classification

Autres références

«  CELLULE  » est également traité dans :

CELLULE - L'organisation

  • Écrit par 
  • Pierre FAVARD
  •  • 11 007 mots
  •  • 10 médias

Tous les organismes sont constitués d'une ou plusieurs cellules, unités élémentaires dont la taille est de quelques dizaines de micromètres (1 μm = 10—3 mm). Bien inférieure au pouvoir séparateur de notre œil, cette petite taille des cellules explique qu'elles n'aient pu être observées avant l'invention du microscope au xviie si […] Lire la suite

CELLULE - La division

  • Écrit par 
  • Marguerite PICARD
  •  • 4 983 mots
  •  • 4 médias

La capacité à croître et à se multiplier est une propriété fondamentale du monde vivant dont la cellule est l'unité de base. Le processus de multiplication procède par divisions cellulaires successives. Il présente deux caractéristiques majeures : il s'agit, dans les conditions normales, d'un phénomène de reproduction conforme, et il est strictement contrôlé […] Lire la suite

COMMUNICATION CELLULAIRE

  • Écrit par 
  • Yves COMBARNOUS
  •  • 6 579 mots
  •  • 7 médias

Lacellule est l'unité structurale et fonctionnelle de tous les êtres vivants, unicellulaires comme les bactéries et les levures, ou multicellulaires comme les plantes ou les animaux. Les organismes multicellulaires possèdent jusqu’à plusieurs centaines de types cellulaires diff […] Lire la suite

ADN (acide désoxyribonucléique) ou DNA (deoxyribonucleic acid)

  • Écrit par 
  • Michel DUGUET, 
  • David MONCHAUD, 
  • Michel MORANGE
  • , Universalis
  •  • 10 066 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Enroulement de l’ADN sur lui-même »  : […] Une importante notion découle de la structure en double hélice de l'ADN : les deux brins ne s'étendent pas parallèlement l'un à l'autre, mais sont enchevêtrés. La séparation des brins que nécessite la copie de l'information génétique (réplication ou transcription) ne peut se faire qu'à la condition que l'un des brins tourne autour de l'autre, et cela implique que l'ADN possède des extrémités libre […] Lire la suite

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Origine des cellules totipotentes »  : […] Lorsqu'un animal pluricellulaire atteint l'état adulte, la majorité de ses cellules sont spécialisées. Elles sont physiologiquement et morphologiquement différenciées ; elles constituent les tissus et les organes dont cet animal a besoin pour survivre : elles forment ce que l'on appelle le soma (corps) de l'animal. Pour se reproduire, cet animal a besoin de cellules restées appelées totipotent […] Lire la suite

ANIMAUX MODÈLES, biologie

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN, 
  • Emmanuelle SIDOT
  •  • 9 531 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les lignées cellulaires adhérentes »  : […] Depuis de nombreuses décennies – la première mise en culture au long terme de cellules animales remonte à 1912 –, les scientifiques utilisent en routine des lignées cellulaires, cellules dites « immortelles », leur culture – division cellulaire in vitro – pouvant s’effectuer indéfiniment tant qu’elles sont en présence d’oxygène et d’un milieu nutritif. Ces cellules peuvent avoir été « immortalisé […] Lire la suite

APOPTOSE : UN CONCEPT NOVATEUR

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 300 mots
  •  • 1 média

Comment une cellule meurt-elle ? Ce peut être à la suite d'une agression extérieure traumatique ou infectieuse : elle est alors accompagnée de lésions et d'une réaction inflammatoire locale, en pratique par un phénomène de nécrose. Le grand mérite de John F. Kerr et de ses collaborateurs, dans les années 1960, est d'avoir identifié, sur le plan morphologique d'abord, un phénomène de mort cellulair […] Lire la suite

AQUAPORINES

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 2 340 mots
  •  • 1 média

Les aquaporines sont des protéines qui favorisent le passage des molécules d'eau à travers les membranes cellulaires, réalisant une ingénieuse hydraulique au service des organismes. Un petit sac, au contenu immuable, baignant dans une eau minérale, de composition plus ou moins variable : cela décrit toute cellule, animale ou végétale. Mais certaines cellules sont gorgées d'eau de par leur fonctio […] Lire la suite

ARCHÉES ASGARD

  • Écrit par 
  • Patrick FORTERRE
  •  • 3 795 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Prometheoarchaeum synthrophicum : la première archée Asgard mise en culture »  : […] Ce scénario a été accueilli avec enthousiasme par de nombreux évolutionnistes. Réussir à cultiver une archée Asgard est donc devenu une priorité pour vérifier si ces organismes, dont les génomes sont désormais connus, correspondent bien à une étape intermédiaire entre procaryotes et Eucaryotes. Dans cette compétition entre équipes de recherche, celle de Ken Takai au Japon était particulièrement bi […] Lire la suite

BACTÉRIES

  • Écrit par 
  • Jean-Michel ALONSO, 
  • Jacques BEJOT, 
  • Patrick FORTERRE
  •  • 11 039 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Structure anatomique des bactéries »  : […] En microscopie optique, les bactéries apparaissent comme des corpuscules sphériques (coques ou cocci) ou cylindriques à pôles hémisphériques, à axe droit ( bacilles), ou incurvé (vibrions), ou hélicoïdal (spirochètes et tréponèmes), dont la plus grande dimension n'excède généralement pas deux micromètres en moyenne (fig. 1 ). Leur forme est stabilisée par une couche rigide (paroi) entourant le cor […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Michel BORNENS, Matthieu PIEL, « CELLULE - Les mouvements », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cellule-les-mouvements/