CASPIENNE, géopolitique

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Différentes approches de l'intégration postsoviétique

Après la chute de l'U.R.S.S., la Russie a cherché à établir de nouveaux types de relations avec ses anciens satellites, qui constituaient désormais son étranger proche, afin de garantir sa sécurité nationale. Pour cette raison, elle s'est hâtée de créer un système collectif lui permettant d'exercer son contrôle sur l'espace postsoviétique. En décembre 1991, à Alma-Ata (Almaty), la Communauté des États indépendants (C.E.I.), organisation à vocation économique, politique et militaire a vu le jour. Les trois États caspiens n'ont pas une position commune à l'égard de la C.E.I. Adoptant une politique de neutralité et d'isolement, le Turkménistan n'est plus membre permanent depuis 2005. En revanche, considéré comme un des piliers de l'intégration postsoviétique, le Kazakhstan joue un rôle central dans cette structure. Après avoir perdu le Haut-Karabakh et cinq districts azéris, l'Azerbaïdjan a été contraint, en 1993, sous la pression de Moscou, de réintégrer la C.E.I. dont il était sorti pendant un an. Tout en restant sceptique quant à son efficacité, car un des membres, l'Arménie, est son ennemi juré, l'Azerbaïdjan ne quitte néanmoins pas l'alliance. La coopération économique avec la Russie et le conflit du Haut-Karabakh, gelé depuis 1994, en sont les raisons principales.

Avec la disparition de l'État soviétique, le système commun de défense a également été démantelé. Dans le cadre de l'U.R.S.S., les républiques étaient privées du droit de posséder leurs propres armées. Avant que les forces armées nationales ne se constituent, c'est Moscou qui s'est chargé de garantir la sécurité de la plupart de ses anciens satellites conformément au traité de sécurité collective (T.S.C., 1992) de Tachkent. Face à la communauté internationale, la Russie désirait ainsi se doter de droits spéciaux d'intervention dans son étranger proche. Elle s'est assuré le contrôle sur celui-ci sous couvert de la protection des frontières extérieures de la C.E.I. et de

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Écrit par :

  • : maître de conférences en civilisation russe et soviétique, université de Lille-III (U.F.R. des langues étrangères appliquées)

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Garik GALSTYAN, « CASPIENNE, géopolitique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 septembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/caspienne-geopolitique/