PISSARRO CAMILLE (1830-1903)

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Route de Versailles. Louveciennes dans le soleil d'hiver avec neige, C. Pissarro

Route de Versailles. Louveciennes dans le soleil d'hiver avec neige, C. Pissarro
Crédits : AKG

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Le Pont Boieldieu à Rouen, soleil couchant, temps brumeux, C. Pissarro

Le Pont Boieldieu à Rouen, soleil couchant, temps brumeux, C. Pissarro
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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La Charcutière, C. Pissarro

La Charcutière, C. Pissarro
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver, C. Pissarro

Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver, C. Pissarro
Crédits : C. Devleeschauwer, Musée des Beaux-Arts, Reims

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Les étapes d'une vie

Né en 1830 à Saint Thomas (Antilles danoises), de parents d'origine française établis dans le négoce, Camille Pissaro étudie en France, où l'on remarque et encourage ses dons pour le dessin, puis revient collaborer, sans enthousiasme, aux affaires paternelles. Il se tourne définitivement vers la peinture après un voyage au Venezuela en compagnie du peintre danois Fritz Melbye, et part immédiatement pour la France, où il arrive juste avant la fermeture de l'Exposition universelle de 1855. Il se consacre désormais à l'apprentissage de son métier de peintre, principalement chez Anton Melbye, le frère de Fritz, mais aussi aux côtés de Daubigny et de Corot, Corot qu'il admire et qui lui donne quelques conseils. Pissarro fréquente également les écoles de dessin. C'est à l'Académie suisse qu'il fait la connaissance de Monet en 1859, de Cézanne et de Guillaumin en 1861, avant de se lier un peu plus tard avec Renoir et Sisley ainsi qu'avec les autres membres du futur groupe impressionniste.

Ces années de formation sont aussi, matériellement, des années difficiles : Pissarro, qui a désormais charge de famille, ne vend quasiment rien, bien qu'il expose assez régulièrement au Salon depuis 1859. Il peint cependant beaucoup, essentiellement des paysages d'Île-de-France et de Normandie, rompant petit à petit avec les traditions académiques qui avaient présidé à ses années de formation. Caractéristiques, de ce point de vue, sont les œuvres qu'il peint à Pontoise, où il s'installe en 1866, et où il applique à de grands formats des techniques réservées jusque-là aux esquisses de plein air (notamment l'utilisation de grands à-plats de couleur unie).

Son installation à Louveciennes, en 1869, le fait se rapprocher de Sisley, Monet et Renoir, qui travaillent dans les environs (il peint par exemple, avec les deux derniers, aux bains de la Grenouillère à Chatou, durant l'été 1869). Son style devient dès lors plus libre, ses peintures, de plus petit format, plus colorées, l'artiste s'intéressant [...]

Route de Versailles. Louveciennes dans le soleil d'hiver avec neige, C. Pissarro

Route de Versailles. Louveciennes dans le soleil d'hiver avec neige, C. Pissarro

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Camille Pissarro, «Route de Versailles. Louveciennes dans le soleil d'hiver avec neige», vers 1869-1870. Collection Thyssen Bornemisza, Madrid. 

Crédits : AKG

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Barthélémy JOBERT, « PISSARRO CAMILLE - (1830-1903) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/camille-pissarro/