CACAO

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Le cacaoyer

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Cacao : fèves

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Récolte du cacao, Java

Récolte du cacao, Java
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Cacao : producteurs

Cacao : producteurs
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Les conditions économiques et sociales de la production cacaoyère ivoirienne

La guerre civile qui a affecté le premier producteur et exportateur mondial – la Côte d'Ivoire – apparaît étroitement liée aux conditions du développement de la production de cacao. En 2000, il y avait plus de 700 000 petits planteurs de cacao en Côte d'Ivoire. Ils utilisaient, et continuent à utiliser, des techniques de production plutôt extensives, avec un faible recours aux engrais et des rendements modestes, compris entre 0,5 et 2 tonnes par hectare. Ils possédaient et mettaient en valeur, en moyenne, de 3 à 4 hectares de cacaoyers (ainsi que parfois des caféiers) et de 1 à 2 hectares de cultures vivrières. Pendant toute son expansion (les superficies plantées en cacaoyers en Côte d’Ivoire ont été multipliées par plus de huit entre 1960 et 2000), la culture du cacaoyer a été essentiellement une culture extensive de front pionnier, progressant au détriment de la forêt tropicale humide. Mais, actuellement, il n'y a plus guère en Côte d’Ivoire de forêt à défricher : celle-ci a été « mangée » par les planteurs. Ces derniers étaient le plus souvent des agriculteurs originaires du nord du pays (cas des Dioulas), voire par des étrangers (cas des Burkinabés) venus mettre en culture les espaces jusqu’ici très peu peuplés du sud-ouest du pays. Les populations autochtones ont ainsi largement perdu le contrôle du foncier (la plantation crée l'appropriation), ce qui est à l'origine d'une situation très lourde de conflits comme le souligne la montée en puissance de l’idéologie nationaliste de l’« ivoirité » depuis les années 1990. Quant à la libéralisation de la filière cacaoyère ivoirienne voulue par la Banque mondiale, elle s'est traduite par la disparition, en 1999, de la Caistab, accusée de fonctionner de façon trop opaque et de détourner une large part de l’argent qui devrait normalement revenir aux planteurs. Cette disparition n’a toutefois pas véritablement profité aux planteurs. Selon J.-P. Boris : « Les paysans ne sont pas mieux rémunérés qu'avant : [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, correspondant national de l'Académie d'agriculture de France

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Pour citer l’article

Jean-Paul CHARVET, « CACAO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cacao/